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dimanche 13 janvier 2013

Belle année gourmande (j'ai le droit). Risotto topinambour truffe



Y en a une qui a très, très mal commencé l'année. Agueusie (merci Emmanuel Giraud en revanche je terminerai 2013 moins bête). Il fallait bien que ça m'arrive à moi, à la cinquième rhino de la saison: perte du goût. Totale. Angoisse absolue. Je n'ai pu que spéculer sur le burger Rossini et les vins qu'on a sortis. Charles Duchemin version 2013, capable de dégoiser uniquement sur les textures.

Marrant, quand même: à ma connaissance, on ne perd pas momentanément la vue ou l'ouïe.

Et pourtant... Il faut bien l'avouer, cette errance fut salutaire. Je sais encore un peu plus combien mes papilles sont précieuses. Belle année les amis. Mettez vos sens à l'épreuve.


*** Risotto topinambour-truffe***
Après une brouillade totalement insignifiante à mon sens en veille, j'ai congelé ma truffe pendant la durée de mon chômage technique. Vous excuserez donc la piètre qualité des clichés.

350g de riz à risotto
bouillon (canard pour moi)
1 échalote
vin blanc
quelques topinambours
truffe
beurre

Faire chauffer le bouillon et le maintenir à feu doux.
Brosser et éplucher les topinambours et les couper en tout petits dés.
Faire revenir dans un peu de beurre l'échalote puis les topinambours et le riz jusqu'à ce que celui-ci devienne nacré.
Mouiller avec un peu de vin blanc puis une louche de bouillon chaud jusqu'à absorption du liquide. 
Renouveler l'opération autant que nécessaire, ajouter une noix de beurre puis la truffe râpée.


***


J'avais évidemment pris la bonne résolution d'être plus assidue ici... Je reviens donc vite vous raconter ma traque du kebab bio à Berlin!

mardi 18 octobre 2011

Noyée sous les p(e)luches. Petites crèmes de tapioca à la cardamome, bourguignon de joues de cochon


C'est un comble.


De ma (plus si courte) vie, je n'ai jamais produit autant de pluches, avec le zèle que vous pouvez imaginer: coings récalcitrants, topinambours biscornus,
(très) longues courges de Nice...

Sauf que tout passant au mixeur, moi j'ai jamais mangé aussi peu de végétal.



L'abnégation maternelle, vous dis-je...

Sauf pour ces petites crèmes, délicatement régressives. J'ai pas pu m'empêcher de lui en piquer une. Vous pourriez avoir envie d'en faire de même.



*** Petits pots de crème de tapioca à la cardamome***

1 CC de farine de blé

1 CC de farine de tapioca

1 oeuf

50 cl de lait

3 CS de sucre

1 cosse de cardamome



Ouvrir la cosse de cardamome, l'écraser au mortier et la faire infuser dans le lait.

Mélanger les farines, le sucre, puis l'oeuf.

Faire chauffer le lait jusqu'aux premiers frémissements, filtrer hors du feu.

Remettre sur le feu et verser le mélanger oeuf-farine-sucre en une fois, fouetter jusqu'à ce que la crème commence à bien épaissir.

Verser dans des pots à yaourts, laisser prendre non bouchés au frais.




Merci Maman pour l'inspiration...

J'en rajoute bien sûr un peu. L'autre jour, moi et mon économe on a dit f..., les carottes multicolores c'est pour nous. Et hop un petit bourguignon de joues de cochon de familles...

Jeune parent pauvre, la joue de cochon est ton amie: tendre et riante, à peu près le même prix au kilo qu'une boîte de Picot. Point de besoin de mariner: faire dorer, ajouter oignons et lardons, un poil de farine. Un litre de mauvais côtes-du-rhône pour un kilo de joue (on allonge avec un peu d'eau quand même). On laisse blobloter une bonne heure avant d'ajouter les carottes, on remet ça une demi-heure. Et évidemment ça se réchauffe à l'envi(e) soir et midi...


Allez courage, le treizième mois arrive!


mercredi 3 août 2011

Le temps des vaches maigres. Pesto coriandre/coco


Salut la compagnie. Enfin bon, vu les stats, vous devez être deux pelés trois tondus que je salue bien bas. Je sais, c'est le mois d'août, vous êtes qui à la pêche aux moules, qui en double déménagement, qui à jongler entre bibs et petits pots betterave (péché mignon de la dinde btw, avec un trait de menthe pour l'aider à supporter la chaleur, vu qu'elle a pas droit au rosé). Bref, tout le monde est en mode août.


Ici, la mornitude a gagné du terrain,
comme chaque année. Et en plus, ce qui devait arriver est arrivé: c'est la dèche. Du coup je passe plus de temps sur ebay que sur les blogs à saliver sur des restos où je suis pas près d'aller. Et vous savez quoi? C'est pas grave. Parce que dans quelques semaines j'irai buller au pays du gras. Et que faire les fonds de placard ça a du bon.

