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jeudi 12 août 2010

L'été en pente douce... deux shots de fraîcheur pour se maintenir : gaspacho de concombre et cheesecake matcha/citron

Dans mon cher boulot, donc, au mois de juillet, de la culture, on t'en fait bouffer jusqu'à l'écoeurement. Ou l'hystérie.

En août, c'est soudainement la pénurie. Plus d'empotés dans le parking, plus de spectacles de marionnettes à 9h du matin. Plus de mauvaise pizza (au mieux) avant d'aller s'entasser dans un gymnase, plus de soirées à se geler en robe de soirée et couverture polaire parce-que-les-Romains-pensaient-à-tout-mais-pas-au-mistral.

A la place, AOUT. Le non-mois, la terreur des journalistes tout désemparés de pouvoir, un jour de travail, rentrer se faire eux-mêmes une salade de pâtes dont ils ont la totale maîtrise, et la manger devant ce qu'il reste du journal télévisé.

Face à ce néant, y en a qui cherchent des poux dans la tête des petits copains, et on se marre bien.

Y en a d'autres qui en profitent pour mettre la gourmandise au menu de leurs éditions. FRG qui me ferait presque lever le samedi matin. Plus surpenant (ma brosse à dents en a dérapé), le sensuel Inaki, comme ça, (de) bon matin. C'est pas chez Demorand que ça serait arrivé, ça...

Vous imaginez donc bien que je suis de ceux-là. La tournée des boulangeries, la série "la gourmandise du jour", le je-me-suis-cachée-pour-vous-dans-les-cuisines-d'un-grand-resto, c'est pour moi. Ainsi, je tiens le coup.



Mais quand même. Le sevrage était trop brutal. Et alors que je me réhabituais tout doucement à faire cuire des trucs moi-même, on a replongé: pris la voiture sous un soleil de plomb pour aller traîner dans des hangars arlésiens, parce que tu comprends, on n'avait pas tout vu.

Signe que j'étais quand même sur la pente ascendante, on a délaissé Rabanel pour s'aventurer rue des Porcelets (ça s'invente pas), au Gibolin.


Salade de poulpes au fenouil pour l'affreux...





Pressé d'aubergines et poivrons...






Salade de cocos au pistou.



Et malgré mon accoutrement stetson-aviator-canon autour du cou, qui ne laisse en principe qu'une alternative : journaliste et/ou touriste, on m'a demandé, pour la première fois (à part à Deauville, où c'était une question de circonstance, of course) si j'étais DU METIER. Bon, je pense que c'est surtout du à l'étendue du champ lexical employé pour décrire la qualité de la ratatouille, mais quand même, j'en suis encore toute retournée...


A part ça, à Arles, y a une lumière qui écrase tout sauf les gosses...





Mistral qui veille...


Mais surtout, on peut y faire des photos de jolies filles qui prennent des photos de jolies photos...

... dans des friches avec des trucs très certainement mis là exprès pour qu'on les photographie.




Avant que ça ne dégénère, je m'en vais me mettre au vert d'ici quelques jours au pays de la morue (et des pasteis!), après un petit réapprovisionnement en précieuses boîtes vertes.


Je vous laisse avec deux petits shots de fraîcheur.


Gaspacho de concombre


2 concombres


1 grosse CS de chèvre frais


1 gousse d'ail


1 trait de vinaigre


sel, poivre, baies roses


Eplucher les concombres, en vider un (sinon ça fera trop flotte). Mixer avec le reste avec l'ail, le chèvre, le vinaigre. Saler, poivrer. Remettre au frais, parsemer de baies roses. That's all, folks!

Comme un cheesecake matcha-citron

Pas de flemme de base comme dirait l'autre, mais une pénurie de biscuits dignes d'en être, combinée à une envie de légèreté (d'où l'oeuf en moins, aussi) ...

400g de ricotta

1 grosse CS de fromage blanc

1 oeuf

60g de sucre

1 CC de matcha

1 petite CS de lemon curd (Albert Ménès)

Bien essorer la ricotta. La détendre à la fourchette. Ajouter le fromage blanc, le sucre, l'oeuf, en fouettant bien. Prélever une partie et la mélanger dans un bol avec le lemon curd. Ajouter le matcha dans le reste. Verser la préparation verte dans des verres qui explosent pas, ajouter la jaune et faire quelques mouvements de cuiller pour un effet marbré. Enfourner à 180°C pour une grosse demi-heure, en piquant dès que ça gonfle pour éviter l'effet cratère. Laisser reposer un peu, filmer et mettre au frais plusieurs heures.

