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mercredi 24 février 2010

OFF: my record et panna cotta truffée fumée


Je suis soule (pourtant, à part les sympathiques vins du sympathique Domaine La Marche, j’ai surtout bu de la Badoit, comme quoi la sponsorisation a du bon). Mon train est à peine à Pont-l’évêque que je renonce à mon idée de digérer un peu cette ébullition avant de vous l’écrire. J'ai trop peur de ne perdre ne serait-ce qu’une miette de ce que j’ai la chance de vous rapporter, en plus de mon tablier Cocotte (j'étais un peu obligée, non?)


En plus, y a des prises électriques, le Paris-Deauville c'est beaucoup plus classe que le PLM... Bref, au début, je comptais juste vous faire partager une gorgée de cette ébullition créative sur (enfin plutôt sous, en fait) les planches de Deauville. Ce sera finalement une orgie. Genre « à vot’santé, M’ssieurs dames, -- comme dirait Bénabar, grand copain de JF Piège – la jeune cuisine est en pleine forme ! »

Même ceux qui sont plus tout jeunes, même ceux qui fatiguent comme Albert Adria, qui a laissé pour quelques mois encore
"la bête" El Bulli à son frangin pour un bar à tapas présenté dans un film (il adore la vidéo, Albert, même qu'il a fait lui-même "El dia en El Bulli"). Là, il présente Inopia, genre on y est comme-dans-le-bar-de-Friends-mais-c'est-à-Barcelone-et-c'est-plus-hype-et-la-plancha-est-gérée-par-Adria (ce qui fait une grosse différence, je vous l'accorde). Et qui m'a fait penser que ce n'était qu'à quelques heures de route de chez moi, et que ma banquière sera d'accord. Et qu'avec un peu de chance, il ne faut pas passer des nuits sur internet pour tenter de réserver comme à Rosas. Comme l'a joliment écrit un collègue, décrocher un ticket pour ces deux dernières années d'El Bulli, c'est un peu comme dans Charlie & la chocolaterie.

Y a aussi des jeunes qui ont l’air de sortir du lit, comme Inaki, dont le prénom est devenu un concept à lui seul. D’accord, il a un patronyme imprononçable, le Basque. Mais surtout il n’y a que lui pour parler avec autant de détachement d’une
"recette ratée", ou de cette simple « recette de composition » sur le thème on-met-plein-de-trucs-de-saison-ensemble-mais-on-fait-ça-bien-les-gars. Un rôle de composition pour la troupe de showmen dégingandés, et au final, une assiette justement bluffante de simplicité et d’intelligence.



"Châteaubriand est dans la place". On grille par deux fois les marrons au chalumeau (ustensile tip-top tendance, plein de chefs ont mis le feu sur scène), on fume légèrement les Saint-Jacques au foin, on râpe les topinambours (qu'on ne peut depuis la semaine dernière plus appeler légume oublié tant il a été utilisé), on blanchit les navets de Pardailhan... et au final on a un concentré de forêt dans une assiette, ça sent la nature mais la nature elle ne sait pas toute seule assembler tout ça. Et les gars du Châteaubriand, avec leurs baskets qui vont bien, ils savent faire ça : se servir de la main de l’homme pour prolonger l’œuvre commencée par Dame nature. C’est le rôle de l’homme en cuisine aussi, non ?


Et puis il n’y a que lui pour offrir, l'air de rien, la découverte de cet incroyable film de Nanda Fernandez Brédillard. Ces gars-là ont fait entrer le champignon et les marrons, non au Panthéon mais à Beaubourg, avec notamment cette vidéo utra-arty – qui m’a d’ailleurs tellement éblouie que j’en ai oublié d’en saisir au moins un plan macro sur le grand écran--. « ça sert à rien », qu’il dit, Inaki. Sébastien Demorand, qui était au moins aussi scotché que moi, a failli lui dire « N’importe quoi, mon gars ». Sauf qu’il a raison, Inaki : ça sert à rien, c’est de l’art… comme le voile de lard du blond Suédois Frederik Andersson (je dis ça parce que je connais des (presque) Suédoises brunes…), déposé dans un silence quasi-religieux sur des poireaux et panais qui fricotent avec algues et genièvre.