(Quel enchaînement...) J'ai donc enfin trouvé une jolie utilisation à cette huile de coco. Pas dans les petits pots. La dinde attendra pour le gras.



*** Pesto coriandre/coco***
Mixer dans l'ordre les feuilles d'un bouquet de coriandre, 2 cuillers de poudre d'amandes (ou de noix de cajou), 3 d'huile de coco (Terre exotique). Saler et poivrer un poil, ajouter un trait de citron vert.
Sympa sur viandes blanches et poissons de la même couleur. Attention, ne se conserve pas longtemps...

vendredi 27 mai 2011

Le temps des cerises, part one. Gaspacho anti-décrépitude


La dinde m'a tuer. On m'avait pas prévenue que l'épanouissement procuré par ses progrès quotidiens allait de pair avec un angoissant processus d'abrutissement intellectuel. Dieu qu'il est loin le temps soirées West Wing-Taddei-un peu de Don De Lillo avant de s'endormir...
Aujourd'hui, The Wire nous paraît d'une complexité insoutenable pour nos cerveaux ensuqués, How I Met Your Mother est tout ce qu'on arrive à suivre.

Du coup, moi qui ai peine à croire qu'il y a dix ans j'enchaînais les disserts de macroéconomie et de droit administratif, qui m'endors à l'opéra, je saluerais presque le petit président pour s'être mis à Proust sur le tard... That sucks, hein? Dites-moi pas que je vais devoir attendre que la dinde ait des commentaires composés à rendre...




***Gaspacho de tomates ET cerises au poivre rouge***

Un petit shot de fraîcheur vitaminée qui ne nous a pas franchement boosté les neurones, mais transmis un signal de plaisir certain à nos cerveaux fatigués. A customiser à l'envi.

1 kilo de cerises (burlat, thks Tiuscha!)
5-6 belles tomates
1 citron
1 petit trait d'huile d'olive
poivre rouge de Kampot (Albert Ménès)
sel

Dénoyauter les cerises, prendre rendez-vous pour une manucure.
Peler et épépiner les tomates.
Mixer finement les cerises, ajouter les tomates, un peu de poivre, le jus du citron par petites touches (faut pas que ça prenne trop d'acidité, non plus).
Saler sans faire tomber la boîte dedans.
Remettre au frais et servir avec du poivre concassé.


See ya!


jeudi 7 avril 2011

The best spring ever. Glace à la moutarde et autres armes anti-baby blues

ça a commencé comme ça. Un rayon de soleil pas comme les autres entre comme un bazooka dans le salon, faisant grimacer l'enfant. (Va pourtant falloir t'habituer ma fille, c'est comme le mistral et l'odeur de l'ail sur nos doigts, t'y couperas pas, t'es du Sud...).

Et puis il y a les fraises qui débarquent sur les étals. A peine le temps de pester contre les trucs en plastique venus du Maroc et d'Espagne que gariguettes et ciflorettes débarquent, éclipsant mes amis potimarrons et autres topipi.

Oublié de vous dire la dernière fois, les tubercules sont devenus nos meilleurs amis pendant cet hiver de diète gourmande, puis de repas familiaux. Zappant l'étape épluchage, l'affreux les a balancés direct dans le four. A la sortie, du croustifondant franchement réjouissant.

Depuis qu'on est tombés à quatre biberons, l'économe a repris du service. Les ultimes topinambours de la saison, ils ont fini en crème, avec un trait de lait de coco, tandis que les pluches ont constitué la base d'un puissant bouillon. A refaire dès leur réapparition. Quand la dinde aura des dents, quoi.


N'empêche que malgré les rappels à l'ordre des saints de glace et autres rabats-joie, c'est son premier printemps.

Autres signes qui ne trompent pas: les pollens qui dansent et la voiture qu'on dirait saupoudrée de curcuma chaque nuit (les cyprès, autre calamité méridionale).

Le chat qui reprend son régime lézards, avec cette cruauté puérile qui me fascinera toujours. J'ai vraiment que ça comme solution, pour vaincre ce p... de dernier kilo??

Les couches qui sèchent au vent. Oui parce que tant qu'à marronner dans les allées du supermarché -- trop bien la poussette, on a enfin un interlocuteur sur l'absurdité des fèves du Maroc (un peu de patience, bordel!...) ou l'ail d'Argentine (alors là j'ai pas compris) --, on va aussi essayer de limiter l'empreinte de ce côté. D'autant que M. Pampers, il ne daigne même pas nous dire où il les fabrique, ses couches. Encore plus étonnant, la composition n'est indiquée nulle part...
Le prétexte était donc tout trouvé pour flanquer les fesses de ma fille de merveilles girly: imprimés japonisants Made in Normandy here ou luxe minimaliste à la Erès there (thanks Mum!).

Bref, c'est le printemps, et bientôt on laissera ses petites rangées d'enokis à l'air!