Se répéter que les vacances arrivent...

lundi 15 mars 2010

Mes coiffeuses et moi, et la tentative gastro d'onze heures moins le quart: butternut, Saint-Jacques, sel au cacao, chips de betterave, citron confit

(Et le grand retour du salé on the blog. Parce que non, je ne mange pas que des panna cottas. Mais comme on dîne à l'heure où tout le monde dort -- notez la blagounette dès la deuxième phrase, ça commence très fort --, il fait un peu noir, et on a trop faim pour transformer le salon en studio photo. Donc les plats sont vite catalogués not bloggables. Je fais une exception, les photos sont un peu indignes, mais le plat était bankable, trust me).

A part ça, je voulais partager avec vous mon problème capillaire (oui, z'avez le droit de titiller la souris pour passer directement à la recette...) Mais ne vous inquiétez pas, c'est pas rapport à ce p... d'épi -- mes parents ont pas parfaitement géré le cocktail génétique, mais je leur en veux pas -- et à cette mèche rebelle qui doit pourtant impérativement couvrir cette p.. de bosse.

Mon problème concerne mes relations humaines délicates avec celles qui s'occupent de ma frange. Non parce qu'autant, la masseuse, c'est clair, tu lui parles pas, c'est pas l'idée. Autant la coiffeuse, en principe, elle parle. Et pas que de l'anatomie de mon front ou des trucs blancs, là, sur les tempes (ça j'ai du mal à en parler). Et ça fait au moins aussi mal à la tête que quand elle tire comme une folle en te faisant un brushing que tu vas tout défaire à peine sortie.

La coiffeuse a toujours été, vous le savez, une météorologue experte (bizarrement, sans jamais s'étendre sur le fait que ce p... de mistral, ça craint pour les cheveux). Aujourd'hui la crise en fait une macroéconomiste difficile à contredire.



Y en a pourtant qui y arrivent. L'affreux m'assure qu'avec lui, elle insiste pas. La méthode consisterait à répondre extrêmement froidement au premier constat météorologique, et la coiffeuse s'arrêterait là. Troquerait ses "ah, c'est dur en cemoment, hein?" contre quelques "un peu plus court là, M'sieur?". Imparable.



Moi, j'sais pas faire ça. Je suis bien embêtée de ne pouvoir invoquer la déformation professionnelle -- les gens ont toujours quelque chose d'intéressant à raconter tout ça tout ça -- pour me justifier. Et je suis bien obligée de reconnaître que là aussi, ça doit être dans mon patrimoine génétique, j'ai une très très grande capacité à causer météo avec des inconnus.


Et faut croire que j'aime ça. Car j'ai fait un étrange constat. Il y a pire qu'une coiffeuse qui ne s'arrête pas: une coiffeuse qui parle pas. Oui, j'ai vécu un grand moment de solitude sous les doigts d'une silencieuse. J'ai essayé la météo, zéro. La cuisine, avec mon Régal sur les genoux. Que nenni.


Nouveau marketing Biguine: oubliez tout ce que vous appris au Centre de formation aux conversations inintéressantes (cf Boulet). N'emmerdez pas les clients. Même s'ils essaient.


J'ai changé de salon. Raconté la glauquitude de ma dernière coupe à la brunette, sidérée. On a disserté sur la structure de nos franges respectives (j'adoore intellectualiser sur ce genre de trucs). Parlé de plein d'autres trucs vachement intéressants que je tairai ici. Savez, un peu comme les gens sympas dans le train. Tu peux leur raconter ta vie parce que tu les reverras jamais. Donc faut que je rechange la prochaine fois. C'est con, elle avait bien bossé, j'avais pas du tout l'air d'une pute à frange.



Alors, dans ces assiettes, y avait bien tout ce qui figure dans le titre, même si ça se voit pas sur la photo. J'ai évidemment pas tout fait d'un coup, je vous laisse vous organiser et gérer les proportions, sachant que ça peut faire plat principal ou entrée...



Chips de betterave



Eplucher une betterave crue, taillez comme vous pouvez des tranches fines avec un rasoir à légumes, ou avec votre mixeur, si vous avez une fonction pour ça. Les disposer sur du sopalin sans qu'elles se chevauchent (c'est important), en mettre un autre par-dessus et presser pour bien les essuyer. Les passer dans la farine et bien secouer pour qu'il n'y ait pas de résidus. Faire frire dans la friteuse ou à la poêle dans beaucoup d'huile bien chaude. Réserver sur un sopalin. J'ai pas salé, et j'ai pas franchement regretté.



Butternut



Elle figurait sous deux formes. En crème (sans crème, btw) et en tranches presque crues revenues dans de l'huile de sésame. Pas très intéressant à part pour le contraste des textures. Sinon, pour la crème, c'est comme dans la chicissime assiette de légumes du Cookie: cuit à la vapeur, salé poivré, écrasé à la fourchette, allongé avec un peu d'eau.