J’ai pourtant eu un peu peur en arrivant, quand Frédéric Bau, le Monsieur Valrhona de l’étape, nous a servi de la « gourmandise raisonnée ». Il ne me semble pourtant n'avoir jamais perdu la raison en matière pâtissière, à part en mangeant trop de halva. Oui, la crème au beurre, c’est naze, oui "le mieux est l'ennemi du bien", et pas que dans l’assiette. (Paraît que PH le dit, mais le bon sens de ma maman aussi). Oui, "le bio est meilleur pour l'Histoire". Oui, peut-être que « l’analyse calorique de la tarte au citron, c’est une histoire de fou ». Mais moi, perso, je m’en fous. D’acoord, j’ai un métabolisme scandaleux. Mais la meringue version « mousse à raser », sans blanc d’œuf, ben non, désolée, c’est trop raisonnable pour moi. Mais s’il y en a que ça intéresse, j’ai pris des notes, me contacter.

D’ailleurs, à part le guanciale, qui était à peu près le seul mot inconnu à mon vocabulaire culinaire, -- que d’aucuns définissent joliment comme lard de la bajoue --, utilisé par Grégory Marchand pour égayer son déjà réjouissant raviolo all uvo, et par le pizzaiolo le plus hype de NY, j’ai nommé Carlo Mirarchi – mais ça Estérelle vous parlera mieux que moi de son foie de veau pané que j’ai loupé --, pas grand-chose de grassouille sur scène.

On a vu beaucoup de betteraves, et pour moi, foodista-mais-pas-tant-que-ça, à qui ça évoque surtout l’époque où on regardait son âge au fond des verres, oui, c’était une (re)découverte. L’assiette violette du trio suédois de Malmö, un éblouissement.




Ces trois-là t’auraient plu, Garance. Après leurs peaux de porc croustillante, qui ont constitué mon petit-déjeuner en forme de pop-corn le deuxième jour, je suis tombée amoureuse de ces compositions de légumes et de baies de sureau ou d'églantier, ramassés en forêt ou dans leur potager dont on n’a même pas à se demander s’il est bio. D’ailleurs Julie Andrieu – qui comme tout le monde avait un peu des petits yeux – ne leur a même pas posé la question. Pas une fois ces gars n’ont parlé d’être raisonnable.
Et pourtant, des cylindres de betterave aux allures de viande des grisons comme ça, je devrais en faire plus souvent à mon affreux, au régime de manière chronique (en plus, ils laissent une grande partie de l'assiette vierge pour mettre en valeur le plat, comme l'a souligné Julie).
Mais pour ça il faut que je manie un peu mieux la mandoline. Et que je plante de l'oseille rouge dans mon jardin, aussi. Wait a moment, darling.


Chez Grégory Marchand donc, la betterave elle est jaune et le balsamique il est blanc. C’est frais, réjouissant, c’est prodigieux quand on sait que le Frenchie -- c'est Jamie qui lui a donné ce petit nom, qui lui a bizarrement collé à la peau ensuite à New York : facile, mais bien pratique si tu sèches sur le nom de ton resto -- est absolument seul en cuisine. Et surtout c’est généreux puisque ça fait partie d’un repas qui dépasse à peine les 20 euros le midi. C’est d’autant plus chouette que le jeune papa est modeste, et a enregistré lui-même le message du répondeur du restaurant parisien qui régale 24 couverts au quotidien.
Des petits malins qui ont pensé à réserver, of course, pour avoir droit à ces assiettes « freestyle » avec les petits pickles qui vont bien, où l’assaisonnement est prodigieusement maîtrisé, même sur un raviolo all'uovo. Oui, parce que quand le ravioli il est tout seul, c'est plus un ravioli mais un raviolo. Et avec un jaune d'oeuf dedans, ça suffit. Et c'est par pour être raisonnable, c'est parce que c'est que l'entrée et qu'on voudrait surtout pas se priver de la suite.



