*** Cake citron-huile d'argan (dedicated à toutes celles qui continuent à m'encourager)***
mardi 21 février 2012
Beauté intérieure. Cake citron-huile d'argan
*** Cake citron-huile d'argan (dedicated à toutes celles qui continuent à m'encourager)***
mercredi 3 août 2011
Le temps des vaches maigres. Pesto coriandre/coco
Salut la compagnie. Enfin bon, vu les stats, vous devez être deux pelés trois tondus que je salue bien bas. Je sais, c'est le mois d'août, vous êtes qui à la pêche aux moules, qui en double déménagement, qui à jongler entre bibs et petits pots betterave (péché mignon de la dinde btw, avec un trait de menthe pour l'aider à supporter la chaleur, vu qu'elle a pas droit au rosé). Bref, tout le monde est en mode août.
Ici, la mornitude a gagné du terrain, comme chaque année. Et en plus, ce qui devait arriver est arrivé: c'est la dèche. Du coup je passe plus de temps sur ebay que sur les blogs à saliver sur des restos où je suis pas près d'aller. Et vous savez quoi? C'est pas grave. Parce que dans quelques semaines j'irai buller au pays du gras. Et que faire les fonds de placard ça a du bon.
mardi 16 novembre 2010
Tofu soyeux mon amour: cheesecake gingembre-citron vert anti-pesanteur
Sont pas beaux, ces gâteaux de régime?
jeudi 12 août 2010
L'été en pente douce... deux shots de fraîcheur pour se maintenir : gaspacho de concombre et cheesecake matcha/citron
En août, c'est soudainement la pénurie. Plus d'empotés dans le parking, plus de spectacles de marionnettes à 9h du matin. Plus de mauvaise pizza (au mieux) avant d'aller s'entasser dans un gymnase, plus de soirées à se geler en robe de soirée et couverture polaire parce-que-les-Romains-pensaient-à-tout-mais-pas-au-mistral.
A la place, AOUT. Le non-mois, la terreur des journalistes tout désemparés de pouvoir, un jour de travail, rentrer se faire eux-mêmes une salade de pâtes dont ils ont la totale maîtrise, et la manger devant ce qu'il reste du journal télévisé.
Face à ce néant, y en a qui cherchent des poux dans la tête des petits copains, et on se marre bien.
Y en a d'autres qui en profitent pour mettre la gourmandise au menu de leurs éditions. FRG qui me ferait presque lever le samedi matin. Plus surpenant (ma brosse à dents en a dérapé), le sensuel Inaki, comme ça, (de) bon matin. C'est pas chez Demorand que ça serait arrivé, ça...
Vous imaginez donc bien que je suis de ceux-là. La tournée des boulangeries, la série "la gourmandise du jour", le je-me-suis-cachée-pour-vous-dans-les-cuisines-d'un-grand-resto, c'est pour moi. Ainsi, je tiens le coup.
Mais quand même. Le sevrage était trop brutal. Et alors que je me réhabituais tout doucement à faire cuire des trucs moi-même, on a replongé: pris la voiture sous un soleil de plomb pour aller traîner dans des hangars arlésiens, parce que tu comprends, on n'avait pas tout vu.
Signe que j'étais quand même sur la pente ascendante, on a délaissé Rabanel pour s'aventurer rue des Porcelets (ça s'invente pas), au Gibolin.
Salade de cocos au pistou.
Et malgré mon accoutrement stetson-aviator-canon autour du cou, qui ne laisse en principe qu'une alternative : journaliste et/ou touriste, on m'a demandé, pour la première fois (à part à Deauville, où c'était une question de circonstance, of course) si j'étais DU METIER. Bon, je pense que c'est surtout du à l'étendue du champ lexical employé pour décrire la qualité de la ratatouille, mais quand même, j'en suis encore toute retournée...
A part ça, à Arles, y a une lumière qui écrase tout sauf les gosses...
Mistral qui veille...
Mais surtout, on peut y faire des photos de jolies filles qui prennent des photos de jolies photos... ... dans des friches avec des trucs très certainement mis là exprès pour qu'on les photographie.
Avant que ça ne dégénère, je m'en vais me mettre au vert d'ici quelques jours au pays de la morue (et des pasteis!), après un petit réapprovisionnement en précieuses boîtes vertes.
Je vous laisse avec deux petits shots de fraîcheur.
2 concombres
1 grosse CS de chèvre frais
1 gousse d'ail
1 trait de vinaigre
sel, poivre, baies roses
Eplucher les concombres, en vider un (sinon ça fera trop flotte). Mixer avec le reste avec l'ail, le chèvre, le vinaigre. Saler, poivrer. Remettre au frais, parsemer de baies roses. That's all, folks!