Saint-Jacques au sel & cacao

Les Saint-Jacques sont juste rôties dans une poêle avec un poil (warf d'huile d'olive), disposées sur la butternut bien chaude et saupoudrées d'un mélange de fleur de sel (au besoin un peu écrasée au mortier), et de cacao. Ici, des copeaux de bâtons kako martiniquais, sinon je pense qu'avec du cacao amer en poudre ça le fait tout à fait. Grave. J'avais vu ça chez Trish je crois. Sur les Saint-Jacques, ça fonctionne à merveille. Truly, madly...

Pour le reste, j'ai tenté un caramel avec l'eau de cuisson de la betterave, mais je peux pas en parler, je l'ai fait cramer.

Et si comme moi vous avez une belle-mère sur la Côte et des bocaux de citrons confits (au sel) à gogo, allez-y.

By the way, j'allais oublier une information de la plus haute importance. J'ai vaincu la pâte à choux. Mon nouvel ennemi, le fondant.

Et sinon, entendu à Deauville sur les télés retransmettant des images de Paris des chefs, William Ledeuil m'avait mis la puce à l'oreille avec son aïoli au gingembre. Je l'ai fait faire à un intégriste, c'est top mais c'est le nouveau sujet de désaccord après le yuzu.

Et dernière chose: cette photo a été prise dans le Sud de la France, le 10 mars 2010. Y a plus d'saison ma pov'dame, les coiffeuses ont raison...

mercredi 14 octobre 2009

Gnocchis de potimarron ou comment Scarlett nous a roulés dans la farine (pour mon plus grand plaisir)

(Et que comme je n'ai pas les mêmes revenus qu'elle, j'aimerais bien gagner un beau robot. Ceci est donc ma participation d'enfant de la société de consommation au concours relayé par Garance). Sans scrupule aucun.


Scarlett, donc. Quelle ne fut pas ma terreur, à peine le pied posé sur le tarmac de Roissy. On commençait juste à s'adonner au plaisir retrouvé de l'espresso à deux euros et des journaux en français, quand j'apprends que la belle, dont j'écoutais déjà les duos avec Pete Yorn sur les routes vietnamiennes, s'est teint les cheveux.

M'est revenue immédiatement aux oreilles, par-dessus les délicieuses syncopes de Relator, cette phrase essentielle: "Franchement, j'aime pas les blondes, mais elle"...

Horreur, malheur, mais qu'est-ce que je vais devenir, moi, si Scarlett elle est brune? Regardez-moi ça, comme c'est la classe...

Mais Scarlett en brunette n'a pas passé l'Atlantique, et c'est blonde comme on l'aime (assez comme ça!) qu'elle est venue à Paris.



Sûrement qu'elle a compris que, comme ils disaient dans Next, de toute façon, Scarlett, même en brune elle reste blonde (Hitchcock Woody blabla).

En plus, elle sera dans Iron Man 2, avec Robert Downey Jr. Un fantasme chacun, et tout ira bien...


Gnocchis de potimarron au lait de coco et coriandre
1 potimarron, épépiné, coupé en morceaux (pas la peine de l'éplucher) et cuit à la vapeur (ou à l'eau)
400g de farine
1 oeuf
1 CS de parmesan
sel, poivre, muscade
1 boîte de lait de coco
coriandre fraîche


Passer le potimarron au mixeur. Le mélanger avec l'oeuf, assaisonner, ajouter le parmesan, puis la farine, progressivement (environ 300g). Il faut arriver à ce que la pâte ne colle plus à vos doigts.
Fariner un plan de travail, y déposer les petites boules que vous aurez formées avec vos petites mains bien farinées. Leur donner un petit coup de fourchette, éventuellement les laisser sécher quelque temps.


Cuire 4 minutes à l'eau bouillante pas trop salée, égoutter de préférence à l'écumoire.
Verser le lait de coco, réduit un peu à feu doux et assaisonné.
Parsemer de pluches de coriandre.




Sur les mêmes thèmes:
- mes relations compliquées avec les actrices, Emma de Caunes et un sorbet pêche-menthe mais c'est plus de saison
- des muffins au potimarron pour qu'il vous aime dès le matin
En matière de cucurbitacées, je renvoie d'ailleurs à l'excellent récap de Sacha.

mardi 12 mai 2009

Cuisine du potager : feuilleté de blettes à la grecque

Après en avoir fait bisquer une (comment, ce blog n'a pas été rebaptisé ni réactualisé?!) avec cette divine entrée à l'oeil, je m'apprête à en rendre jalouse une autre. Parce que vrai de vrai, cueillir, éplucher et cuisiner dans la foulée, c'est un peu le luxe... Dimanche c'était donc opération blettes. Elles sont pas belles, avec leurs côtes rouges? ça ferait presque regretter de les couper, mais comme c'était pour faire de la place aux tomates...