On passerait bien aussi un coup de fil rue du Faubourg Saint-Honoré, juste pour le dessert, si on ne craint pas de se prendre un « Cass’toi pov’con » dans les dents. Je suis pas sûre de savourer pleinement les pâtisseries de Régis Ferey dans des assiettes kitschissimes à 5 000 euros pièce, qui plus est à côté d’un homme qui a honteusement supprimé le fromage de ses menus et laisse courir la rumeur selon laquelle il ne boirait pas de vin, mais quand même. Ils sont sympas, ces cylindres caféinés ( !) avec une gelée d'orange. Technique, l'incrustation de silicone. (Mais le président est habitué... OK je sors).



Quant à la petite feuille d’or perchée sur une volute de chocolat, c'est soi-disant pas pour le bling bling, mais pour
« le point de lumière qui attire l’œil », qu'il dit... L’ancien du Ritz est tellement sérieux qu’on a envie de le croire. Et puis c’est joli. Et puis un homme qui praline à la gavotte comme le Cookie nous l’a appris, ça se respecte. En plus, il utilise du Demarle comme ma maman... By the way, il a mis de l’agar au menu du Président, qui évidemment veut lui aussi du caféiné mais raisonné (avec de la vraie crème quand même, ouf) … et met pas mal son nez dans les menus (ça étonne quelqu'un?) -- j'arrête, j'vais avoir des problèmes...--

On en a vu un autre faire un dessert tout en longueur et raisonnable, c'est Philippe Moreno, second du Petit Nice à Marseille. Oui parce que Gérald, il veut pas prendre de bedaine. Alors son pâtissier, quinze ans de maison, il "shoote" des sticks de sorbet (mangue, hibiscus, pomme verte, goyave) façon Mister Freeze emprisonnés dans une crème...
"COMMENT, LA CREME?!"
La pauvre Julie: "Ah oui, pardon..."
Non parce que Philippe il nous a fait une crème sans crème mais avec du lait de Kalpi -- visiblement, en gros, le lait ribot japonais -- parce que oui, Messieurs dames, il y a des vaches au Japon, même que c'est Frédéric Bau (voir plus haut) qui l'a dit.


C'est graphique, acide, régressif. Et cette "glace virtuelle" pour reprendre le mot de Julie, elle a beaucoup plu (ou alors parce que c'était un des rares trucs qu'on a pu goûter?)



En revanche, y en a d’autres qui perdent joyeusement la raison, c’est la bande à
Quique. L'Espagnol parle de El Poblet comme d'un "écosystème culinaire". Et dans ce monde merveilleux, comme dirait mon cher Yann Barthes, il se passe des choses étranges... On passe le foie de lotte au chalumeau, on poche les huîtres sous vide, on met du jus de betterave dans des ballons de baudruche, on transforme les peaux de topinambours en copeaux de bois qui croustillent...


C'est un peu déroutant, et je crois que c'est le moment où c'était le plus frustrant de ne pas goûter tant ce qu'on a devant les yeux est difficile à imaginer en bouche.
Heureusement, y avait les snacks de Katsumi Ishida (la suite de mon petit déj après les peaux de porc susnommées).


D'autant qu'on m'avait donné des envies de mer:

L'huître "bousculée par la marée" de Jean-François Rouquette, entre carnet de voyage et "mémoire de nos pères"...


...et le bol en peau de poisson de Matteo Baronetto, façon peau de python. Même si le contenu, des tripes de morue, ne me fait pas forcément rêver. Ce que j'aime, c'est cette vision du luxe fait de récup.
"C'est pas les produits, c'est bien couisiner", qu'il dit, Matteo.
Une phrase qui ne suffit évidemment pas à résumer ces deux jours, mais qui correspond assez bien à ce que j'en retiens. Avec trois fois rien, un champ des possibles infini. Euphorisant, nan?



Pour digérer, je me suis fait une panna cotta avec truffe et thé fumé. Une association qui me trottait dans la tête depuis ce riz au lait truffé poêlé et coulis de lapsang souchong qui m'avait éblouie lors de ce
petit concours dont Tiuscha a parlé . Une association inédite et pourtant évidente. Pierre-Louis, tu es bon pour le Off...