Comme un cheesecake matcha-citron
Pas de flemme de base comme dirait l'autre, mais une pénurie de biscuits dignes d'en être, combinée à une envie de légèreté (d'où l'oeuf en moins, aussi) ...
400g de ricotta
1 grosse CS de fromage blanc
1 oeuf
60g de sucre
1 CC de matcha
1 petite CS de lemon curd (Albert Ménès)
Bien essorer la ricotta. La détendre à la fourchette. Ajouter le fromage blanc, le sucre, l'oeuf, en fouettant bien. Prélever une partie et la mélanger dans un bol avec le lemon curd. Ajouter le matcha dans le reste. Verser la préparation verte dans des verres qui explosent pas, ajouter la jaune et faire quelques mouvements de cuiller pour un effet marbré. Enfourner à 180°C pour une grosse demi-heure, en piquant dès que ça gonfle pour éviter l'effet cratère. Laisser reposer un peu, filmer et mettre au frais plusieurs heures.
Se répéter que les vacances arrivent...
jeudi 15 avril 2010
Le potager parle pour moi : la tarte aux carottes roulées façon Passard à la fève tonka, le sorbet carottes-pomme gingembre, et d'autres choses encore
Vous avez le droit de faire la maligne et de demander un massage à celui ou celle avec laquelle vous la partagez, parce qu'une petite douleur peut survenir au niveau des cervicales, quand même...
Enfin, sur le thème rien ne se perd tout se transforme je suis trop tendance, un pesto de fanes de radis. Les fanes lavées et grossièrement coupées, mixées avec une gousse d'ail, un peu de parmesan, un trait de citron, le tout monté à l'huile d'olive. Puissant.
Ah et si quand même, une petite info: la sortie prévue en septembre dans toutes les bonnes
mardi 13 avril 2010
Ma nouvelle ennemie, et les muffins aux noisettes grillées, coeur fondant citron-amande
Muffins aux noisettes grillées, coeur fondant citron confit-purée d'amandes
lundi 15 mars 2010
Mes coiffeuses et moi, et la tentative gastro d'onze heures moins le quart: butternut, Saint-Jacques, sel au cacao, chips de betterave, citron confit
A part ça, je voulais partager avec vous mon problème capillaire (oui, z'avez le droit de titiller la souris pour passer directement à la recette...) Mais ne vous inquiétez pas, c'est pas rapport à ce p... d'épi -- mes parents ont pas parfaitement géré le cocktail génétique, mais je leur en veux pas -- et à cette mèche rebelle qui doit pourtant impérativement couvrir cette p.. de bosse.
Mon problème concerne mes relations humaines délicates avec celles qui s'occupent de ma frange. Non parce qu'autant, la masseuse, c'est clair, tu lui parles pas, c'est pas l'idée. Autant la coiffeuse, en principe, elle parle. Et pas que de l'anatomie de mon front ou des trucs blancs, là, sur les tempes (ça j'ai du mal à en parler). Et ça fait au moins aussi mal à la tête que quand elle tire comme une folle en te faisant un brushing que tu vas tout défaire à peine sortie.
La coiffeuse a toujours été, vous le savez, une météorologue experte (bizarrement, sans jamais s'étendre sur le fait que ce p... de mistral, ça craint pour les cheveux). Aujourd'hui la crise en fait une macroéconomiste difficile à contredire.
Y en a pourtant qui y arrivent. L'affreux m'assure qu'avec lui, elle insiste pas. La méthode consisterait à répondre extrêmement froidement au premier constat météorologique, et la coiffeuse s'arrêterait là. Troquerait ses "ah, c'est dur en cemoment, hein?" contre quelques "un peu plus court là, M'sieur?". Imparable.
Moi, j'sais pas faire ça. Je suis bien embêtée de ne pouvoir invoquer la déformation professionnelle -- les gens ont toujours quelque chose d'intéressant à raconter tout ça tout ça -- pour me justifier. Et je suis bien obligée de reconnaître que là aussi, ça doit être dans mon patrimoine génétique, j'ai une très très grande capacité à causer météo avec des inconnus.
Et faut croire que j'aime ça. Car j'ai fait un étrange constat. Il y a pire qu'une coiffeuse qui ne s'arrête pas: une coiffeuse qui parle pas. Oui, j'ai vécu un grand moment de solitude sous les doigts d'une silencieuse. J'ai essayé la météo, zéro. La cuisine, avec mon Régal sur les genoux. Que nenni.