Je me suis inspirée d'une pro du genre, j'ai nommé Annabel Langbein. Cette Néo-Zélandaise cuisine les produits de son jardin au fil des saisons. Une cuisine simple, métissée et très colorée.

2 CS d'huile d'olive
1 gros oignon haché
1 botte de blettes débarrassées des côtes, lavées et coupées en pitits morceaux
1 oeuf battu avec une pointe de sel
200g de ricotta
100g de feta, préalablement (c'est important) écrasée à la fourchette
50g de parmesan râpé
1 paquet de feuilles de filo (ça doit être moins galère que les bricks que j'ai vaillamment utilisées)
1 citron, pour le zeste
de la coriandre ciselée
du beurre fondu
sel, poivre, muscade

Préchauffer le four à 180°C.
Faire chauffer l'huile dans une grande sauteuse, faire revenir l'oignon à feu doux, jusqu'à ce qu'il ramollisse.
Ajouter les blettes et faire cuire jusqu'à ce que la sauteuse soit "sèche".
Retirer du feu et mélanger avec l'oeuf, la ricotta, la feta, le parmesan, la coriandre, la muscade.
Saler, poivrer.
Faire de la place sur un plan de travail tout en longueur.
Placer les feuilles en quinconce en vous démerdant comme vous pouvez pour obtenir un long rectangle, en beurrant au pinceau les bandes de contact.
Disposer la farce au centre, sur presque toute la longueur.
Refermer et rouler pour obtenir un long boudin, et beurrer les bords pour refermer.
Transformer le boudin en escargot, le mettre au four pour 3/4h, jusqu'à ce qu'il paraisse bien doré et croustillant.

Le bon moyen pour faire manger des blettes aux plus rétifs!

lundi 26 mai 2008

Eventail de carpaccio de courgettes et sa chiffonnade de saumon gravlax

Recette (un tout piti peu) adaptée de l'ouverture de ce livre:


Où l'on apprend (bah oui, moi je savais pas...) que Carpaccio, à la base, c'est un peintre italien. Vrai de vrai, quand on tape juste "carpaccio" sur Amazon, on ne trouve pas tout de suite la petite merveille qui nous intéresse ici... Donc le lien direct, le voilou.


Donc, Carpaccio, un peintre vénitien. Mais en fait, c'est pas son vrai nom, donc le plat aurait aussi bien pu s'appeller Scarpazza, ça le fait aussi, remarquez...



Bref, Venise, 1950. La ville célèbre son peintre, qui, détail d'importance, utilisait beaucoup le rouge. Au Harry's bar, le chef reçoit une emmerdeuse de comtesse dont le régime interdit la viande cuite. La saga du boeuf cru commence là.



Mais vous imaginez bien que le bouquin offre de nombreuses déclinaisons. Légumes (carottes, cury et coriandre; fenouil et sa sauce aux poivrons...), poissons (dorade, citron et piment vert; maquereaux et gingembre...), viandes mais pas forcément celles auxquelles on pense (canard à la réglisse; poulet au macis...), et fruits (bananes, jus de citron et combava; fraises au granité vodka cassis). Le petit chapitre de méthode au début vaut surtout pour la viande et le poisson, mais semble précieux. Les photos sont très graphiques, très modernes. ça donne envie de mettre en scène son assiette, même si certaines idées sont moins riches que d'autres (l'aubergine, franchement, ça le fait pas trop). Et puis allez savoir pourquoi, quand c'est cru en tranches fines on en mange moins, alors c'est tout bénef!





Carpaccio de courgettes, huile citronnée au wasabi

Pour 4

6 courgettes (ça fait beaucoup)

1CC de mirin (vinaigre de riz)

1/2 CC de wasabi

5CS d'huile d'olive

1 jaune d'oeuf

le jus d'1/2 citron jaune

1 pincée de sésame noir (blanc chez moi)

Nettoyer et trancher les courgettes dans le sens de la longueur, en faisant des lamelles les plus fines possibles. Etaler (sans vous prendre la tête) sur un grand plat, les saler légèrement, ce qui les rendra plus tendres. Laisser mariner 5 à 10 min à température ambiante, selon votre envie de croquant.

Pendant ce temps, préparer dans un bol l'assaisonnement avec le mirin, le wasabi, l'huile, le jaune d'oeuf, le sel et le poivre. Réserver.

Eponger les courgettes avec du papier absorbant, et les sur les assiettes de service. Arroser de la vinaigrette.

Juste avant de servir, parsemer de sésame.

