Affichage des articles dont le libellé est entrées. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est entrées. Afficher tous les articles

jeudi 12 août 2010

L'été en pente douce... deux shots de fraîcheur pour se maintenir : gaspacho de concombre et cheesecake matcha/citron

Dans mon cher boulot, donc, au mois de juillet, de la culture, on t'en fait bouffer jusqu'à l'écoeurement. Ou l'hystérie.

En août, c'est soudainement la pénurie. Plus d'empotés dans le parking, plus de spectacles de marionnettes à 9h du matin. Plus de mauvaise pizza (au mieux) avant d'aller s'entasser dans un gymnase, plus de soirées à se geler en robe de soirée et couverture polaire parce-que-les-Romains-pensaient-à-tout-mais-pas-au-mistral.

A la place, AOUT. Le non-mois, la terreur des journalistes tout désemparés de pouvoir, un jour de travail, rentrer se faire eux-mêmes une salade de pâtes dont ils ont la totale maîtrise, et la manger devant ce qu'il reste du journal télévisé.

Face à ce néant, y en a qui cherchent des poux dans la tête des petits copains, et on se marre bien.

Y en a d'autres qui en profitent pour mettre la gourmandise au menu de leurs éditions. FRG qui me ferait presque lever le samedi matin. Plus surpenant (ma brosse à dents en a dérapé), le sensuel Inaki, comme ça, (de) bon matin. C'est pas chez Demorand que ça serait arrivé, ça...

Vous imaginez donc bien que je suis de ceux-là. La tournée des boulangeries, la série "la gourmandise du jour", le je-me-suis-cachée-pour-vous-dans-les-cuisines-d'un-grand-resto, c'est pour moi. Ainsi, je tiens le coup.



Mais quand même. Le sevrage était trop brutal. Et alors que je me réhabituais tout doucement à faire cuire des trucs moi-même, on a replongé: pris la voiture sous un soleil de plomb pour aller traîner dans des hangars arlésiens, parce que tu comprends, on n'avait pas tout vu.

Signe que j'étais quand même sur la pente ascendante, on a délaissé Rabanel pour s'aventurer rue des Porcelets (ça s'invente pas), au Gibolin.


Salade de poulpes au fenouil pour l'affreux...





Pressé d'aubergines et poivrons...






Salade de cocos au pistou.



Et malgré mon accoutrement stetson-aviator-canon autour du cou, qui ne laisse en principe qu'une alternative : journaliste et/ou touriste, on m'a demandé, pour la première fois (à part à Deauville, où c'était une question de circonstance, of course) si j'étais DU METIER. Bon, je pense que c'est surtout du à l'étendue du champ lexical employé pour décrire la qualité de la ratatouille, mais quand même, j'en suis encore toute retournée...


A part ça, à Arles, y a une lumière qui écrase tout sauf les gosses...





Mistral qui veille...


Mais surtout, on peut y faire des photos de jolies filles qui prennent des photos de jolies photos...

... dans des friches avec des trucs très certainement mis là exprès pour qu'on les photographie.




Avant que ça ne dégénère, je m'en vais me mettre au vert d'ici quelques jours au pays de la morue (et des pasteis!), après un petit réapprovisionnement en précieuses boîtes vertes.


Je vous laisse avec deux petits shots de fraîcheur.


Gaspacho de concombre


2 concombres


1 grosse CS de chèvre frais


1 gousse d'ail


1 trait de vinaigre


sel, poivre, baies roses


Eplucher les concombres, en vider un (sinon ça fera trop flotte). Mixer avec le reste avec l'ail, le chèvre, le vinaigre. Saler, poivrer. Remettre au frais, parsemer de baies roses. That's all, folks!

Comme un cheesecake matcha-citron

Pas de flemme de base comme dirait l'autre, mais une pénurie de biscuits dignes d'en être, combinée à une envie de légèreté (d'où l'oeuf en moins, aussi) ...

400g de ricotta

1 grosse CS de fromage blanc

1 oeuf

60g de sucre

1 CC de matcha

1 petite CS de lemon curd (Albert Ménès)

Bien essorer la ricotta. La détendre à la fourchette. Ajouter le fromage blanc, le sucre, l'oeuf, en fouettant bien. Prélever une partie et la mélanger dans un bol avec le lemon curd. Ajouter le matcha dans le reste. Verser la préparation verte dans des verres qui explosent pas, ajouter la jaune et faire quelques mouvements de cuiller pour un effet marbré. Enfourner à 180°C pour une grosse demi-heure, en piquant dès que ça gonfle pour éviter l'effet cratère. Laisser reposer un peu, filmer et mettre au frais plusieurs heures.