Nouveau marketing Biguine: oubliez tout ce que vous appris au Centre de formation aux conversations inintéressantes (cf Boulet). N'emmerdez pas les clients. Même s'ils essaient.
J'ai changé de salon. Raconté la glauquitude de ma dernière coupe à la brunette, sidérée. On a disserté sur la structure de nos franges respectives (j'adoore intellectualiser sur ce genre de trucs). Parlé de plein d'autres trucs vachement intéressants que je tairai ici. Savez, un peu comme les gens sympas dans le train. Tu peux leur raconter ta vie parce que tu les reverras jamais. Donc faut que je rechange la prochaine fois. C'est con, elle avait bien bossé, j'avais pas du tout l'air d'une pute à frange.
Alors, dans ces assiettes, y avait bien tout ce qui figure dans le titre, même si ça se voit pas sur la photo. J'ai évidemment pas tout fait d'un coup, je vous laisse vous organiser et gérer les proportions, sachant que ça peut faire plat principal ou entrée...
Chips de betterave
Eplucher une betterave crue, taillez comme vous pouvez des tranches fines avec un rasoir à légumes, ou avec votre mixeur, si vous avez une fonction pour ça. Les disposer sur du sopalin sans qu'elles se chevauchent (c'est important), en mettre un autre par-dessus et presser pour bien les essuyer. Les passer dans la farine et bien secouer pour qu'il n'y ait pas de résidus. Faire frire dans la friteuse ou à la poêle dans beaucoup d'huile bien chaude. Réserver sur un sopalin. J'ai pas salé, et j'ai pas franchement regretté.
Butternut
Elle figurait sous deux formes. En crème (sans crème, btw) et en tranches presque crues revenues dans de l'huile de sésame. Pas très intéressant à part pour le contraste des textures. Sinon, pour la crème, c'est comme dans la chicissime assiette de légumes du Cookie: cuit à la vapeur, salé poivré, écrasé à la fourchette, allongé avec un peu d'eau.
Saint-Jacques au sel & cacao
Les Saint-Jacques sont juste rôties dans une poêle avec un poil (warf d'huile d'olive), disposées sur la butternut bien chaude et saupoudrées d'un mélange de fleur de sel (au besoin un peu écrasée au mortier), et de cacao. Ici, des copeaux de bâtons kako martiniquais, sinon je pense qu'avec du cacao amer en poudre ça le fait tout à fait. Grave. J'avais vu ça chez Trish je crois. Sur les Saint-Jacques, ça fonctionne à merveille. Truly, madly...
Pour le reste, j'ai tenté un caramel avec l'eau de cuisson de la betterave, mais je peux pas en parler, je l'ai fait cramer.
Et si comme moi vous avez une belle-mère sur la Côte et des bocaux de citrons confits (au sel) à gogo, allez-y.
By the way, j'allais oublier une information de la plus haute importance. J'ai vaincu la pâte à choux. Mon nouvel ennemi, le fondant.
Et sinon, entendu à Deauville sur les télés retransmettant des images de Paris des chefs, William Ledeuil m'avait mis la puce à l'oreille avec son aïoli au gingembre. Je l'ai fait faire à un intégriste, c'est top mais c'est le nouveau sujet de désaccord après le yuzu.
Et dernière chose: cette photo a été prise dans le Sud de la France, le 10 mars 2010. Y a plus d'saison ma pov'dame, les coiffeuses ont raison...
samedi 28 novembre 2009
Parenthèse londonienne avant l'apocalypse et la tartelette qui n'a rien à voir (avec le pudding): matcha-yuzu-poire
On m'aurait donc menti depuis le début. En ne me disant pas -- alors qu'on m'a vite expliqué que le mensonge par omission, c'est le moins difficile mais le pire -- que tout ça avait une fin programmée. Il a fallu la sortie d'un blockbuster pour que je sache que non seulement que Filofax fermerait la boutique dans deux ans, mais surtout que je n'atteindrai jamais l'âge du Christ, et pire, que dans quelques semaines, ce serait mon anté-pénultième anniversaire (à un jour près, f...).
Bon, d'accord, la Nasa a dit que si c'était vrai ils le sauraient, et sur wiki on rappelle surtout que 2012 correspond à la fin de l'ère Sarkozy, ou du moins de la première partie. On l'aurait presque oublié...
Il n'empêche, la très sérieuse France Inter prépare déjà sa programmation musicale pour ce soir de grande écoute en posant cette question délicate à ses auditeurs: quelle est la dernière chanson que vous voudriez entendre?...