D'aussi loin que je me souvienne, enfant, ado, et même ensuite étudiante and now mummy, le repas signalant le printemps, c'est une ventrée d'asperges et de fraises. Avec de la mousseline (comme un mayo à laquelle on incorpore les blancs battus, pour plus de légèreté voluptueuse), des oeufs mollets et du beau jambon. Depuis quelques années (le Cookie m'a contaminer), avec un oeuf à 65°C et de la glace à la moutarde.
Passard utilise la moutarde d'Orléans, moi celle de Reims. La Clovis, ça s'invente pas, hein?
On peut évidemment être moins snob et opter pour la bonne vieille Bourguignonne, hein. Mais on n'aura pas la finesse du vinaigre de vin de Champagne, fatalement...

La recette est la même que là, où je vous invite à aller voir d'autres joyeusetés printanières...

*** Glace à la moutarde***
25cl de lait
25cl de crème liquide
5 jaunes d'oeufs
1CS de miel (de Champagne, tant qu'à faire...)
3CS de moutarde

Faire frémir le lait, la crème, le miel, verser sur les jaunes préalablement battus. Remettre sur le feu et fouetter jusqu'à ce que le mélange épaississe. Laisser refroidir (important) et ajouter la moutarde. Mélanger et placer au frais, avant de passer en sorbetière.


A part ça? Un cheesecake cédrat-kinako pas pris en photo, une crème d'asperges au sésame à tomber (je vous la refais), une résa chez Ledeuil, un millefeuille au Millefeuille...
Vivement la diversification.


mercredi 6 octobre 2010

Back to basics, les petits plaisirs, et des homemade blini

Remember l'éditeur geek et son service de presse bon esprit? Pour mémoire, mon iphone est mon ami mais l'idée que ma dinde me demande la version 12 pour son entrée en sixième me hérisse un poil. Alors, imaginer qu'à mon bon vieux carnet de recettes Clairefontaine et la bible de Mercotte, elle préferera son ipad quand elle se mettra aux macarons, ça me déprime carrément.

Pour me consoler, l'éditeur m'a donc envoyé la bonne vieille version papier qu'on peut regretter (ou pas) de tacher allègrement. Ce qui tombait d'autant mieux qu'un an après tout le monde, j'ai vu "Julie & Julia" (en revanche, je vous l'dis de suite, vous n'irez pas me faire voir l'autre Julia retrouver la patate à coups de plâtrées de pâtes, j'ai quand même 5 saisons de Lost sur le feu. Mais quand même, Sophie, je serais curieuse d'avoir ton regard?)


Pas d'inquiétude, je n'ai nullement l'intention de me lancer dans un projet similaire, genre m'enquiller l'intégralité du Reboul, parce que comment dire... j'ai pas de nausées, mais les escalopes de cervelles en aspic ça me branche moyennement.

Pour celles qui auraient aussi raté le film, il est tiré d'une histoire vraie, celle d'une jeune active Américaine qui se lance dans la réalisation de l'intégralité des recettes de Mastering the art of French cooking, bible culinaire outre-Atlantique, et raconte ses aventures sur son blog.

N'empêche, je me disais qu'avant que la descendance arrive, ce serait pas mal de maîtriser quand même quelques classiques. La pâte à choux évidemment, mais aussi la feuilletée, le baba au rhum, les meringues... A défaut d'un stage chez Angélina, le Petit Larousse pâtissier est parfait pour ça (j'suis qu'une banale cakista, moi, raah). Surtout le petit "Atelier pâtisserie" de la fin, avec les fondamentaux tout en photos, mine de rien bien utiles, surtout en matière de pâte feuilletée, parce que "étaler, plier en trois, laisser reposer, donner un quart de tour, recommencer", mine de rien... Un reproche, quand même: y a pas de ruban marque-page pour noter ses objectifs...

Sinon, dans la série des pas si petits plaisirs qui tombent du ciel, Monsieur Truffe m'a offert deux pots de miel à la melano, dont je vais pouvoir faire autre chose que de les faire dégouliner sur mon fromage de chèvre... Think about it.


Et du côté de ceux qui se paient, la découverte de deux boutiques de cooktoys dans ma drôle de ville. Finalement, le moule à tarte tout en longueur (oui, je referai de la pâte feuilletée), c'est là et pas chez les escrocs brocanteurs du Lub que je l'ai trouvé...

Et maintenant, j'ai un moule à charnière réglable en ligne de mire...

Et last but not least, un autre bouquin que je regarde tous les soirs avant de m'endormir (oui) avec des cours de chocolat comme chez PR. Je passe chez Valhrona et je vous en recause.



En attendant, les blini d'une amie qui sait de quoi elle parle. Une vieillerie comme en atteste les instructions de dégustation, que je ne censure pas même si je ne les suivrai évidemment pas avant quelques mois...



D'abord, pour éviter une abomination auditive qui écorchent les oreilles de tout russisant averti (les dents grincent quand on entend dire "des blinissss") : on dit 1 blin' et des blini (le i est le pluriel en russe).