Se répéter que les vacances arrivent...

mardi 27 avril 2010

Putain, trois ans. Glace betterave-cranberries et salade de radis

(La photo qui n'a rien à voir...)

J'ai encore raté mon anniversaire. Faut être un peu con pour rater pareille occasion d'autocélébration. Ou plutôt de ce double qui m'apporte tant de joie, né il y a trois ans. Sans tambour ni trompette -- je savais pas encore comment mettre de la musique sur son bloug --, sans explication, même. Après des heures passées sur tellement de pages admirables, je voulais juste entrer dans la danse. Sur la pointe des pieds. Juste parce que je pouvais plus profiter de ces délicieux billets sans offrir moi-même mes modestes recettes.

Je pensais pas avoir des commentaires aussi vite, notamment de filles que j'admirais admire tant...

Je ne pensais pas que plus qu'un carnet virtuel de ce que m'a appris ma mère, ça deviendrait la vitrine de mes élucubrations nées d'enrichissantes lectures...

Je pensais pas recevoir des recettes de lectrices dont certaines que j'ai toujours pas expérimentées et publiées, sorry...

Je pensais pas que ça deviendrait l'ultime atout séduction...

Je pensais pas que je m'arracherai les cheveux sur le langage html...

Je pensais pas manger froid des trucs censés être chauds parce que "non attends, celle-là elle est pas terrible, faut que j'en fasse une mieux quand même"...

Je pensais pas envoyer des mails à des inconnus pour leur donner des conseils sur la sauce au caramel...

Je pensais pas embaucher un fidèle pour façonner des gnocchis violets.

Je pensais pas coacher une Parisienne pour trouver des pralines roses...

Je pensais pas faire 16 stations de métro pour faire découvrir le matcha à une amie, tant qu'à faire, façon Aoki...

Je pensais pas chercher à toute vitesse un rayon de soleil dans la maison pour prendre une photo de plat avant de partir bosser.

Je pensais pas recevoir des propositions de partenariat à la mord-moi-le-noeud de vendeurs de tireuse à bière...

Je pensais pas bénir et maudire Facebook dans le même temps. Bénir pour avoir démasqué qui se cachait sous des pseudos rigolos. Maudire pour remplacer les commentaires on-the-bloug par des "j'aime"...

Je pensais pas rougir quand les gens nous regardent avec des yeux de merlan frit au resto parce qu'on a l'objectif qui trempe presque dans l'assiette...

Je pensais pas qu'Apple inventerait une telle merveille qui me permet de raconter des anecdotes de pseudo-geekette, noter discrètement que Saint-Jacques-lapsang-souchong-ça-doit-être-pas-mal-comme-association-faudrait-essayer, et vérifier de n'importe où si j'ai pas de nouveaux commentaires (oui parce qu'on s'en lasse pas, hein... à bon entendeur...)

Je pensais pas aller à Deauville pour m'extasier sur des bols en peau de poisson...

Je pensais pas faire d'aussi chouettes rencontres...

Je pensais pas que je me mettrai à macaronner...

Je pensais pas me gausser devant mes stats en m'apercevant que j'ai un visiteur au Brésil...

Je pensais pas regarder (sur mon iphone) si y a moyen de prendre un vol Ryanair pour aller manger des rouleaux de betterave confite au sureau à Malmö...

Je pensais pas que je m'achèterai un taille-crayons à légumes...

Je pensais pas régulièrement repeindre ma cuisine en vert pandan...

Je pensais pas avoir une étagère qui se déforme sous le poids de mes livres de cuisine...

Je pensais pas que je marronnerai quand les invités ne laissent pas de quoi faire une photo le lendemain...

Je pensais pas corriger des proportions entre deux assemblées générales boulistes...

Je pensais pas que je ferai moins de commandes à La Redoute que chez Nishikidori, et que je trépignerai d'impatience comme une gamine à La Poste avant de déballer sésame noir, jus de yuzu et autres foodisteries...

Je pensais pas regretter de plus habiter Paris et de pas pouvoir manger chez le Frenchie avec mes copines...

Je pensais pas craindre que la voisine me surprenne dans des positions indécentes à faire la mise au point sur des muffins tout chauds...

Je pensais pas faire un jour des photos à peu près dignes et avoir un album flickr.

Je pensais pas écrire sur des post-it une liste de glaces bizarres et faire des blind tests aux copains...

Merci, Cocotte, t'as bien fait de venir.


***Glace betterave/cranberries, salade de radis***

1 betterave cuite
10 cl de sirop de cranberries (y en a chez Ikea, pas besoin d'aller à Malmö)
poivre blanc
1 sachet de stabilisateur
1 botte de radis
vinaigre de riz
huile d'olive
persil
sel, poivre

Pour la glace: passer la betterave à la centrifugeuse, récupérer le jus et la chair mixée fin. Sinon on peut la passer au mixeur, mais j'imagine qu'à ce moment-là il faut augmenger la proportion de liquide.
Diiluer le sirop dans le double d'eau (ou un peu plus), mélanger, poivrer un peu, ajouter le stabilisateur et bien laisser refroidir au frigo. Passer en sorbetière.

