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mardi 21 février 2012

Beauté intérieure. Cake citron-huile d'argan

Vous l'imaginez, les mois (!) qui se sont écoulés depuis le dernier post ont été pauvres en gommages gourmands, masques envoûtants et autres moments self-centered, hormis un massage embaumant et salvateur.

Mais, on peut prendre soin de soi par voie orale, cf ce cake plein d'acides gras. Je vous ai épargné la liste d'excuses plus ou moins louables pour justifier mon absence sur cette toile, je vous ferai grâce aussi du déguéulé de Google.

Mais je me suis documentée, assez pour vous dire que:

- vous pouvez dire huile d'argan-euh sans passer pour une plouc, là-bas c'est comme ça qu'on dit.

- l'huile d'argan serait exclusivement marocaine: les tentatives de plantation en Turquie et en Israël n'ont rien donné. Ils pourraient mettre l'arganier sur leur drapeau, tiens.

- son goût? noisette grillée, très prononcé, surtout que l'huile traditionnelle a vite fait de rancir et de rappeler délicatement les chèvres qui bouffent les noix.

Moi, j'aime d'autant plus que c'est bon pour l'élasticité de mon épiderme tiraillé par les gouzi-gouzis...

Notez que la recette qui suit fonctionne aussi avec de l'huile d'olive, si vous êtes plutôt ambiance Occitane.



*** Cake citron-huile d'argan (dedicated à toutes celles qui continuent à m'encourager)***
3 oeufs
150g de sucre
200g de farine
1 sachet de levure
140g d'huile d'argan
2 citrons bio

Tamiser la farine, mélanger la levure.
Fouetter les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le mélange sec, puis l'huile, enfin le zeste d'un citron et le jus des deux.
Enfourner 3/4h à 180°C.

Promis je reviens avant la Fête de la musique...

mercredi 3 août 2011

Le temps des vaches maigres. Pesto coriandre/coco


Salut la compagnie. Enfin bon, vu les stats, vous devez être deux pelés trois tondus que je salue bien bas. Je sais, c'est le mois d'août, vous êtes qui à la pêche aux moules, qui en double déménagement, qui à jongler entre bibs et petits pots betterave (péché mignon de la dinde btw, avec un trait de menthe pour l'aider à supporter la chaleur, vu qu'elle a pas droit au rosé). Bref, tout le monde est en mode août.


Ici, la mornitude a gagné du terrain,
comme chaque année. Et en plus, ce qui devait arriver est arrivé: c'est la dèche. Du coup je passe plus de temps sur ebay que sur les blogs à saliver sur des restos où je suis pas près d'aller. Et vous savez quoi? C'est pas grave. Parce que dans quelques semaines j'irai buller au pays du gras. Et que faire les fonds de placard ça a du bon.

(Quel enchaînement...) J'ai donc enfin trouvé une jolie utilisation à cette huile de coco. Pas dans les petits pots. La dinde attendra pour le gras.



*** Pesto coriandre/coco***
Mixer dans l'ordre les feuilles d'un bouquet de coriandre, 2 cuillers de poudre d'amandes (ou de noix de cajou), 3 d'huile de coco (Terre exotique). Saler et poivrer un poil, ajouter un trait de citron vert.
Sympa sur viandes blanches et poissons de la même couleur. Attention, ne se conserve pas longtemps...

mardi 16 novembre 2010

Tofu soyeux mon amour: cheesecake gingembre-citron vert anti-pesanteur


La première fois que l'affreux m'a parlé de ce défi, j'ai pouffé dans mes gnocchis. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'on faisait assiettes séparées, mais quand même... "Perdre autant de kilos que j'en prendrai à couver, vraiment, t'es sûr?!!"

C'est pas que j'envisageais alors de devenir une baleine, hein, mais je trouvais ça très ambitieux. Voire présomptueux.




C'était sous-estimer la volonté d'un futur papa qui veut être svelte pour l'arrivée de sa fille, c'était surestimer l'influence de ladite dinde sur ma courbe de poids. Car oui, nous avons presque atteint une balance familiale nulle.