Pour en faire une assiette complète, j'ai ajouté du saumon gravlax, l'association fonctionne très bien.

dimanche 25 mai 2008

Houmous de pois cassés pour as de la récup



Ces pois cassés avaient été achetés il y a longtemps, en amoureux... Je crois à Fes, sur le thème il-faut-toujours-acheter-quelque-chose-aux-commerçants-qu'on-prend-en-photo. Tout à ton honneur, mon bel affreux (à part quand on se retrouve à une terrasse de café en plein soleil à se dire que c'est vraiment bizarre, l'odeur de cette viande dans la graisse, là, dont on ne sait même pas exactement ce que c'est...).

Mais bon les pois sont restés dans la valise malgré la non-indulgence de Ryanair... et puis...ben...une fois rentrés, on a essayé plein de produits ramenés du Maroc, mais les pois, bon, c'est pas plus marocain que ça, et puis croyant que le printemps allait arriver on avait plutôt envie de fraîcheur...
Sauf que les féculents, même cassés, ça peut servir dans des situations délicates, genre la belle pâte sablée au chocolat dans les moules à tartelettes, les invités qui commencent à arriver... "QUOI TU N'AS PAS DE HARICOTS POUR EMPECHER DE GONFLER???"
Les pois ont fait l'affaire. Ont passé quelques jours à traîner là. Jusqu'à cette idée.
L'affreux, qui est moins un maniaque de la récup que moi, a confessé préférer le vrai, aux pois chiches. Moi j'étais assez fière de sa petite touche verte...

***Houmous de pois cassés***
quantité indéfinie de pois cassés
1 oignon
1 CS de tahini
1 gousse d'ail
jus de citron
huile d'olive
sel, poivre, piment (doucement, hein)

Faire cuire les pois comme pour une purée, dans l'eau salée, à petits bouillons, avec un oigbnon coupé, longtemps...
Passer au mixeur avec la gousse d'ail et le tahini. Allonger selon le goût avec le jus de citron et l'huile d'olive.

mercredi 30 janvier 2008

Salade hivernale mais light (je crois) en coupelle de brick


Pas vraiment une recette mais plutôt une idée, dont je n'ai pas la primeur puisque j'ai déjà vu passer des assiettes comme ça dans plusieurs restos.
Il suffit de faire dorer à four chaud quelques minutes la feuille de brick après l'avoir badigeonnée d'huile d'olive au pinceau. J'imagine qu'un moule à charlotte c'est le top, mais dans notre cas un saladier a suffi.
Laisser refroidir un peu le temps de préparer la salade, et ne pas trop charger, c'est fragile quand même.
Ici il y a des billes d'avocat (penser à le citronner pour qu'il ne noircisse pas trop), de mangue et de mozza, un peu de roquette, de mâche et de carottes râpées, le tout avec un peu de bonne huile d'olive et de balsamique, et des lamelles de saumon tartinées de cottage cheese.
Non seulement c'est joli et croustillant mais en plus ça évite de boulotter trop de pain. Donc c'est bien, non?

mercredi 25 juillet 2007

Tomates farcies ricotta-anchoïade

Une recette que j'aurais voulu offrir à lavande avant les vacances des légumes, et aussi à Edith pour sa collection de petits farcis... Mais entre le déménagement, le boulot qui fait que je n'ai toujours pas de connexion à la maisonn j'ai pris beaucoup de retard. Mais rassurez-vous, je passe toujours sur les blogs depuis le bureau, je mange toujours et plutôt bien malgré le manque de temps, et je pense à vous et vos jeux quand je fais mes courses ou que je jardine dans mon potager!!

Tomates farcies ricotta-anchoïade
3 tomates
1 pot de ricotta
1 petit pot d'anchoïade
sel, poivre, herbes à votre convenance

C'est bête comme chou, il suffit de préchauffer le four, de laver les tomates, de couper le chapeau et de les vider. Les plus courageuses et disponible feront une petite sauce avec l'intérieur, moi je farcis simplement avec le mélange ricotta-anchoïade pas trop salé (l'anchoïade l'est bien assez), je passe au four le temps que le riz cuise et je m'attable pour regarder le gazon (et le trèfle!!) pousser...

vendredi 8 juin 2007

Cannelés au poivron rouge entre deux cartons

Entre deux apparts, j'ai quand même rempli ma mission poivron pour Lavande... Emballée par les petits muffins au crabe d'Alexie et intriguée par le cake au tzatziki de Choumie, je me suis adonnée à un vide-frigo mix de ces différentes idées... Même si c'était un peu galère à démouler, le moule à cannelés se prêtait bien à la texture...Sympa pour manger sur les meubles qui restent. La version muffin est toujours possible pour un pique-nique...