Couper les radis en rondelles fines, assaisonner. Répartir dans des coupelles avec une quenelle de glace par-dessus.

Sans Cocotte, je crois pas non plus que j'aurais pris de photos yes mes laitues naissent...


mercredi 6 mai 2009

Coup de coeur: ceviche de crevettes au Prieuré

J'avais adoré le ceviche de Saint-Jacques au pomelo, et pas que pour le contexte...
J'ai adoré mon entrée de ce midi (oui je sais) au Prieuré de Villeneuve-lez-Avignon: crevettes en bouton, billes de concombre, pamplemousse à vif, chips de betterave, coriandre et pétales de je ne sais plus quoi, le tout dans le jus huilé parsemé de gouttes de gaspacho...
A refaire à domicile... ou sur une plage.
En revanche les crevettes enroulées sur elles-mêmes comme ça restent un mystère (j'ai pas parlé au chef). Même que moi qui me la pète toujours dans les resto sur le mode "Je sais ce que c'est, ça a fait un buzz sur la blogosphère", j'ai failli dire : "C'est des wonton!!"
Je crois d'ailleurs que je ferai un plat principal de ce monument de fraîcheur, parce qu'après, j'avais presque pas envie du cabillaud moelleux et son espuma de pomme de terre... (aïe pas sur la tête!)

vendredi 16 mai 2008

Une verrine pas du tout de saison: gaspacho et sa brochette de crevettes au pistou



Nan parce que là franchement, l'ambiance est plutôt à la soupe de pois cassés, et mes tomates risquent pas de grossir beaucoup...
Mais comme
Annellenor m'offre le prétexte de poster cette verrine alors qu'un certain affreux se moquait de moi, je vais pas me priver.

Gaspacho et sa brochette de crevettes au pistou

Pour 4 personnes
500g de tomates (Marmande de préférence)
1 concombre
2 oignons
2 gousses d'ail
1 CC de balsamique
50g de tomates séchées
1 dl d'huile d'olive
1 dose de Spigol
sel, poivre
autant de crevettes que vous pouvez enfiler sur des brochettes
pistou

Peler les tomates, les épépiner et les placer dans le mixeur. Peler et couper grossièrement les oignons et l'ail, les faire tourner dans le robot avec les tomates.
Peler le concombre, l'épépiner, le couper grossièrement, le jeter dans le robot aussi.
Faire tourner et ajouter progressivement le vinaigre, saler, poivrer.
Ajouter encore les tomates, l'huile d'olive, un peu d'eau si besoin.
Servir très frais, dans les jolis verres culbutos de Maman surplombés de brochettes de crevettes enrobées de pistou.

PS: dans le dernier Régal, une riche idée: agar-agariser le gaspacho pour le servir en terrine.
PS bis: comme cette une verrine en transparence mais sans vraiment de supersposition, je soumets également à Annellenor mon culbuto de fèves de l'année dernière


mardi 1 mai 2007

Culbuto de fèves à la menthe pour Lavande



Pour une fête du Travail, c'est du boulot quand même, ces fèves fraîches!
300g de fèves
(ce qui veut dire presque 2 kilos chez le primeur!)
1/2 tablette de bouillon de légumes
6 brins de menthe
3 feuilles de gélatine
100g de fromage frais (j'ai utilisé du brocciu)


Faire cuire les fèves à l'eau bouillante salée pendant 5 minutes (vraiment pas plus pour les fraîches, sinon c'est encore plus galère à éplucher). Les égoutter et les rincer sous un filet d'eau froide (et éplucher si c'est des fraîches, et que vous ne venez pas de vous faire les ongles...)
Diluer le bouillon dans 50 cl d'eau bouillante. Ajouter une bonne partie de la menthe, retirer du feu, couvrir et laisser infuser une dizaine de minutes.
Faire tremper la gélatine dans un bol d'eau froide pendant 5 minutes.
Retirer la menthe du bouillon, égoutter les feuilles de gélatine et les dissoudre dans le bouillon. Verser un fond dans les verres.
Ajouter des fèves jusqu'au trait de liquide. Mettre au frigo ainsi que le reste de bouillon jusqu'à ce que ça prenne.
Mixer le reste des fèves avec le fromage et le reste de la menthe (garder éventuellement une ou deux feuilles pour la déco), ajouter le reste du bouillon quand il est pris, verser sur la gelée et servir...