Panna cotta truffée, gelée au thé fumé
50 cl de lait
40 cl de crème liquide
40g de sucre
3g d'agar
1 petite melano

50cl d'eau
100g de sucre
lapsang souchong
3 feuilles de gélatine

Couper la truffe en deux parts pas égales. Isoler la petite, la mettre avec les oeufs ou bien bien bien la filmer et la remettre au frais. Mettre la grosse à infuser dans la bouteille de lait, au moins une nuit (deux jours c'est mieux). Râper une partie de la petite.
Mélanger le lait, la crème, le sucre, l'agar, faire chauffer, ajouter la truffe râpée, puis verser dans les verres préalablement disposés sur un plateau. Bien filmer, laisser prendre au frais.

Pour la gelée, faire bouillir l'eau et laisser infuser avec pas mal de thé (au moins deux boules). Remettre un peu sur le feu avec le sucre, ajouter la gélatine, laisser prendre dans un saladier... aussi longtemps que les panna cottas pour être synchro.

Au moment de servir, détendre la gelée au fouet, verser dans les verres. S'il vous reste de la truffe, faire des lamelles.

vendredi 8 janvier 2010

Cas de force majeure : panna cotta au pandan et compotée de quetsches au yuzu

J'ai donc écouté le préfet plutôt que ma conscience professionnelle, qui a presque failli me faire descendre 4 km sur les fesses pour aller relire mes chères assemblées générales boulistes. (Oui, ce métier engendre certaines pathologies...)

Feu vert du big boss ayant été donné à Cocotte pour cocooner, voici ma dernière pandanerie, peaufinée entre deux pelletées pour que l'affreux puisse me rejoindre sans que de raquettes il ne soit besoin.
En prime, le film de l'extraction du liquide dangereusement addictif : il y a des chances pour que plus jamais vous n'achetez l'infâmie en bouteille des frères T. Tout le monde n'a pas
la chance d'avoir de l'extrait-qui-va-bien-qu'il-est-vert-comme-il-faut rapporté du Vietnam...


Donc, pour celles qui ne seraient jamais tombées sur le billet de la douce Kalice, il faut:

1. Rassembler toute votre confiance et votre bonne humeur et vous diriger chez le primeur asiatique le plus proche
(ce qui est relatif, le mien est à 100 bornes. D'où l'intérêt de ce qui suit, CQFD).

2. L'aborder avec un grand sourire et lui prononcer tous les noms que vous connaissez à l'objet de votre quête : pandan bien sûr, dans toutes les prononciations possibles, la dua si vous le sentez viet (encore que, même à Ben Tanh ça marche pas, ça...), bayteuil s'il est plutôt laotien. Cette identification étant plutôt compliquée, je vous l'accorde, vous pouvez tentez, mais en dernier sinon c'est pas drôle, "feuilles parfumées". C'est ce qui a marché pour moi.

3. Repérez les paquets les mieux fermés, ça évitera que tout votre frigo en prenne l'odeur, parce que c'est pas comme la
truffe mais presque, et que j'ai beau être une aventurière, le camembert au pandan, je suis pas sûre de la pertinence de l'association.

4. Mettez les habits dont vous avez envie de vous débarrasser, ça vous fera une caution morale pour cliquer sur l'image de la énième tunique sympa sur La Redoute, sur le thème: la dernière est toute verte, il m'en faut une nouvelle. Normalement il dira rien puisqu'il sera déjà lui aussi accro à l'odeur, et vous empêchera de racheter du Tang.
(Pardon mes frères).

5. Coupez les feuilles aux ciseaux (elles sont assez dures), les placer dans le mixer.

6. Faire tourner en mode pulse en le laissant se reposer régulièrement (ça l'épuise) et en ajoutant un peau d'eau: idéalement un minimum, pour que l'extrait soit le plus concentré possible. Mais il faut essayer d'obtenir cette masse filasse de laquelle s'écoulera le sang de Shrek. Donc pour atteindre ce louable objectif, bien patouiller les feuilles à la cuiller entre deux pulse.

7. Vous saisir de votre torchon le plus moche, car vous ne le reverrez jamais dans cet état. Placer le contenu du bol au centre, au-dessus d'un saladier, et le serrer de toutes vos forces
(faut bien rentabiliser tout ce cirque).