30 ml d'huile d'olive
100 ml de lait
1 poivron grillé coupé en fines lanières (ou en petits dés)
2 gousses d'ail pressées
3 oeufs
140g de farine (chez moi, une partie de farine de sarrasin, vide-placards oblige)
100g de gruyère râpé
1 demi-pot de kiptiki
1 sachet de levure chimique
Sel et poivre du moulin

Dans un saladier, mélangez la farine et la levure.
Faites un puits et rajoutez les oeufs , l'huile d'olive, le lait, les gousses d'ail, sel et poivre. Bien mélangez et ajoutez le kiptiki et le gruyère, puis le poivron.
Versez la préparation dans les moules.
Enfournez pour 20 à 25 min de cuisson (selon votre four) à 180°C.

mercredi 6 juin 2007

Blogue-moi ta recette #4 : les lasagnes à la brandade de Tiuscha


Après Lavande c'est donc à mon tour de participer au jeu d'Aurély... qui a tiré pour moi...Tiuscha!
Vous imaginez que j'avais l'embarras du choix...qui s'est porté sur une recette qui m'a intriguée, parfaite pour mon vide-frigo: ses lasagnes à la brandade de morue et aux légumes de printemps

J'ai quelque peu modifié la recette. Tout d'abord ne trouvant pas de lasagnes fraîches, j'ai utilisé les précuites que j'avais dans mon placard. J'ai donc opté pour une boîte de pulpe de tomates plutôt qu'un fruit frais cuit à la vapeur, pour être sûre que la pâte cuise bien. J'ai donc fait des étages courgettes vapeur (préalablement coupées en tranches fines dans la longueur), ail, brandade, thym, et tomate... Pour la dernière couche idem sans les courgettes, avec le coulis de poivron (chez moi c'était un grillé).

J'ai beaucoup aimé ces lasagnes estivales, light mais goûtues. Une idée à retenir! Merci Tiuscha, je retourne à mes cartons!

dimanche 3 juin 2007

Millefeuille de courgettes de super maman


Délaissée par sa descendance, ma maman ne s'est pas laissée abattre aujourd'hui, avec ce joli millefeuille de courgettes au saumon. Peut-être trop tard pour Lavande, tant pis!

Millefeuille saumon-courgettes et tuiles de parmesan

Pour les tuiles
3 tranches de pain de mie
50g de parmesan râpé
25g de beurre mou

Pour les millefeuilles
2 courgettes rondes en plat principal
200g de
saumon en tranches fines
1 CS de raifort ou de moutarde
3 CS de crème fraîche épaisse
le jus d'1 demi-citron
herbes fraîches: persil, ciboulette, menthe, aneth, basilic..
sel, poivre du moulin

Pour les tuiles, préchauffer le four th6. Passer le pain de mie au mixeur, mélanger avec le beurre et le parmesan. Aplatir au maximum. Faire cuire 5 minutes (attention, surveiller, paraît que ça a vite fait de brûler!).

Laver les courgettes, éplucher pour faire des rayures. Les couper en rondelles. Bien les ranger dans le cuit-vapeur (il faudra les reconstituer ensuite). Faire cuire une dizaine de minutes. Vider le centre des courgettes.
Mélanger la crème avec le citron, les herbes, le raifort, saler et poivrer.
Monter le millefeuille en alternant rondelles de courgettes et tranches de saumon, arroser de sauce aux herbes.

Elle est pas formidable, ma maman?

Bonne fête Mumu!!

vendredi 1 juin 2007

Terrine mosaique pour Lavande


ça, ça devrait te plaire, lavande. C'est une vieille recette minceur de ma maman... Comme je travaillais ces jours-ci, c'est elle qui l'a fait et m'a envoyé les photos. Et le pire, c'est qu'elle dit avoir stressé comme pour un exam, et qu'elle complexe... Vous êtes d'accord avec moi, hein, c'est n'importe quoi, elle est magnifique sa terrine non?

4 petites courgettes
3 carottes
1 fromage de chèvre frais (200g en principe)
200g de fromage blanc
3 oeufs

Laver les courgettes, les couper en 4 dans le sens de la longueur, idem pour les carottes. Faire pocher dans de l'eau bouillante salée, avec un peu de bicarbonate de soude pendant 5 minutes, égoutter. Sinon, au cuit-vapeur (il faut que les légumes restent fermes).
Préchauffer le four th6, préparer un bain-marie.
Dans un saladier, battre au fouet les oeufs avec le fromage blanc et le chèvre écrasé à la fourchette, assaisoner.
Remplir un moule de couches de fromage et de baguettes de légumes. Enfourner pour 40-50 minutes.
Laisser refroidir dans le four éteint.
Se sert avec un coulis de poivrons ou de tomates.

mercredi 30 mai 2007

Courgettes toutes fraiches de filles, pour Lavande


La première fois que j'ai fait cette recette, c'était pour ma maman, sur la terrasse...on avait adoré. Je ne l'ai pas refait souvent depuis, à tort, parce qu'en plus d'être sain c'est vachement bon...Ah lavande heureusement que tu es là!!