Il faut dire aussi que je collabore très sérieusement, parce que la dinde me pèse déjà assez sur l'avant comme ça. Et puis je m'amuse bien, à augmenter les légumes par ci, réduire le gras par là... et invitant dans notre cuisine des ingrédients que l'affreux n'aurait jamais soupçonnés: purée d'amandes, miso... et bien sûr, la star, le tofu soyeux, qui se glisse élégamment presque partout. Comme dans ce cheesecake voluptueux et guilty free à la fois (oui oui c'est possible). Parce qu'il faudrait pas non plus contrarier mes envies besoins de sucré, non plus...

Déjà qu'à entendre certains:

- elle va tomber toute seule la tête par terre (oui parce que la future mère indigne -- mais éco-responsable -- que je suis court parfois chercher un sac réutilisable).

- elle va naître avec une cirrhose du foie (entendu dans la bouche d'un homme à fort bagage culturel, comme quoi)

- et on lui diagnostiquera Parkinson avant qu'elle rentre au CP parce que sa mère a bu du café malgré l'insistance de la caissière de la cafét' d'Ikea.



Moi, j'ai surtout peur qu'elle soit très snob en petits pots...




*** Cheesecake gingembre citron-vert***



Pour la base: 150g de biscuits au sésame (ceux de Cléa pour moi)



1 lichette de beurre... ou d'huile de sésame!







Pour l'appareil: 400g de tofu soyeux



1 petit suisse



50g de fromage type Saint-Morêt



1 oeuf



2 CS rases de sucre



1 morceau de gingembre (2cm environ)



1 citron vert



kinako (facultatif)






Emietter grossièrement les biscuits, mélanger avec la matière grasse, couvrir le fond d'un moule à charnière en appuyant bien, avec un verre par exemple. Les proportions marchent aussi pour 4 cercles individuels, dans ce cas baisser la cuisson d'un quart d'heure.



Détendre le tofu à la fourchette ou au fouet, incorporer le petit suisse, le saint-morêt, l'oeuf et le sucre. Râper le gingembre, zester le citron vert puis le presser. Ajouter le gingembre et le jus, éventuellement un peu de zestes. Si l'appareil vous paraît vraiment trop liquide, ajouter une cuiller de farine.

Verser délicatement sur la base. Enfourner une heure à 110°C, laisser reposer puis mettre au frais plusieurs heures avant de démouler. On peut servir avec des zestes, saupoudrer un peu de kinako...

On peut aussi préférer celui-ci, à la cardamome. Parfum approuvé l'an dernier.


Sont pas beaux, ces gâteaux de régime?

jeudi 12 août 2010

L'été en pente douce... deux shots de fraîcheur pour se maintenir : gaspacho de concombre et cheesecake matcha/citron

Dans mon cher boulot, donc, au mois de juillet, de la culture, on t'en fait bouffer jusqu'à l'écoeurement. Ou l'hystérie.

En août, c'est soudainement la pénurie. Plus d'empotés dans le parking, plus de spectacles de marionnettes à 9h du matin. Plus de mauvaise pizza (au mieux) avant d'aller s'entasser dans un gymnase, plus de soirées à se geler en robe de soirée et couverture polaire parce-que-les-Romains-pensaient-à-tout-mais-pas-au-mistral.

A la place, AOUT. Le non-mois, la terreur des journalistes tout désemparés de pouvoir, un jour de travail, rentrer se faire eux-mêmes une salade de pâtes dont ils ont la totale maîtrise, et la manger devant ce qu'il reste du journal télévisé.

Face à ce néant, y en a qui cherchent des poux dans la tête des petits copains, et on se marre bien.

Y en a d'autres qui en profitent pour mettre la gourmandise au menu de leurs éditions. FRG qui me ferait presque lever le samedi matin. Plus surpenant (ma brosse à dents en a dérapé), le sensuel Inaki, comme ça, (de) bon matin. C'est pas chez Demorand que ça serait arrivé, ça...

Vous imaginez donc bien que je suis de ceux-là. La tournée des boulangeries, la série "la gourmandise du jour", le je-me-suis-cachée-pour-vous-dans-les-cuisines-d'un-grand-resto, c'est pour moi. Ainsi, je tiens le coup.



Mais quand même. Le sevrage était trop brutal. Et alors que je me réhabituais tout doucement à faire cuire des trucs moi-même, on a replongé: pris la voiture sous un soleil de plomb pour aller traîner dans des hangars arlésiens, parce que tu comprends, on n'avait pas tout vu.

