vendredi 29 octobre 2010

Où l'on s'enganache entre filles: tarte au chocolat, pâte sablée à l'huile d'olive


J'ai un peu peur de pas réussir à tenir un "10 bonnes raisons de vivre à Avignon, gnon", moi.
N'empêche que niveau chocolat, j'en ai déjà trois.


- La proximité avec Tain, le fief du grand manitou Valhrona, qui rend les retours de vacances moins tristes, quand il faut faire de la place entre les chaussures de ski et la tomme de chèvre pour caler quelques kilos de Caraïbes, Guanaja et autres joyeusetés.


- La présence de deux sympathiques femmes chocolat qui compense un peu la distance avec les boîtes vertes de Patrick (et les 12€ de frais de port qui vont avec, ça fait quand même cher la tablette de praliné, même pour assouvir une envie de femme enceinte).




Photos Ange Esposito




J'ai nommé Aline Géhant* et sa complice Laurence. Les deux femmes se sont rencontrées, excusez du peu, à la Maison du chocolat où Aline a officié quatre ans en labo. Laurence, elle, a été traductrice de cours de cuisine au Ritz avant de rejoindre Robert Linxe.


Z'étiez pas bien, les filles, rue du Faubourg St-Honoré? Beh il manquait à Aline son amoureux, enseignant dans la cité papale. Alors la jeune femme décide de descendre dans ce désert sucré, monter sa petite entreprise. Toute seule comme une grande tout d'abord: labo le matin, boutique l'après-midi, six jours et demi sur sept.


Laurence, grande fan de Patrick, l'a rejointe il y a quelques mois pour la vente et les ateliers.

Bon, je dois avouer que ça m'a rappelé des souvenirs de première de la classe... Genre la fille qui fait du zèle quand on lui explique qu'il faut laisser fondre pour faire venir les arômes: "Ouais, paraît même qu'il faut le coller au palais tout en soufflant"... En fait, j'attends toujours qu'on m'apprenne la technique. Mais j'ai révisé mes classiques, goûté du Madong, appris que la ganache était née par accident, une bêtise d'un apprenti ayant fait tomber de la crème dans le chocolat, et s'étant fait traiter de... ganache.
Je suis repartie avec des p'tits pots, et yop la boum des petites tartes.
Paraît qu'on éduque déjà le palais de ses enfants in utero, je prends ça très au sérieux...




*** Tartelettes au chocolat, pâte sablée à l'huile d'olive***
Pour la pâte
120g de sucre en poudre
250g de farine
100g de beurre
25g d'huile d'olive
1 oeuf

Tamiser la farine. Couper le beurre en petits morceaux, le travailler du bout des doigts avec la farine et l'huile jusqu'à former un sable grossier.
Creuser un puits, y mettre l'oeuf et le sucre. Mélanger rapidement. Former une boule, la filmer et hop au frigo au moins une heure.

Pour la ganache (la veille)
300g de crème fleurette
250g de Caraïbes concassé
1 gousse de vanille.

Fendre la gousse, la gratter au-dessus de la crème, faire bouillir, verser sur le chocolat, mélanger au fouet en partant du centre. Laisser reposer au frais (pour éviter les bulles).


Etaler la pâte, foncer les moules (pas trop épais), faire cuire à blanc 1/4h à 180°C. Laisser refroidir.
Réchauffer la ganache, verser sur les fonds de tarte en lissant bien le dessus. Mettre au frais sans rien dessus jusqu'au moment de servir.


Et oui ceux qui suivent, j'avais bien dit trois bonnes raisons chocolat... Lundi, je teste pour vous la Chocolaterie de l'opéra!



Ganache mangue-passion

*AG chocolatier, 15 rue des Trois faucons, Avignon.


11 commentaires:

LILIBOX a dit…

Je veux bien vivre à Avignon si c'est pour s'enganacher de la sorte :))
Délicieuses photos!

Laurent a dit…

Entre filles, entre filles... Mouais... Et les garçons ? Comme toujours, on oublie les garçons !!! ;)

Cocotte a dit…

Boys are welcome, of course... Mais le papa fuit la ganache en ce moment!

Bamby a dit…

Grrr... Ca met en appétit, tout ca... Et les photos sont magnifiques... Je verrais ce que je peux te ramener comme chocolat... Ca devrait pouvoir se trouver, en Équateur, quand même... Note bien, j'y est déjà bu quelques cafés solubles absolument dégueulasses, pcq ils exportent la grande majorité de la production... Mais bon, en faisant un petit effort, je devrais pouvoir trouver des trucs de qualité... Mais pas ce week-end, je suis au bord du pacifique, avec au menu, donc, poissons frais et crevettes locales... Bonheur, quand tu tiens nos papilles...

marie a dit…

Elle est belle ta tarte et la ganache me donne envie de croquer goulument dedans!!

Palaisdeslys a dit…

En tous les cas, voilà une très bonne raison de se laisser aller à sa gourmandise et de s'en lécher les doigts... Quelles jolies tartelettes à la ganache!

ann ju a dit…

et bien, elle est pas belle la vie....il n'y a plus qu'à savourer cette délicieuse tartelette tout plein de chocolat. bisous

Parigote a dit…

Mais tout à fait, on éduque le goût de ses enfants déjà in utero !
A vrai dire les papilles se développent dès 12 semaines avec le sucré qui apparait en premier car le liquide amniotique est parait-il très sucré. En tout cas il prend les saveurs de ce que tu manges et comme le bébé bah goûte de ce liquide, il goûte un peu de ce que tu manges !
Voilà donc une bonne raison pour manger ce que tu veux pendant ta grossesse ! ;-)

christelle is flabbergasting a dit…

Aaah la belle histoire (et j'aime aussi beaucoup le commentaire de Parigote ! ;) ) mais surtout, je retiens ta recette de pâte sablée à l'huile d'olive... ça, JE VEUX TESTER !

Cocotte a dit…

Lili, tu prends aussi le mistral et les deux meurtres par semaine?
Bambi, indeed, c'est une origine, mais j'ai bien peur qu'ils exportent tout leur or aussi...
Marie, Palais des lys, Ann-Ju, merci!
Parigote, merci pour cette validation scientifique, du vécu;-)
Christelle, go ahead... mais comme je te le disais n'hésite pas à improviser les proportions si la texture déconne!

Gaëlle a dit…

J'ai vu que j'avais des visites qui venaient de ton blog, je suis RAVIE de le découvrir, il est superbe et j'aime beaucoup tes photos

Bises

GAelle