Courgettes farcies au chèvre et à la menthe

3-4 courgettes selon leur taille
1 fromage de chèvre frais type Petit Billy
1 échalote
1 gousse d'ail
4 brins de menthe fraîche
10 cl d'huile d'olive
1 CC de cumin
1 CC d'herbes de Provence
sel, poivre

Préchauffer le four. Laver les courgettes, ôter le pédoncule, les couper en 2 dans le sens de la longueur. Creuser l'intérieur avec une petite cuiller, hacher la pulpe.
Eplucher et écraser l'ail et l'échalote. Les faire revenir dans la moitié de l'huile d'olive pendant 5 minutes en remuant souvent. Ajouter les herbes de Provence, saler et poivrer.
Garnir les courgettes de cette préparation, les ranger dans un plat à four, arroser d'un verre d'eau et d'un filet d'huile d'olive. Enfourner pour 20 minutes à 1 demi-heure selon que vous les aimez un peu croquantes ou non.
Pendant ce temps, laver et ciseler les feuilles de menthe. Les mélanger dans un bol avec le fromage, le cumin, le reste d'huile, sel et poivre.
Sortir les courgettes, les garnir de chèvre à la menthe. Servir tiède, ou froid...avec du riz c'est très bien.

PS: deux pierres d'un coup, puisque ce sera ma participation au jeu des petits farcis de Sobstyl

lundi 28 mai 2007

Cannelonis à la brousse

En Provence, on a aussi ce p... de mistral, qui vous cloître à l'intérieur (à moins d'être maso ou kite-surfer) 3, 6, 9 jours d'affilée...ou plus. Mais on a aussi de la brousse à gogo. Ce week-end, j'ai acheté un énorme pot, après un cheesecake il fallait vite que je l'écoule, cette recette, pas très originale, est parfaite pour ça...

Je vous laisse gérer pour les proportions.
Faire un coulis de tomate si on n'en a pas en stock (dans le mien il y avait du poivron, très bon).
Faire chauffer de l'eau pour les feuilles de lasagne.
Pendant ce temps battre la brousse à la fourchette avec sel, poivre, et ce que vous voulez: jambon, persil, basilic, sauge...
Déposer cette farce sur les feuilles précuites fin presque cuites, hein!) pour les rouler, recouvrir du coulis, de fromage râpé, d'herbes de nouveau si vous êtes addict comme moi, et d'un filet d'huile d'olive.
Enfourner, quand le fromage est fondu normalement c'est bon...que dis-je ché chuper bon...

mercredi 23 mai 2007

Cucina, cette tarte est vraiment fantastique!


Petit clin d'oeil à Cucina dont j'ai réalisé la tarte fantastique aux carottes en guise de vide-frigo. Un vrai bonheur et une révélation, on peut aussi faire des tartes sur les feuilles de brick il faut donner le prix nobel à celui qui a inventé cette petite feuille! Mais à titre plus que posthume alors, parce qu'apparemment c'est un savoir-faire qui se transmet de génération en génération depuis des siècles. Bref tout ça pour te dire que la mondialisation et l'internétisation ça a quand même du bon.

mardi 22 mai 2007

Wrap au thon ou le cercle vertueux des restes


Pas vraiment une recette, mais plutôt une idée, que j'ai eu grâce à mes promenades sur la blogosphère et que je me dois donc de partager...
Il me restait de la mousseline que j'avais faite pour des asperges. Je l'ai mélangée à une boîte de thon écrasé à la fourchette, j'ai ajouté quelques bâtonnets de carotte et roule ma poule! Bonne soirée à toutes...

lundi 21 mai 2007

Terrine surprise pour Lavande


Devinez ce qu'il y a dedans?! Facile, c'est pour Lavande...

1 botte de blettes
3 oeufs
3 tranches de pain de mie
lait
sel, poivre
cumin
oignon, ail
raisins secs
pignons

Laver les blettes. Isoler les plus belles feuilles, les faire cuire une petite dizaine de minutes à la vapeur.
Faire revenir l'oignon et l'ail dans l'huile d'olive, ajouter le reste des blettes coupées en petits morceaux (surtout les blancs).
Laisser fondre un bon bout de temps.
Pendant ce temps faire renfler les raisins dans de l'eau chaude, et faire griller les pignons dans une petite poêle.
Battre les oeufs en omelette, saler, poivrer, ajouter une pointe de cumin.
Tremper le pain de mie (sans la croûte) dans le lait, essorer.
Quand les blettes sont bien cuites, tout mélanger.
Tapisser un moule à soufflé des belles feuilles, verser la préparation, et faire cuire au bain-marie dans le four ) 160 chais pas moi...une bonne demi-heure? Moi quand je l'ai sortie c'était pas tout à fait assez...
Je pense qu'on peut ajouter un peu de parmesan si on a peur que ça ne se tienne pas bien.
En tous cas, chaud comme froid c'est super sympa, même pour ceux qui n'auraient jamais cru aimer les blettes!
Avec une salade ou du riz.