25g levure de boulanger dans 15 cl de lait
3 oeufs
150 g farine de sarrasin
200 g farine de blé
2 cuillers à café de sucre
60 cl de lait

Mélanger la farine avec le sucre, ajouter la levure, les jaunes d'oeufs (réserver les blancs au frigo) et le lait. le tout doit former une pâte homogène épaisse comme du miel coulant. laisser reposer 3 h dans un lieu un peu chaud.
au dernier moment, battre les blancs en neige et les ajouter à la pâte.

A manger avec des harengs à la crème, aux pommes, aux oignons etc., oeufs durs râpés, crème fraiche et caviar (oeufs de lompe si vous êtes fauchés), saumon fumé (ou gravlax) et aneth, tarama, etc.
Faire passer le tout à la vodka glacée en portant des toasts au Tsar et aux absents. Ne casser que les verres à la santé du Tsar, qui ne doivent pas resservir pour quelqu'un d'autre !
A la fin des bouteilles de vodka, couvrir les restes de blini sous un torchon propre, enrouler les invités dans des couvertures chaudes leur laisser des bouteilles d'eau et aller se coucher avec la dignité qui vous reste (avec une citerne d'eau à portée de main !)




jeudi 12 août 2010

L'été en pente douce... deux shots de fraîcheur pour se maintenir : gaspacho de concombre et cheesecake matcha/citron

Dans mon cher boulot, donc, au mois de juillet, de la culture, on t'en fait bouffer jusqu'à l'écoeurement. Ou l'hystérie.

En août, c'est soudainement la pénurie. Plus d'empotés dans le parking, plus de spectacles de marionnettes à 9h du matin. Plus de mauvaise pizza (au mieux) avant d'aller s'entasser dans un gymnase, plus de soirées à se geler en robe de soirée et couverture polaire parce-que-les-Romains-pensaient-à-tout-mais-pas-au-mistral.

A la place, AOUT. Le non-mois, la terreur des journalistes tout désemparés de pouvoir, un jour de travail, rentrer se faire eux-mêmes une salade de pâtes dont ils ont la totale maîtrise, et la manger devant ce qu'il reste du journal télévisé.

Face à ce néant, y en a qui cherchent des poux dans la tête des petits copains, et on se marre bien.

Y en a d'autres qui en profitent pour mettre la gourmandise au menu de leurs éditions. FRG qui me ferait presque lever le samedi matin. Plus surpenant (ma brosse à dents en a dérapé), le sensuel Inaki, comme ça, (de) bon matin. C'est pas chez Demorand que ça serait arrivé, ça...

Vous imaginez donc bien que je suis de ceux-là. La tournée des boulangeries, la série "la gourmandise du jour", le je-me-suis-cachée-pour-vous-dans-les-cuisines-d'un-grand-resto, c'est pour moi. Ainsi, je tiens le coup.



Mais quand même. Le sevrage était trop brutal. Et alors que je me réhabituais tout doucement à faire cuire des trucs moi-même, on a replongé: pris la voiture sous un soleil de plomb pour aller traîner dans des hangars arlésiens, parce que tu comprends, on n'avait pas tout vu.

Signe que j'étais quand même sur la pente ascendante, on a délaissé Rabanel pour s'aventurer rue des Porcelets (ça s'invente pas), au Gibolin.


Salade de poulpes au fenouil pour l'affreux...





Pressé d'aubergines et poivrons...






Salade de cocos au pistou.



Et malgré mon accoutrement stetson-aviator-canon autour du cou, qui ne laisse en principe qu'une alternative : journaliste et/ou touriste, on m'a demandé, pour la première fois (à part à Deauville, où c'était une question de circonstance, of course) si j'étais DU METIER. Bon, je pense que c'est surtout du à l'étendue du champ lexical employé pour décrire la qualité de la ratatouille, mais quand même, j'en suis encore toute retournée...


A part ça, à Arles, y a une lumière qui écrase tout sauf les gosses...





Mistral qui veille...


Mais surtout, on peut y faire des photos de jolies filles qui prennent des photos de jolies photos...

... dans des friches avec des trucs très certainement mis là exprès pour qu'on les photographie.




Avant que ça ne dégénère, je m'en vais me mettre au vert d'ici quelques jours au pays de la morue (et des pasteis!), après un petit réapprovisionnement en précieuses boîtes vertes.


Je vous laisse avec deux petits shots de fraîcheur.


Gaspacho de concombre


2 concombres


1 grosse CS de chèvre frais


1 gousse d'ail


1 trait de vinaigre


sel, poivre, baies roses


Eplucher les concombres, en vider un (sinon ça fera trop flotte). Mixer avec le reste avec l'ail, le chèvre, le vinaigre. Saler, poivrer. Remettre au frais, parsemer de baies roses. That's all, folks!

Comme un cheesecake matcha-citron

Pas de flemme de base comme dirait l'autre, mais une pénurie de biscuits dignes d'en être, combinée à une envie de légèreté (d'où l'oeuf en moins, aussi) ...