Signe que j'étais quand même sur la pente ascendante, on a délaissé Rabanel pour s'aventurer rue des Porcelets (ça s'invente pas), au Gibolin.


Salade de poulpes au fenouil pour l'affreux...





Pressé d'aubergines et poivrons...






Salade de cocos au pistou.



Et malgré mon accoutrement stetson-aviator-canon autour du cou, qui ne laisse en principe qu'une alternative : journaliste et/ou touriste, on m'a demandé, pour la première fois (à part à Deauville, où c'était une question de circonstance, of course) si j'étais DU METIER. Bon, je pense que c'est surtout du à l'étendue du champ lexical employé pour décrire la qualité de la ratatouille, mais quand même, j'en suis encore toute retournée...


A part ça, à Arles, y a une lumière qui écrase tout sauf les gosses...





Mistral qui veille...


Mais surtout, on peut y faire des photos de jolies filles qui prennent des photos de jolies photos...

... dans des friches avec des trucs très certainement mis là exprès pour qu'on les photographie.




Avant que ça ne dégénère, je m'en vais me mettre au vert d'ici quelques jours au pays de la morue (et des pasteis!), après un petit réapprovisionnement en précieuses boîtes vertes.


Je vous laisse avec deux petits shots de fraîcheur.


Gaspacho de concombre


2 concombres


1 grosse CS de chèvre frais


1 gousse d'ail


1 trait de vinaigre


sel, poivre, baies roses


Eplucher les concombres, en vider un (sinon ça fera trop flotte). Mixer avec le reste avec l'ail, le chèvre, le vinaigre. Saler, poivrer. Remettre au frais, parsemer de baies roses. That's all, folks!

Comme un cheesecake matcha-citron

Pas de flemme de base comme dirait l'autre, mais une pénurie de biscuits dignes d'en être, combinée à une envie de légèreté (d'où l'oeuf en moins, aussi) ...

400g de ricotta

1 grosse CS de fromage blanc

1 oeuf

60g de sucre

1 CC de matcha

1 petite CS de lemon curd (Albert Ménès)

Bien essorer la ricotta. La détendre à la fourchette. Ajouter le fromage blanc, le sucre, l'oeuf, en fouettant bien. Prélever une partie et la mélanger dans un bol avec le lemon curd. Ajouter le matcha dans le reste. Verser la préparation verte dans des verres qui explosent pas, ajouter la jaune et faire quelques mouvements de cuiller pour un effet marbré. Enfourner à 180°C pour une grosse demi-heure, en piquant dès que ça gonfle pour éviter l'effet cratère. Laisser reposer un peu, filmer et mettre au frais plusieurs heures.

Se répéter que les vacances arrivent...

jeudi 15 avril 2010

Le potager parle pour moi : la tarte aux carottes roulées façon Passard à la fève tonka, le sorbet carottes-pomme gingembre, et d'autres choses encore

Je... j'suis pas inspirée.

Je vous aurais bien parlé de la joie incommensurable (mais ô combien éphémère) que me procure ma victoire sur le K2 du linge à repasser, réduite à néant au fil de 42 épisodes de Plus belle la vie. Mais comment dire... J'ai pas de tag "Vis ma vie de ménagère", et puis bon voilà quoi.


J'aurais pu m'étonner que la sortie chez Nature & découvertes d'un parfum au yuzu et à la fève tonka crée pas plus le buzz chez les foodistas. Mais j'ai peur que ça n'intéresse qu'une infime partie de mon modeste lectorat, et que ça fasse fuir le reste.
Pour info quand même, on trouve aussi sur le net un savon au yuzu-que-c'est-bon-pour-les-peaux-stressées. N'empêche que le prix a de quoi faire perdre la sérénité: 80€ les 70g. Je vous parle même pas du gommage, qui vaut le prix d'un repas chez Noma. Au fait Cookie, c'est quand que tu nous racontes?!

J'aurais pu encore dégoiser sur la Louise, mais je suis pas encore allée voir le film, ce serait pas très fair-play (et c'est très sexy, le fair-play, paraît).