samedi 19 mai 2007

La quiche de Mumu


Ma maman me fait parvenir ceci:

Quiche aux restes

Il arrive à tout le monde de se retrouver avec des légumes qui restent dans le frigo en trop petite quantité pour faire un plat principal et qui commencent à se flétrir et de se trouver en panne d’inspiration pour le diner du soir
Comme j’ai horreur de jeter de la nourriture j’ai collé mes 3 courgettes mes 2 poivrons et mes 4 /5 carottes coupés en petits dés dans le cuit vapeur et réduit le tout en purée … pas géniale à consommer telle quelle même en y ajoutant des épices !
En pensant à la recette du
clafoutis aux petits pois, j’ai mélangé ma purée avec 2 œufs (3 si petits) du gruyère râpé, sel poivre et une boite de thon émietté.
Comme il me restait aussi de la pâte à tarte, (mes petites filles n’ayant pas tout utilisé pour les
tartelettes roses) j’en ai garni le fond d’un moule à tarte et versé dessus la préparation et j’ai fait cuire l’ensemble au four Th 6 / 7 en le saupoudrant au préalable de gruyère râpé (ou parmesan si vous préférez).
Très bon et très copieux, c’est une quiche repas sympa dont on peut varier les ingrédients et les épices suivant son inspiration ou le contenu de son frigo
N.B. Il n’est pas obligatoire de mettre un fond de pâte on peut mettre directement le mélage dans un moule beurré comme pour un flan.

Cheesecake de la Cote-Bleue, que les croisiéristes ne mangeront jamais

Dans ces proportions-là, moi je n'appelle plus ça un bateau...lire ici
... Une horreur.
Voici donc un gâteau qui me ressemble beaucoup plus, puisque fabriqué avec de la brousse-que-y-a-que-dans-cette-petite-épicerie-et-que-c'est-un-rituel-à-chaque-fois-que-je-vais-me-promener-là-bas, et du romarin cueilli au bord du chemin. Pour le reste, je me suis fiée aux conseils de
Loukoum, et pour la première fois, même avec mon vieux moule sans charnière, j'ai réussi à ne pas avoir d'accident regardez:


Cheesecake au romarin
300g de brousse du Rove (oui je sais je me la joue...vous devriez pouvoir vous procurer de la brousse de brebis)
2 oeufs
125g (un peu plus d'un paquet) de Tuc
2 bonnes CC de beurre fondu
sel, poivre
romarin cueilli en chemin (ou non!)

Après vous connaissez la chanson. J'ai incorporé le romarin dans la pâte à la fin, après l'avoir frotté dans mes mains. Mais je regrette un peu de ne pas avoir fait un "jus de garrigue" pour infuser un tout petit peu les biscuits!
A manger avec une salade, impérativement.



PS: cette recette constitue ma participation au jeu Saveurs de nos terroirs d'Elvira.

dimanche 13 mai 2007

Pâtes aux sardines de retour de la plage pour se remettre un petit coup de chaud


Le tuyau, qui devrait plaire à Anaïk m'a été donné par un de mes coll!ègues marseillais préférés: les sardines c'est une super matière première pas chère pour des pâtes épatantes quand du monde débarque à l'improviste... Voici donc ma variante marseillaise de la sauce arrabiata

1 paquet (pas tout à fait) de pipe rigate
1 boîte de sardines au piment et aux aromates
1 boîte de tomates pelées en dés
1 échalote
du vert d'ail frais (je vous énerve avec ça? dégotez une cébette!)
basilic et persil ciselés
herbes de Provence, orgigan
sel, poivre

Faire chauffer l'eau pour les pâtes avec du gros sel et de l'huile d'olive
Pendant ce temps, ouvrir la boîte de sardines, faire couler l'huile dans une poêle, y faire revenir l'échalote.
Quand elle blondit, ajouter l'ail.
Après quelques instants, y mettre les sardines et bien les écraser
(Là normalement l'eau bout, y verser les pâtes)
Ajouter les tomates, puis les herbes séchées, laisser blobloter jusqu'à ce que les pâtes soient cuites
ça donne à peu près ça


Ajouter au dernier moment sel, poivre et herbes fraîches
Mélanger avec les pâtes et ajouter le parmesan
Passer à table et frimer à propos de sa balade de la journée (oups, pardon!)

PS: le collègue en question est également membre fondateur d'une maison d'édition de polar marseillais, voir
ici