400g de ricotta

1 grosse CS de fromage blanc

1 oeuf

60g de sucre

1 CC de matcha

1 petite CS de lemon curd (Albert Ménès)

Bien essorer la ricotta. La détendre à la fourchette. Ajouter le fromage blanc, le sucre, l'oeuf, en fouettant bien. Prélever une partie et la mélanger dans un bol avec le lemon curd. Ajouter le matcha dans le reste. Verser la préparation verte dans des verres qui explosent pas, ajouter la jaune et faire quelques mouvements de cuiller pour un effet marbré. Enfourner à 180°C pour une grosse demi-heure, en piquant dès que ça gonfle pour éviter l'effet cratère. Laisser reposer un peu, filmer et mettre au frais plusieurs heures.

Se répéter que les vacances arrivent...

lundi 15 mars 2010

Mes coiffeuses et moi, et la tentative gastro d'onze heures moins le quart: butternut, Saint-Jacques, sel au cacao, chips de betterave, citron confit

(Et le grand retour du salé on the blog. Parce que non, je ne mange pas que des panna cottas. Mais comme on dîne à l'heure où tout le monde dort -- notez la blagounette dès la deuxième phrase, ça commence très fort --, il fait un peu noir, et on a trop faim pour transformer le salon en studio photo. Donc les plats sont vite catalogués not bloggables. Je fais une exception, les photos sont un peu indignes, mais le plat était bankable, trust me).

A part ça, je voulais partager avec vous mon problème capillaire (oui, z'avez le droit de titiller la souris pour passer directement à la recette...) Mais ne vous inquiétez pas, c'est pas rapport à ce p... d'épi -- mes parents ont pas parfaitement géré le cocktail génétique, mais je leur en veux pas -- et à cette mèche rebelle qui doit pourtant impérativement couvrir cette p.. de bosse.

Mon problème concerne mes relations humaines délicates avec celles qui s'occupent de ma frange. Non parce qu'autant, la masseuse, c'est clair, tu lui parles pas, c'est pas l'idée. Autant la coiffeuse, en principe, elle parle. Et pas que de l'anatomie de mon front ou des trucs blancs, là, sur les tempes (ça j'ai du mal à en parler). Et ça fait au moins aussi mal à la tête que quand elle tire comme une folle en te faisant un brushing que tu vas tout défaire à peine sortie.

La coiffeuse a toujours été, vous le savez, une météorologue experte (bizarrement, sans jamais s'étendre sur le fait que ce p... de mistral, ça craint pour les cheveux). Aujourd'hui la crise en fait une macroéconomiste difficile à contredire.



Y en a pourtant qui y arrivent. L'affreux m'assure qu'avec lui, elle insiste pas. La méthode consisterait à répondre extrêmement froidement au premier constat météorologique, et la coiffeuse s'arrêterait là. Troquerait ses "ah, c'est dur en cemoment, hein?" contre quelques "un peu plus court là, M'sieur?". Imparable.



Moi, j'sais pas faire ça. Je suis bien embêtée de ne pouvoir invoquer la déformation professionnelle -- les gens ont toujours quelque chose d'intéressant à raconter tout ça tout ça -- pour me justifier. Et je suis bien obligée de reconnaître que là aussi, ça doit être dans mon patrimoine génétique, j'ai une très très grande capacité à causer météo avec des inconnus.


Et faut croire que j'aime ça. Car j'ai fait un étrange constat. Il y a pire qu'une coiffeuse qui ne s'arrête pas: une coiffeuse qui parle pas. Oui, j'ai vécu un grand moment de solitude sous les doigts d'une silencieuse. J'ai essayé la météo, zéro. La cuisine, avec mon Régal sur les genoux. Que nenni.


Nouveau marketing Biguine: oubliez tout ce que vous appris au Centre de formation aux conversations inintéressantes (cf Boulet). N'emmerdez pas les clients. Même s'ils essaient.


J'ai changé de salon. Raconté la glauquitude de ma dernière coupe à la brunette, sidérée. On a disserté sur la structure de nos franges respectives (j'adoore intellectualiser sur ce genre de trucs). Parlé de plein d'autres trucs vachement intéressants que je tairai ici. Savez, un peu comme les gens sympas dans le train. Tu peux leur raconter ta vie parce que tu les reverras jamais. Donc faut que je rechange la prochaine fois. C'est con, elle avait bien bossé, j'avais pas du tout l'air d'une pute à frange.



Alors, dans ces assiettes, y avait bien tout ce qui figure dans le titre, même si ça se voit pas sur la photo. J'ai évidemment pas tout fait d'un coup, je vous laisse vous organiser et gérer les proportions, sachant que ça peut faire plat principal ou entrée...



Chips de betterave



Eplucher une betterave crue, taillez comme vous pouvez des tranches fines avec un rasoir à légumes, ou avec votre mixeur, si vous avez une fonction pour ça. Les disposer sur du sopalin sans qu'elles se chevauchent (c'est important), en mettre un autre par-dessus et presser pour bien les essuyer. Les passer dans la farine et bien secouer pour qu'il n'y ait pas de résidus. Faire frire dans la friteuse ou à la poêle dans beaucoup d'huile bien chaude. Réserver sur un sopalin. J'ai pas salé, et j'ai pas franchement regretté.