J'aurais pu vous parler de Passard, qui doit être très inspiré en ce mois d'euphorie dans le potager, mais j'y suis jamais allée... moi. Ni chez Le Bec, ni chez Sulpice, et encore moins chez Redzepi. Cookie c'est quand que tu racoontes? N'empêche qu'ils se sont tous invités chez moi (j'avais rangé la table à repasser et éteint la télé) pour ces petites recettes printanières qui, si elles ne rendent pas disertes, contribuent un peu plus à ce qu'on soit content d'être en avril. C'est déjà ça, comme dirait l'autre, qui nous sort un album autre titre qu'on-dirait-le-début-d'un-article-wiki. J'arrête, j'avais dit que je parlerais pas beaucoup...

Tarte aux carottes façon boutons de rose

L'humeur passardienne, donc. Pour les non-initiés, cet homme il est trop fort avec les fruits et les légumes, même qu'il fait des tartes avec des tranches de pommes roulées en boutons de rose, même que personne il sait comment il fait. A priori, avec les carottes c'est moins galère, mais euh comment dire... un peu, quand même. Si vous vous sentez pas, commencer par la version courgettes de Cookie-c'est-quand-que-tu-racontes?
Il y a aussi un peu de Jean Sulpice, qui lui fait des carottes toutes simples à la fève tonka, avec de l'omble chevalier.

4 feuilles de brick
1 dizaine de carottes
3 CS de ricotta
1/2 citron
huile d'amande douce (ou de pépins de raisin)
fève tonka
sel, poivre

Laver et éplucher les carottes. Faire des tranches les plus longues et les plus fines possibles. Au rasoir à légumes? N'y pensez même pas, j'y ai cassé le mien. Non, avec un bon couteau on se débrouille, sans se couper. Mais en faisant plein de chutes, parce qu'arrivée à la moitié de la carotte, c'est plus trop possible. Mais c'est pas grave, parce que vous pourrez faire d'autres choses avec (voir ci-dessous). Bref, faut le vivre. J'vous jure que ça se passe pas si mal que ça.

Les faire cuire à la vapeur, pas trop longtemps pour qu'elles gardent leur croquant, mais assez pour qu'elles puissent s'enrouler. Un quart d'heure, je dirais. Surveiller.

Mettre les feuilles de brick sur une tôle à tarte, badigeonner d'huile au pinceau, bien aplatir au milieu, faire cuire une dizaine de minutes à 180°C.

Battre la ricotta à la fourchette pour la détendre, ajouter un trait de citron, saler, poivrer. Répartir sur le fond de tarte.

Rouler les tranches de carottes et les planter dans la ricotta. Badigeonner délicatement avec le pinceau huilé, parsemer de fleur de sel et de tonka râpée. Repasser une dizaine de minutes au four.
Vous avez le droit de faire la maligne et de demander un massage à celui ou celle avec laquelle vous la partagez, parce qu'une petite douleur peut survenir au niveau des cervicales, quand même...


Glace pomme-carotte qui va bien

Ma première tentative de glace bonne pour le teint (et moins chère que le savon au yuzu) avait été un échec relatif. Cocotte têtue savait qu'elle n'en resterait pas là. Et devant toutes ces moitiés de carottes, s'est souvenue qu'elle avait une centrifugeuse. Bien lui en a pris: c'est comme ça qu'il faut la faire, la glace à la carotte. Avec du jus.

Du coup pour les proportions, c'est un peu freestyle, avec les carottes plus le jus d'une pomme on était à peu près à 50 cl. J'ai ajouté un peu de gingembre, et ce qu'il restait de la pomme après extraction. Pour le sirop, j'ai fait 60g de sucre/60g d'eau. J'ai ajouté un sachet de stabilisateur et bien laissé prendre au frais avant de passer en sorbetière.
Tip top. Ici avec de la neige de yaourt (un yaourt congelé, gratté à la fourchette), et des miettes de speculoos.

Avec le reste de carottes après extraction, j'ai fait les muffins du Cookie -- c'est quand que tu racoooontes? --. Même si oui, j'aime me perdre dans tes archives...


Crème de courgettes au basilic
Le Bec a bien fait d'aller faire un tour à Naples. Parce qu'il en a rapporté un truc auquel une gourdasse comme moi n'avait pas pensé. Pour ne pas avoir un truc lavasse, il faut presser les courgettes...