8. Prendre une grande inspiration, et pousser un méga-soupir de satisfaction. D'autant qu'il va vous falloir attendre un peu, car le plus vert, qui nous intéresse, a tendance à se déposer au fond au bout d'un (long) moment, qu'il vaut mieux laisser s'écouler pour obtenir un extrait qui ne faussera pas les textures de vos préparations. En attendant, admirer.



Ne pas vous en faire si vous trouvez que ça a vraiment juste une odeur d'herbe coupée. Au début, c'est normal.

9. Faire le ménage (ou pas, puisque vous allez encore repeindre la cuisine plusieurs heures après).

10. A la cuiller, virer le maximum de l'eau jaunâtre du dessus, pour ne garder que le vert.

11. Verser le contenu dans des bacs à glaçons, bénir le fabricant de votre mixer s'il en a doté le bol d'un bec verseur, et placer au congel.


12. Refaire le ménage (après c'est fini).

13. Sortir vos petits glaçons verts et les mettre dans un sac de congélation, pour les mêmes raisons qu'au point 3 (oui, oui, même congelé, j'vous jure). Il se peut qu'ils soient encore un peu bicolores, dans ce cas pareil qu'en 10, laisser fondre et décanter, et jeter le maximum d'eau.

14. Vous faire un jus de crâne (vert) sur ce que vous allez bien pouvoir faire, vous pouvez même créer un groupe sur Facebook. Ou aller
. Ou les deux. Ou jeter un oeil sur cette recette.

Panna cotta au pandan, compotée de quetsches au yuzu


Pour la crème
50 cl de lait
40 cl de crème liquide
3 g d'agar agar
sucre à votre goût
pandan à l'intuition (3 glaçons pour moi)
colorant vert si vous avez la nostalgie du Tang

Pour la compotée de quetsches
des quetsches dénoyautées congelées par Picard ou les copines de Maman
du sucre à vue
yuzu pareil, je dirais 1 CS
Pour la panna cotta, mettre tous les ingrédients dans une casserole. Mélanger, porter doucement à ébullition, verser dans des verres. Laisser prendre, filmer et placer au frigo.


Faire compoter les quetsches avec leur jus et le sucre à feu doux. Verser sur les panna cotta une fois prises.
Goûter devant le spectacle. Oui parce que c'est pas les Vosges, mais une pinède gardoise. Oui oui.




Ou s'en foutre complet.

mardi 9 juin 2009

Panna cotta au wasabi (si, si!)

Les détournements verts, chez nous, c'est souvent au matcha, au pandan quelquefois. Mais les desserts peuvent aussi se mettre au vert avec le wasabi.
Pour la panna cotta qui pique, il vous faut
3 dl de lait
3 dl de crème liquide
3 g d'agar agar
50 g de sucre
1/3 de CC de wasabi en poudre (plus si vous aimez les sensations fortes), 1 petite CC si vous utilisez de la pâte (mais ça se mélange moins bien, forcément)
2 gouttes de colorant vert si vous voulez insister sur le côté Shrek de la chose

Faire chauffer les liquides, le sucre, le colorant et l'agar agar, ajouter le wasabi au bout de quelques minutes pour éviter les grumeaux.
Fouetter quand ça frémit, en laissant sur le feu quelques instants.
Retirer, verser dans les moules de votre choix et laisser prendre au frigo plusieurs heures.

lundi 16 mars 2009

Panna cotta douce amère, aux amandes

1/2l de lait
1/2l de crème liquide
3g d'agar agar (gélifiant végétal, disponible en magasins bio)
1 peu de sucre
qq gouttes d'arôme d'amande amère
une bonne poignée d'amandes
une rasade de sirop d'érable

Mélanger lait, crème, agar agar, sucre et arôme dans une casserole.
Porter à ébullition, retirer immédiatement du feu et verser dans des verres.
Faire prendre au frigo quelques heures.
Pour les amandes, les faire griller un peu dans une poêle, ajouter le sirop d'érable et laisser caraméliser en remuant de temps en temps.
Poser sur les pannacottas prête pour leur séance photo dans les cactus...