Butternut



Elle figurait sous deux formes. En crème (sans crème, btw) et en tranches presque crues revenues dans de l'huile de sésame. Pas très intéressant à part pour le contraste des textures. Sinon, pour la crème, c'est comme dans la chicissime assiette de légumes du Cookie: cuit à la vapeur, salé poivré, écrasé à la fourchette, allongé avec un peu d'eau.

Saint-Jacques au sel & cacao

Les Saint-Jacques sont juste rôties dans une poêle avec un poil (warf d'huile d'olive), disposées sur la butternut bien chaude et saupoudrées d'un mélange de fleur de sel (au besoin un peu écrasée au mortier), et de cacao. Ici, des copeaux de bâtons kako martiniquais, sinon je pense qu'avec du cacao amer en poudre ça le fait tout à fait. Grave. J'avais vu ça chez Trish je crois. Sur les Saint-Jacques, ça fonctionne à merveille. Truly, madly...

Pour le reste, j'ai tenté un caramel avec l'eau de cuisson de la betterave, mais je peux pas en parler, je l'ai fait cramer.

Et si comme moi vous avez une belle-mère sur la Côte et des bocaux de citrons confits (au sel) à gogo, allez-y.

By the way, j'allais oublier une information de la plus haute importance. J'ai vaincu la pâte à choux. Mon nouvel ennemi, le fondant.

Et sinon, entendu à Deauville sur les télés retransmettant des images de Paris des chefs, William Ledeuil m'avait mis la puce à l'oreille avec son aïoli au gingembre. Je l'ai fait faire à un intégriste, c'est top mais c'est le nouveau sujet de désaccord après le yuzu.

Et dernière chose: cette photo a été prise dans le Sud de la France, le 10 mars 2010. Y a plus d'saison ma pov'dame, les coiffeuses ont raison...

vendredi 1 janvier 2010

Un oeuf qui se met sur son 31 pour un 69 avec la truffe, et la glace au sésame noir-qu'heureusement-qu'on-s'embrasse-sous-le-gui-après

Et le titre le plus long jamais donné à un billet sur ce blog. Sorry. Pour garder la face avec un semblant de bonne résolution, je promets de m'évertuer à limiter les incises dans ces quelques lignes. Surtout pour conter une histoire aussi torride.

Il y avait donc la vaporeuse Tuber, qui s'était langoureusement fait une place dans le lit de Brie. Maman, compte-rendu dans les commentaires, please.
Mais notre généreuse héroïne ne pouvait uniquement de cet amant dégoulinant se satisfaire. Elle est donc allée s'encanailler en boîte (Tupperweare) avec une bande de neuneus plus habitués à la mère poule qu'à l'amante aux parfums qui enivrent. Mais vibrants (pardon) d'enthousiasme pour cette hôte de quelques nuits. Nos puceaux ont donc sorti le grand jeu pour sceller éternellement cette union (à plusieurs, ouais): un ultime 69 d'une heure
(pour les initiés, j'ai bien droit à une parenthèse avec plein de liens dedans, 65° c'est trop dur -- les non-initiés comprendront ce qu'ils voudront, ou cliqueront). Tuber s'en est presque évanouie de plaisir. Et nous avec.

Mais l'extase gutturale, notre invitée l'a connue avec ça.

Château Fortia, AOC Châteauneuf-du-pape (blanc), 1995. Un heureux sauvetage.
Sinon, en hommage à mon histoire d'amour avec le sésame noir, qui a vu le jour en cette année désormais passée, une petite glace qui n'a pas fait l'unanimité mais généré quelques râles de plaisir.
J'avais pas l'intention de la faire, celle-là, mais maintenant je me sens un peu obligée: bonne année de tous les délices.


Et mes excuses pour ces photos un peu tue-l'amour...

Oeuf confit de plaisir avec sa copine la truffe

Placer le nombre d'oeufs désirés dans une boîte fermée, avec la melanosporum. Résister à ses pulsions voyeuristes quelques jours.
Porter l'eau d'une casserole à 65°C. Y placer les oeufs, se débrouiller pour que la température ne monte pas au-delà des 70°: la plaque électrique au mini mini, ça marche à peu près. Laisser batifoler une heure. Ecailler sans se formaliser si vous perdez un peu de blanc, à n'importe quelle température, dans l'oeuf le blanc c'est pas le plus intéressant. Servir avec des lamelles de truffe.

Glace au sésame noir

Fouetter 3 jaunes d'oeuf avec 110g de sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Faire chauffer 20cl de lait avec 1CS de sésame noir en mélangeant bien. Verser sur le mélange jaunes-sucre, et faire chauffer jusqu'à épaississement. Ajouter 15cl de crème, mélanger, laisser refroidir, passer en sorbetière.

Les petits sablés au yuzu m'ont été inspirés par une recette du Tang book. Later.

mercredi 14 octobre 2009

Gnocchis de potimarron ou comment Scarlett nous a roulés dans la farine (pour mon plus grand plaisir)

(Et que comme je n'ai pas les mêmes revenus qu'elle, j'aimerais bien gagner un beau robot. Ceci est donc ma participation d'enfant de la société de consommation au concours relayé par Garance). Sans scrupule aucun.


