Allez je vous épargne le bulletin de santé. En contrepartie vous m'autoriserez un petit flashback: il m'est quand même arrivé quelques aventures gourmandes entre deux trachéites.
Décembre.
Un billet d'avion (merci aux gens de ma vie d'avant),
une envie d'entretenir une vieille amitié (d'avant avant),
une mission conforme à mes lubies de maintenant: traquer une street food qui n'a pas froid aux doigts.
Destination Berlin. Sans dinde (comme avant, Skype en plus).
J'ai pinné à donf sur cette terre inconnue avant de partir (à l'arrache, forcément).
Et puis j'ai quadrillé au fil de mes intuitions et des bons conseils des autochtones.
J'ai assumé mes clichés.
Je me suis laissée tenter par un vin chaud lovée dans ma petite balancelle perso.
J'ai mangé un nombre indécent de fois dans la même journée (mais presque immer bio).
J'ai traîné sur les marchés en pestant de n'avoir rien à acheter.
Alors j'ai remangé.
J'ai renoncé au plan au profit du google maps et me suis mise réfléchir en U7 et U5.
Je suis rentrée dans un livre d'histoire en traînant sur l'aéroport abandonné de Tempelhof.
Je me suis trémoussée avec des pandas gauchistes.
J'ai traqué le kebab bio (wirklich)
J'ai rêvé d'une ville où les mini-pouces circulent en draisienne sans autre danger que celui des embardées sur la neige.
Et puis j'ai eu droit à ma jolie rencontre. Sur les conseils de Melodream, suis allée faire un tour au tout frais Two two café, tout près de mon QG à Neukölln. Two: Tose, franco-japonaise venue rejoindre son amoureux à Berlin il y a sept ans; elle y rencontre Eri, venue du Japon avec son mari sculpteur. Les deux filles accrochent, ouvrent un blog commun et écument les cafés berlinois en imaginant à quoi pourrait ressembler le leur. La blague devient lubie au fur et à mesure que les projets professionnels de Tose, costumière lassée des allers-retours entre Berlin et Paris, tombent à l'eau.
Elles finissent par se lancer avec un bel entrain, et voilà, il existe ce joli endroit où on a envie de passer du temps au chaud et de papoter en anglais, en allemand, en japonais ou en français... Et l'on repart revigoré par leur douce énergie.
Et pour fêter le retour à ma réalité, celles de journées où no way tu zappes le goûter, une pâte à tartiner qu'on sait ce qu'il y a dedans, et qui me fait délicieusement régresser moi aussi.
***Pâte à tartiner choco-cahuète, inspirée de l'excellent Fait maison des éditions Marabout***
150g de bon chocolat
150g de pâte de cacahuètes (Jean Hervé)
2 CS d'huile de noisette
2 CS de sucre glace
1 gousse de vanille
1 pincée de sel
Faire fondre le chocolat au bain-marie.
Gratter la gousse de vanille.
Mixer la pâte de cacahuètes avec l'huile, le sucre, la vanille et le sel, puis le chocolat.
That's all folks.
Verser dans des pots stérilisés si vous êtes hygiénistes et que vous croyez que vous allez pas tout tomber en deux semaines à deux et demi.
Si vous avez de quoi, une autre beaucoup plus classe ici, quand les moustaches chocolatées étaient encore loin...