2 courgettes
1 branche de basilic
1 gousse d'ail
huile d'olive
sel, poivre

Laver les courgettes, les couper en gros morceaux. Saler, poivrer, faire cuire un peu à la vapeur (une dizaine de minutes). Laisser un peu refroidir, puis presser dans un torchon pour extraire le maximum d'eau. Mixer avec l'ail et le basilic, ajouter un peu d'huile d'olive.

Servir bien frais pour tartiner. Ou planter des radis comme Monsieur Redzepi (lui il fait ça dans de la terre constituée de pain noir et de fromage frais -- Cookie c'est quand que tu racooontes? --. Moi j'ai planté dans le gazon, parce que je trouvais ça joli aussi. Et c'est bon.

Pesto de fanes de radis

Enfin, sur le thème rien ne se perd tout se transforme je suis trop tendance, un pesto de fanes de radis. Les fanes lavées et grossièrement coupées, mixées avec une gousse d'ail, un peu de parmesan, un trait de citron, le tout monté à l'huile d'olive. Puissant.


Ah et si quand même, une petite info: la sortie prévue en septembre dans toutes les bonnes librairies tables d'un magazine qui s'annonce transcendant, allez donc zyeuter .

Et s'il vous reste encore des carottes, y a toujours le carrot cake, ou cette terrine printanière tout en légèreté...
Les courgettes, on peut aussi en faire des carrés à la brousse ou un joli carpaccio maintenant que vous êtes bien entraînée à faire des tranches très très fines...

mardi 13 avril 2010

Ma nouvelle ennemie, et les muffins aux noisettes grillées, coeur fondant citron-amande

J'aurais presque envie de dire : Scarlett, mon amie, reviens!
Vous auriez jamais cru lire ça ici, hein? Oui mais bon, l'heure est grave. Et la concurrence est rude. Alors que je me préparais psychologiquement aux effets sur l'affreux de la vue de la veuve noire en cuir noir dans Iron Man 2, v'là la Louise qui débarque.
J'ai eu beau souligner ses goûts de chiotte -- la barrette de Julien Doré, le cigare en couverture d'Entrevue, que même pas elle s'appelait Louise en vrai et qu'elle a demandé à ce qu'on l'appelle Salomé (pardon aux lectrices qui porteraient ce prénom), qu'elle a invité Rachida Dati à la première --, rien n'y fait.
Il a intérêt à être bon, le Besson, sinon je vais vraiment passer un mauvais moment. Et il me faudra supporter quinze jours de babillages sur les traits de la Bretonne avant ma vengeance. Parce qu'à côté de Scarlett, y aura Robert. Y a une justice, quand même.

Sinon il faut absolument aller voir ce film vu au Off, dont je vous avais parlé .


Omnivore l'a mis en ligne ici. Un moment de grâce que cette plongée au milieu des navets qui en macro prennent des allures de paysages lunaires.




Muffins aux noisettes grillées, coeur fondant citron confit-purée d'amandes
150 g de farine
1/2 sachet de levure chimique
1 bonne poignée de noisettes entières
15 cl de lait
50 g de beurre fondu
50 g de sucre
1 oeuf
1 gousse de vanille (facultatif)
2 rondelles de citron confit
1 CS de purée d'amandes (magasins bio)

Faire griller les noisettes un petit quart d'heure à 180°C. Surveiller, parce que si vous les faites cramer, vous serez très énervée, surtout si vous vous êtes fait une ampoule avec le casse-noix (zettes). Les minauderies de Louise suffisent amplement.
Laisser refroidir et concasser grossièrement au pilon.
Ecraser les citrons confits à la fourchette s'ils sont tout mous comme ceux de votre belle-mère, sinon coupez-les en petits morceaux, mélanger avec la purée d'amandes, ajouter un peu de sucre. La texture doit être crémeuse.
Mélanger les ingrédients secs dans un saladier, les "humides" dans un autre, puis tout ensemble.
Verser une partie dans les moules, ajouter une petite cuiller du mélanger citron-amande, recouvrir de pâte (pour que ça fasse un coeur, quoi). Attention à ne pas trop remplir, comme ça lève un peu quand même, parce que sinon ils auront une gueule de soucoupe volante.
Faire cuire une vingtaine de minutes à 180°C.