Je suis assez contente de ce caramel d'érable, tant au niveau de la texture que du goût. Mais le photographe dit que ce serait sûrement mieux avec des amandes effilées...

dimanche 17 février 2008

Panna cotta "retour du Maroc"

Faut pas nous en vouloir pour les p'tits coeurs, c'est parce que le jour de la Saint-Valentin, on a mangé des carbonara en famille...
Comme me l'a très aimablement et justement fait remarquer un ami, "la panna cotta à la fleur d'oranger, c'est classique..."
Sauf que:
1. C'est con, mais ça n'empêche, c'est bon.
2. On peut pas faire des
tartares d'huîtres tous les jours, à moins d'être payé pour ça (roh la bonne idée que voilà!...
3. Cette eau de fleur d'oranger a été achetée dans la médina de Fes.



Et comme vous pouvez le voir, notre petite commerçante était meilleure pour sourire à l'objectif que pour vanter l'étanchéité du bouchon "sac poubelle".

Il n'empêche, son eau ne s'est même pas fait la malle pour parfumer le linge dans nos valises...






Panna cotta à l'eau de fleur d'oranger
Pour 3-4 verres (ne pas trop remplir, c'est vite écoeurant quand même)

25cl de lait

25cl de crème liquide

3 feuilles de gélatine (une version agar-agar ici)

75g de sucre en poudre

3 cs d'eau de fleur d'oranger

Faire d'abord tremper la gélatine. Lait+crème sur feu pas trop fort, bien remuer jusqu'à ce que le sucre soit dissous. Aux premiers frémissements ôter du feu, ajouter l'eau et la gélatine, bien mélanger, verser dans les verres et faire prendre au frigo. Penser à s'y prendre un peu à l'avance...

Chez nous le petit coeur est en cannelle et la cuiller en gingembre confit...

vendredi 25 mai 2007

Quand Cocotte s'envole avec l'agar-agar...

...ça donne des petites fusées vertes, ou des tours de Pise en gelée, selon d'où on se place. ça peut aussi évoquer d'autres choses, mais je censure. Finalement on les a mangées à l'horizontale, version saucisson (beaucoup moins poétique comme titre, vous en conviendrez).





Ces petites panna cotta au matcha ont été confectionnés dans les petits godets de brousse (rappelez-vous...), recyclés en moule. Je crois que dorénavant ils serviront plutôt de germoirs. Mais en tout cas mon deuxième essai agar-agaresque est confirmé, je sens que je vais pouvoir m'envoler au niveau des saveurs...

Panna cotta au matcha

1 dl de lait
1 dl de crème
3g d'agar-agar
sucre (pas trop)
1 CC de matcha

Faire chauffer les liquides, le sucre et l'agar-agar, ajouter le matcha (pas avant, hein, sinon ça fait des grumeaux). Fouetter, quand ça frémit retirer, verser dans les moules que vous voulez et laisser prendre au frigo une nuit.

PS (décidément): obsédée par l'apesanteur, j'ai oublié de signaler que je les OFFRAIS à
Mamina pour son jeu des petites crèmes!!

lundi 21 mai 2007

Panna cotta double rose

Je sais, tout le monde l'a déjà faite, la panna cotta rose pour Requia, mais 1 je ne suis pas sûre d'avoir vu sur la blogosphère une association fraise-rose (la fleur, pas la couleur), et 2 c'est ma première expérience agar-agaresque réussie du premier coup...

250 ml de lait
autant de crème liquide
2-3g d'agar-agar (que ferais-je maintenant sans la balance offerte par ma maman?)
40 g de sucre en poudre
1 CC d'eau de rose
1 barquette de gariguettes (je suis définitivement contre les fraises d'Espagne désormais)

Faire chauffer le lait, la crème, le sucre, l'agar-agar et l'eau de rose.
Pendant ce temps laver les fraises et les passer au mixeur avec un peu d'eau et de sucre.

Laisser frémir un tout petit peu, ajouter 1 ou 2 CC de coulis de fraise, mélanger.
Verser dans les verres et laisser prendre au frigo une bonne demi-journée.
Avant de servir, verser le coulis.

Production également validée par notre
Mamina préférée pour son jeu des petites crèmes!!