Scarlett, donc. Quelle ne fut pas ma terreur, à peine le pied posé sur le tarmac de Roissy. On commençait juste à s'adonner au plaisir retrouvé de l'espresso à deux euros et des journaux en français, quand j'apprends que la belle, dont j'écoutais déjà les duos avec Pete Yorn sur les routes vietnamiennes, s'est teint les cheveux.

M'est revenue immédiatement aux oreilles, par-dessus les délicieuses syncopes de Relator, cette phrase essentielle: "Franchement, j'aime pas les blondes, mais elle"...

Horreur, malheur, mais qu'est-ce que je vais devenir, moi, si Scarlett elle est brune? Regardez-moi ça, comme c'est la classe...

Mais Scarlett en brunette n'a pas passé l'Atlantique, et c'est blonde comme on l'aime (assez comme ça!) qu'elle est venue à Paris.



Sûrement qu'elle a compris que, comme ils disaient dans Next, de toute façon, Scarlett, même en brune elle reste blonde (Hitchcock Woody blabla).

En plus, elle sera dans Iron Man 2, avec Robert Downey Jr. Un fantasme chacun, et tout ira bien...


Gnocchis de potimarron au lait de coco et coriandre
1 potimarron, épépiné, coupé en morceaux (pas la peine de l'éplucher) et cuit à la vapeur (ou à l'eau)
400g de farine
1 oeuf
1 CS de parmesan
sel, poivre, muscade
1 boîte de lait de coco
coriandre fraîche


Passer le potimarron au mixeur. Le mélanger avec l'oeuf, assaisonner, ajouter le parmesan, puis la farine, progressivement (environ 300g). Il faut arriver à ce que la pâte ne colle plus à vos doigts.
Fariner un plan de travail, y déposer les petites boules que vous aurez formées avec vos petites mains bien farinées. Leur donner un petit coup de fourchette, éventuellement les laisser sécher quelque temps.


Cuire 4 minutes à l'eau bouillante pas trop salée, égoutter de préférence à l'écumoire.
Verser le lait de coco, réduit un peu à feu doux et assaisonné.
Parsemer de pluches de coriandre.




Sur les mêmes thèmes:
- mes relations compliquées avec les actrices, Emma de Caunes et un sorbet pêche-menthe mais c'est plus de saison
- des muffins au potimarron pour qu'il vous aime dès le matin
En matière de cucurbitacées, je renvoie d'ailleurs à l'excellent récap de Sacha.

dimanche 14 juin 2009

Saumon en crumble de coco sur lit vert

Encore une fois, grand freestyle au niveau des proportions, c'était une impro express pour fêtes des parents (et oui, on est comme ça, nous...distance oblige!)

J'avais dans le frigo fèves et petits pois juste pochés. J'ai juste fait réchauffer, mais je pense qu'on pourrait aller plus loin en les faisant sauter genre dans de l'huile de sésame.

On a donc taillé 4 beaux pavés dans un filet de saumon (pour les parents et les enfants), et ôté la peau.

J'ai patouillé dans un saladier poudre d'amandes et coco râpée à proportions à peu près égales et un peu de beurre mou, et disposé sur les pavés, passé une vingtaine de minutes à 180-190°C, avant de disposer sur les légumes.

Ben c'était bon (et assez beau, même si la photo n'est pas terrible). Attention, ne pas faire de trop gros pavés, c'est vachement copieux.

mardi 12 mai 2009

Cuisine du potager : feuilleté de blettes à la grecque

Après en avoir fait bisquer une (comment, ce blog n'a pas été rebaptisé ni réactualisé?!) avec cette divine entrée à l'oeil, je m'apprête à en rendre jalouse une autre. Parce que vrai de vrai, cueillir, éplucher et cuisiner dans la foulée, c'est un peu le luxe... Dimanche c'était donc opération blettes. Elles sont pas belles, avec leurs côtes rouges? ça ferait presque regretter de les couper, mais comme c'était pour faire de la place aux tomates...


Je me suis inspirée d'une pro du genre, j'ai nommé Annabel Langbein. Cette Néo-Zélandaise cuisine les produits de son jardin au fil des saisons. Une cuisine simple, métissée et très colorée.