lundi 15 mars 2010

Mes coiffeuses et moi, et la tentative gastro d'onze heures moins le quart: butternut, Saint-Jacques, sel au cacao, chips de betterave, citron confit

(Et le grand retour du salé on the blog. Parce que non, je ne mange pas que des panna cottas. Mais comme on dîne à l'heure où tout le monde dort -- notez la blagounette dès la deuxième phrase, ça commence très fort --, il fait un peu noir, et on a trop faim pour transformer le salon en studio photo. Donc les plats sont vite catalogués not bloggables. Je fais une exception, les photos sont un peu indignes, mais le plat était bankable, trust me).

A part ça, je voulais partager avec vous mon problème capillaire (oui, z'avez le droit de titiller la souris pour passer directement à la recette...) Mais ne vous inquiétez pas, c'est pas rapport à ce p... d'épi -- mes parents ont pas parfaitement géré le cocktail génétique, mais je leur en veux pas -- et à cette mèche rebelle qui doit pourtant impérativement couvrir cette p.. de bosse.

Mon problème concerne mes relations humaines délicates avec celles qui s'occupent de ma frange. Non parce qu'autant, la masseuse, c'est clair, tu lui parles pas, c'est pas l'idée. Autant la coiffeuse, en principe, elle parle. Et pas que de l'anatomie de mon front ou des trucs blancs, là, sur les tempes (ça j'ai du mal à en parler). Et ça fait au moins aussi mal à la tête que quand elle tire comme une folle en te faisant un brushing que tu vas tout défaire à peine sortie.

La coiffeuse a toujours été, vous le savez, une météorologue experte (bizarrement, sans jamais s'étendre sur le fait que ce p... de mistral, ça craint pour les cheveux). Aujourd'hui la crise en fait une macroéconomiste difficile à contredire.



Y en a pourtant qui y arrivent. L'affreux m'assure qu'avec lui, elle insiste pas. La méthode consisterait à répondre extrêmement froidement au premier constat météorologique, et la coiffeuse s'arrêterait là. Troquerait ses "ah, c'est dur en cemoment, hein?" contre quelques "un peu plus court là, M'sieur?". Imparable.



Moi, j'sais pas faire ça. Je suis bien embêtée de ne pouvoir invoquer la déformation professionnelle -- les gens ont toujours quelque chose d'intéressant à raconter tout ça tout ça -- pour me justifier. Et je suis bien obligée de reconnaître que là aussi, ça doit être dans mon patrimoine génétique, j'ai une très très grande capacité à causer météo avec des inconnus.


Et faut croire que j'aime ça. Car j'ai fait un étrange constat. Il y a pire qu'une coiffeuse qui ne s'arrête pas: une coiffeuse qui parle pas. Oui, j'ai vécu un grand moment de solitude sous les doigts d'une silencieuse. J'ai essayé la météo, zéro. La cuisine, avec mon Régal sur les genoux. Que nenni.


Nouveau marketing Biguine: oubliez tout ce que vous appris au Centre de formation aux conversations inintéressantes (cf Boulet). N'emmerdez pas les clients. Même s'ils essaient.


J'ai changé de salon. Raconté la glauquitude de ma dernière coupe à la brunette, sidérée. On a disserté sur la structure de nos franges respectives (j'adoore intellectualiser sur ce genre de trucs). Parlé de plein d'autres trucs vachement intéressants que je tairai ici. Savez, un peu comme les gens sympas dans le train. Tu peux leur raconter ta vie parce que tu les reverras jamais. Donc faut que je rechange la prochaine fois. C'est con, elle avait bien bossé, j'avais pas du tout l'air d'une pute à frange.



Alors, dans ces assiettes, y avait bien tout ce qui figure dans le titre, même si ça se voit pas sur la photo. J'ai évidemment pas tout fait d'un coup, je vous laisse vous organiser et gérer les proportions, sachant que ça peut faire plat principal ou entrée...