J'ai décidé de me laisser le temps de la réflexion, pour savoir si je préférerais me déhancher voluptueusement sur du Scarlett une dernière fois, ou faire un bilan mélancolique sur ma vie mon oeuvre, en me disant que finalement, j'étais une grosse boule de bowling (là si tu cliques pas, tu comprends po, c'est ça qu'est drôle).En attendant, bénissons l'ami irlandais, qui même s'il te soule à 30 000 pieds au-dessus de la terre à te parler dans un franco-pakistanais saturé de ses cartes à gratter alors que tu as du te lever à 4h du matin, te permet de parcourir le monde avant qu'il ne soit plus. Et let's enjoy.
So, by the river, j'ai eu le plaisir de démasquer un cookie qui n'a pas du tout une tronche de cake (comment ça, on te l'a déjà faite?!...). Mais par respect pour son droit à la non-image, vous ne verrez pas de cliché des deux pandan-addicts que nous sommes au milieu des toilettes surréalistes du Sketch...
Oui parce qu'à Londres, on aime les oeufs, et pas qu'au petit-déj', il faut le savoir. Et de toutes les couleurs (chez Harrods, j'en ai même vu des bleus qui se mangent, oui oui)
On s'est aussi payé de jolies tea times, avec les scones qui vont bien...

J'ai trouvé que certains souvenirs avaient un destin bien cruel...
Je suis entrée dans des lieux qui en imposent...
... et à l'intérieur, j'ai du réfréner des pulsions cleptomanes...
J'ai eu des réminiscences inattendues...
... dans mon Aube natale...
... ou à Québec (ça c'est pour me la péter moi-j'ai-plein-de-tampons-sur-mon-passeport)
J'ai trouvé certains contrastes saisissants...
Je me suis prise pour Alice au pays des merveilles...
... un amas de cire de Babybel...
... et un mur de briques...
Je me suis vue différemment dans des boules pas de Noël...
... dans un miroir pop...
... et dans les rétros du métro (oui parce que c'est pas très clair cette histoire, à pied on sait toujours pas de quel côté on doit marcher)
Sinon à part ça dans mon jardin je trouve qu'on se prépare plutôt joliment à l'apocalypse.
Et moi j'avais la conviction profonde que mon mec pouvait pas mourir avant de connaître le goût du yuzu, alors j'ai pris les devants.
Tartelettes matcha-poire-yuzu
Pour les non-initiés, matcha=poudre de thé vert; yuzu=mini-pamplemousse japonais. Son jus n'est pas facile à trouver, donc si vous habitez à la campagne comme moi, on trouve tout là.
Pour la pâte brisée au matcha:
250g de farine blanche
125g de beurre mou
100g de sucre glace
1 jaune d'oeuf
50g de crème fraîche épaisse
1 pincée de sel
1CS de matcha
Pour la ganache au yuzu
95g d'eau (minérale de préférence)
1CS de jus de yuzu
3/4 de feuille de gélatine
2 oeufs
80g de sucre
110g de beurre mou
+1 belle poire et le zeste d'un citron vert (facultatif)
On commence par la pâte. Placer la farine, le sucre, le sel, le matcha, et le beurre en morceaux dans un cul de poule (ou un grand tupperweare pourri, oui...). Travailler pour obtenir un sable grossier. Ajouter le jaune d'oeuf et la crème. Pétrir jusqu'à former une grosse boule. Envelopper d'un film plastique et laisser reposer au frais.
Pendant ce temps, préparer la ganache. Faire tremper la gélatine dans de l'eau froide. Faire frémir l'eau au bain-marie. Non ce n'est pas absurde puisque vous allez ajouter les oeufs, le sucre, le yuzu, et remuer jusqu'à épaississement. Ajouter la gélatine, laisser tiédir, puis ajouter le beurre en parcelles. Laisser reposer au frais.
Aller se promener.
Etaler la pâte sur une silpat, ou une plaque recouverte de papier sulfurisé. Former des disques à l'aide d'un cercle ou d'un verre en guise d'emporte-pièce. Faire cuire une vingtaine de minutes à 180°C, jusqu'à ce que ce soit cuit, quoi. Attention à ne pas les laisser brunir, c'est moins vert donc moins classe.
Laisser refroidir.
Aller étendre le linge.
Tartiner les cercles avec la ganache, en n'allant pas jusqu'au bord, toujours dans un souci d'esthétique (comment ça, he deviens snob?!), bien lisser.
Répartir des mini-dés de poire, et éventuellement des zestes de citron vert.