2 CS d'huile d'olive
1 gros oignon haché
1 botte de blettes débarrassées des côtes, lavées et coupées en pitits morceaux
1 oeuf battu avec une pointe de sel
200g de ricotta
100g de feta, préalablement (c'est important) écrasée à la fourchette
50g de parmesan râpé
1 paquet de feuilles de filo (ça doit être moins galère que les bricks que j'ai vaillamment utilisées)
1 citron, pour le zeste
de la coriandre ciselée
du beurre fondu
sel, poivre, muscade

Préchauffer le four à 180°C.
Faire chauffer l'huile dans une grande sauteuse, faire revenir l'oignon à feu doux, jusqu'à ce qu'il ramollisse.
Ajouter les blettes et faire cuire jusqu'à ce que la sauteuse soit "sèche".
Retirer du feu et mélanger avec l'oeuf, la ricotta, la feta, le parmesan, la coriandre, la muscade.
Saler, poivrer.
Faire de la place sur un plan de travail tout en longueur.
Placer les feuilles en quinconce en vous démerdant comme vous pouvez pour obtenir un long rectangle, en beurrant au pinceau les bandes de contact.
Disposer la farce au centre, sur presque toute la longueur.
Refermer et rouler pour obtenir un long boudin, et beurrer les bords pour refermer.
Transformer le boudin en escargot, le mettre au four pour 3/4h, jusqu'à ce qu'il paraisse bien doré et croustillant.

Le bon moyen pour faire manger des blettes aux plus rétifs!

dimanche 3 mai 2009

Magret en croûte de tapenade et fausse polenta brousse/courgettes

Autre plat mythique s'il en est (pour nous, hein), celui-ci est une autre création de l'affreux, utilisée pour m'attirer dans ses filets, tout comme les Saint-Jacques en brochettes de romarin. Si j'ai rapidement goûté à ces dernières, il aura fallu, pour le magret, attendre des mois... juste à temps pour figurer dans le livre, où Mossieur se la pète honteusement.. jugez plutôt:

"La préparation du magret en croûte de tapenade est plutôt rapide et le résultat assez spectaculaire, mais cette recette demande un peu de doigté et d'expérience en matière de magret, car tout se joue à la cuisson. (!)

1 magret par personne, dont vous couperez les bouts pour ne garder qu'un carré (donner les chutes au chat, ou faire du magret gravlax, comme avec le saumon)
1 gros pot de bonne tapenade noire, maison de préférence

Fendre la peau et la chair.
Saler et poivrer côté chair, puis enduire d'une bonne couche de tapenade, laquelle doit être réellement à l'état de pommade pour bien adhérer à la viande, alors ne pas hésiter à la repasser au mixeur avec un peu d'huile d'olive si besoin.
Faire cuire les magrets à votre convenance en prenant garde à ce que la tapenade ne se décroche pas. Servir entier, en coupant seulement une ou deux tranches pour la présentation (ké snob...)

Pour les doigts verts...
Couper en rondelles 3 belles courgettes et les faire griller quelques minutes. Les mixer avec 200g de brousse, saler et poivrer.
Mélanger à la préparation 3g d'agar agar et mettre au feu 5 bonnes minutes, jusqu'à ce que ça cloque, en remuant constamment.
Verser dans un plat et laisser prendre au frais quelques heures.


vendredi 27 mars 2009

Poivrons confits à l'ail parce qu'on dirait que cette fois ça y est

Je sais, c'est pas encore la saison des poivrons... des fraises non plus, d'ailleurs. Pour vous rassurer, cette photo date de l'année dernière, et a pris place dans LE livre , au chapitre "C'est tout con mais c'est trop bon". CQFD.

6 beaux poivrons rouges
ail
huile d'olive
vinaigre
sel
poivre

Ouvrir les poivrons et ôter les graines.
Les enduire légèrement d'huile et les placer, si possible sans qu'ils se chevauchent (bah ouais, ça a besoin de son espace vital un poivron), sur le lèche-frites de votre four.
Faire griller une bonne demi-heure.
Laisser refroidir dans un sac plastique, ça aide à leur ôter la peau.
Les placer dans un tian, coupés en lanières...ou pas, selon votre goût.
Presser 2-3 gousses d'ail et les disperser.
Recouvrir d'huile, ajouter une petite CS de vinaigre.
Saler, poivrer, remeur.
Laisser reposer au frais, quelques heures, voire quelques jours, c'est encore meilleur....

vendredi 13 février 2009

Tapenade pour se croire au printemps

"La tapenade, c'est quoi, une purée d'olives?"
"Aaaaaah, tais-toi mécréant!"
C'est pas moi qui le dis, c'est l'auteur de cette recette. Le Sudiste ne tombera cependant pas dans l'intégrisme, et reconnaît volontiers que
"oui bon c'est un peu vrai mais pas que.
Le secret, c'est d'utiliser des olives marinées dénoyautées, et pas des Crespo© gorgées d'eau.
Pour 200g d'olives noires, il vous faudra ajouter 2 ou 3 filets d'anchois, une pincée d'herbes de Provence et une bonne rasade d'huile d'olive.
Ensuite il faut mixer, plus ou moins longtemps sinon que vous l'aimez granuleuse ou pas.
Certains ajoutent une goutte de cognac, ce n'est pas insensé...

Bon, faudra ptet attendre un peu pour les pique-nique, mais pour l'apéro au coin de feu, ça le fait aussi, non?
Je reviens bientôt avec le magret en croûte de tapenade, en attendant, dans les archives il y a mes rougets à la tapenade...

Pour vous faire patienter, rien à voir oké... un peu de lecture