Chips de betterave



Eplucher une betterave crue, taillez comme vous pouvez des tranches fines avec un rasoir à légumes, ou avec votre mixeur, si vous avez une fonction pour ça. Les disposer sur du sopalin sans qu'elles se chevauchent (c'est important), en mettre un autre par-dessus et presser pour bien les essuyer. Les passer dans la farine et bien secouer pour qu'il n'y ait pas de résidus. Faire frire dans la friteuse ou à la poêle dans beaucoup d'huile bien chaude. Réserver sur un sopalin. J'ai pas salé, et j'ai pas franchement regretté.



Butternut



Elle figurait sous deux formes. En crème (sans crème, btw) et en tranches presque crues revenues dans de l'huile de sésame. Pas très intéressant à part pour le contraste des textures. Sinon, pour la crème, c'est comme dans la chicissime assiette de légumes du Cookie: cuit à la vapeur, salé poivré, écrasé à la fourchette, allongé avec un peu d'eau.

Saint-Jacques au sel & cacao

Les Saint-Jacques sont juste rôties dans une poêle avec un poil (warf d'huile d'olive), disposées sur la butternut bien chaude et saupoudrées d'un mélange de fleur de sel (au besoin un peu écrasée au mortier), et de cacao. Ici, des copeaux de bâtons kako martiniquais, sinon je pense qu'avec du cacao amer en poudre ça le fait tout à fait. Grave. J'avais vu ça chez Trish je crois. Sur les Saint-Jacques, ça fonctionne à merveille. Truly, madly...

Pour le reste, j'ai tenté un caramel avec l'eau de cuisson de la betterave, mais je peux pas en parler, je l'ai fait cramer.

Et si comme moi vous avez une belle-mère sur la Côte et des bocaux de citrons confits (au sel) à gogo, allez-y.

By the way, j'allais oublier une information de la plus haute importance. J'ai vaincu la pâte à choux. Mon nouvel ennemi, le fondant.

Et sinon, entendu à Deauville sur les télés retransmettant des images de Paris des chefs, William Ledeuil m'avait mis la puce à l'oreille avec son aïoli au gingembre. Je l'ai fait faire à un intégriste, c'est top mais c'est le nouveau sujet de désaccord après le yuzu.

Et dernière chose: cette photo a été prise dans le Sud de la France, le 10 mars 2010. Y a plus d'saison ma pov'dame, les coiffeuses ont raison...

samedi 28 novembre 2009

Parenthèse londonienne avant l'apocalypse et la tartelette qui n'a rien à voir (avec le pudding): matcha-yuzu-poire


On m'aurait donc menti depuis le début. En ne me disant pas -- alors qu'on m'a vite expliqué que le mensonge par omission, c'est le moins difficile mais le pire -- que tout ça avait une fin programmée. Il a fallu la sortie d'un blockbuster pour que je sache que non seulement que Filofax fermerait la boutique dans deux ans, mais surtout que je n'atteindrai jamais l'âge du Christ, et pire, que dans quelques semaines, ce serait mon anté-pénultième anniversaire (à un jour près, f...).
Bon, d'accord, la Nasa a dit que si c'était vrai ils le sauraient, et sur wiki on rappelle surtout que 2012 correspond à la fin de l'ère Sarkozy, ou du moins de la première partie. On l'aurait presque oublié...
Il n'empêche, la très sérieuse France Inter prépare déjà sa programmation musicale pour ce soir de grande écoute en posant cette question délicate à ses auditeurs: quelle est la dernière chanson que vous voudriez entendre?...
J'ai décidé de me laisser le temps de la réflexion, pour savoir si je préférerais me déhancher voluptueusement sur du Scarlett une dernière fois, ou faire un bilan mélancolique sur ma vie mon oeuvre, en me disant que finalement, j'étais une grosse boule de bowling (là si tu cliques pas, tu comprends po, c'est ça qu'est drôle).En attendant, bénissons l'ami irlandais, qui même s'il te soule à 30 000 pieds au-dessus de la terre à te parler dans un franco-pakistanais saturé de ses cartes à gratter alors que tu as du te lever à 4h du matin, te permet de parcourir le monde avant qu'il ne soit plus. Et let's enjoy.

So, by the river, j'ai eu le plaisir de démasquer un cookie qui n'a pas du tout une tronche de cake (comment ça, on te l'a déjà faite?!...). Mais par respect pour son droit à la non-image, vous ne verrez pas de cliché des deux pandan-addicts que nous sommes au milieu des toilettes surréalistes du Sketch...
Oui parce qu'à Londres, on aime les oeufs, et pas qu'au petit-déj', il faut le savoir. Et de toutes les couleurs (chez Harrods, j'en ai même vu des bleus qui se mangent, oui oui)

On s'est aussi payé de jolies tea times, avec les scones qui vont bien...
Je ne suis pas allée au bar à cupcakes mais me suis extasiée devant des petits gâteaux girlissimes...
J'ai hésité devant un panel de tasses kitchissimes mais n'ai pas laissé un penny dans ce temple du mauvais goût...

J'ai trouvé que certains souvenirs avaient un destin bien cruel...

Je suis entrée dans des lieux qui en imposent...

... et à l'intérieur, j'ai du réfréner des pulsions cleptomanes...

J'ai eu des réminiscences inattendues...
Je me suis crue un instant à Marseille...

... dans mon Aube natale...

... ou à Québec (ça c'est pour me la péter moi-j'ai-plein-de-tampons-sur-mon-passeport)

J'ai trouvé certains contrastes saisissants...




Je me suis prise pour Alice au pays des merveilles...
J'ai admiré un écran rouge...

... un amas de cire de Babybel...

... et un mur de briques...

Je me suis vue différemment dans des boules pas de Noël...

... dans un miroir pop...

... et dans les rétros du métro (oui parce que c'est pas très clair cette histoire, à pied on sait toujours pas de quel côté on doit marcher)
J'ai joué à la marelle sur du parquet Keith Haring...
... mais j'ai pas demandé au gardien du musée comment on faisait les bébés.
Et j'ai pas ramené d'auxiliaire pour ma cuisine.
Déjà qu'avec mon mini pot de marmelade dans le sac à main j'ai failli passer pour une terroriste...
Sinon à part ça dans mon jardin je trouve qu'on se prépare plutôt joliment à l'apocalypse.



Et moi j'avais la conviction profonde que mon mec pouvait pas mourir avant de connaître le goût du yuzu, alors j'ai pris les devants.

Tartelettes matcha-poire-yuzu
Pour les non-initiés, matcha=poudre de thé vert; yuzu=mini-pamplemousse japonais. Son jus n'est pas facile à trouver, donc si vous habitez à la campagne comme moi, on trouve tout .


Pour la pâte brisée au matcha:


250g de farine blanche


125g de beurre mou


100g de sucre glace


1 jaune d'oeuf


50g de crème fraîche épaisse


1 pincée de sel


1CS de matcha





Pour la ganache au yuzu


95g d'eau (minérale de préférence)


1CS de jus de yuzu


3/4 de feuille de gélatine


2 oeufs


80g de sucre


110g de beurre mou





+1 belle poire et le zeste d'un citron vert (facultatif)



On commence par la pâte. Placer la farine, le sucre, le sel, le matcha, et le beurre en morceaux dans un cul de poule (ou un grand tupperweare pourri, oui...). Travailler pour obtenir un sable grossier. Ajouter le jaune d'oeuf et la crème. Pétrir jusqu'à former une grosse boule. Envelopper d'un film plastique et laisser reposer au frais.



Pendant ce temps, préparer la ganache. Faire tremper la gélatine dans de l'eau froide. Faire frémir l'eau au bain-marie. Non ce n'est pas absurde puisque vous allez ajouter les oeufs, le sucre, le yuzu, et remuer jusqu'à épaississement. Ajouter la gélatine, laisser tiédir, puis ajouter le beurre en parcelles. Laisser reposer au frais.

Aller se promener.

Etaler la pâte sur une silpat, ou une plaque recouverte de papier sulfurisé. Former des disques à l'aide d'un cercle ou d'un verre en guise d'emporte-pièce. Faire cuire une vingtaine de minutes à 180°C, jusqu'à ce que ce soit cuit, quoi. Attention à ne pas les laisser brunir, c'est moins vert donc moins classe.

Laisser refroidir.

Aller étendre le linge.

Tartiner les cercles avec la ganache, en n'allant pas jusqu'au bord, toujours dans un souci d'esthétique (comment ça, he deviens snob?!), bien lisser.

Répartir des mini-dés de poire, et éventuellement des zestes de citron vert.