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lundi 29 décembre 2014

Du monde dans la cuisine

Oups. Vl'à que Noël est passé. Je ne vous ai pas habitué à ça, donc je pense que vous n'êtes point venus chercher de recette de foie gras un mois avant le jour J. De mon côté j'étais bien occupée à savourer le Vaucluse, faire à manger à une bande de joyeux utopistes dans ce qui aura bel et bien été un resto éphémère, bref tenter de gagner joyeusement ma croûte et goûter mon bonheur. Sans compter que dans la série homemade obsession, je me suis trouvée une nouvelle lubie en forme d'aiguilles, oui oui...

On commence petit...

Bref, j'aurais voulu vous parler d'une petite merveille à offrir, je me dépêche car il reste les étrennes... ça s'appelle Du monde dans ta cuisine, c'est un bouquin de cuisine dessiné qui ravira parents et enfants. Ceci n'est pas un argument économique, c'est juste que je crois profondément qu'il faut faire, et s'amuser, ensemble. On me demande souvent des conseils, ce qui me gêne d'ailleurs un peu car si mon mini-moi a une passion pour les blettes elle kiffe aussi les boulettes Ikea, je n'en ai pas d'autre à donner: faire de la cuisine une salle de jeu (quand les grands-parents et amis horrifiés de les voir manier le couteau auront déguerpi, évidemment).

L'imagier dont j'ai toujours rêvé...

Pour ne rien gâcher comme son nom l'indique c'est un livre de recettes du monde, vachement bien documenté, histoire de continuer à leur ouvrir l'esprit en ces temps étriqués.

Bref, cliquez ici avant de vous embrasser sous le gui les amis.

Peut également servir de livre de chevet...

Et s'avérer utile lors de longs trajets

dimanche 10 juin 2012

Parce qu'il faut aussi célébrer. Fraisier estragon basilic


Dans mon héritage culinaire familial, il y a les recettes apprises au fil de l'enfance et de l'adolescence. Celles compilées dans le carnet rouge avec des écritures immatures, juste pour mémoire.

Il y a celles découvertes ensemble, au gré des voyages et des déménagements des unes et des autres.

Il y a celles acquises plus tard, pour régaler les copains à Sciences Poule, avec assistance téléphonique (rah, mon vieux Ola...).

Et puis il y a celles qu'on avait sanctuarisées sans trop savoir pourquoi. Pas forcément les plus délicates. Celles qu'on demande quand on rentre au bercail, ou qui arrivent en Tupperweare dans votre nouveau nid.

Le fraisier était de celles-là. Rituel des célébrations printanières d'aussi loin que je m'en souvienne, chasse gardée maternelle à laquelle on prêtait à peine la main.

Il aura fallu attendre ma deuxième fête des mères à moi et les quatre dizaines de l'affreux pour que je me lance. Et customise le fraisier, cadeau à distance pour Mamie et bien réel pour Charlotte aux fraises. Dieu que c'est bon de vieillir...




*** Fraisier estragon basilic***


Biscuit aux amandes
3 oeufs
150g de sucre
150g de poudre d'amandes
60g de farine
60g de beurre fondu


Séparer les jaunes des blancs. Mélanger les jaunes, le sucre, la poudre d'amandes et la farine.
Monter les blancs, les incorporer délicatement, ajouter le beurre fondu.
Verser sur la silpat et enfourner à 180°C. Cuire 5 à 10 minutes, jusqu'à ce que le biscuit commence à peine à blondir.


Sirop à l'hibiscus
10 cl d'eau
125g de sucre
1 poignée de fleurs d'hibiscus
1 CS de kirsch


Faire chauffer l'eau et le sucre dans une casserole avec les fleurs. Porter à ébullition. Après refroidissement, filtrer et ajouter l'alcool.

Crème mousseline à l'estragon
40cl de lait dans lequel vous aurez fait infuser quelques branches d'estragon avant de filtrer, of course
200g de sucre
2 oeufs+1 jaune
60g de maïzena
200g de beurre mou
estragon finement ciselé (merci à Jérôme Bigot pour l'association!)


Faire bouillir le lait avec la moitié du sucre.
Mélanger au fouet les oeufs et le reste du sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Incorporer la maïzena.

Verser un peu du lait bouillant sur le mélange pour le tempérer puis reverser le tout dans la casserole. Faire cuire la crème jusqu'à épaississement en mélangeant bien.

Retirer la casserole du feu et ajouter la moitié du beurre dans la crème chaude. Mélanger et laisser refroidir.
Ajouter l'autre moitié dans la crème refroidie et fouetter jusqu'à l'obtention d'une masse onctueuse. Ajouter l'estragon, bien mélanger.

Biscuit cuiller (ma recette fétiche, celle de Cookie... recopiée dans mon carnet rouge à moi)
50g de farine tamisée
3 oeufs
75g de sucre


Préchauffer le four à 160°C.
Blanchir les jaunes avec un tiers du sucre.
Monter les blancs en les serrant avec le reste du sucre quand ils commencent à monter.
Incorporer blancs et jaunes, verser la farine et mélanger sans trop travailler.
Lisser sur une plaque et enfourner un petit quart d'heure.


On découpe les deux biscuits avec le cadre à pâtisserie, on imbibe le biscuit aux amandes de sirop. On garnit d'un peu de crème, on positionne les plus belles fraises coupées en deux sur le tour du cadre, les autres entières à l'intérieur, on recouvre de crème, puis du biscuit cuiller.
Note: on peut procéder par étapes et congeler, il est alors d'autant plus facile de déplacer le cadre...


Pour finir... Bug nappage gelée de groseille, pénurie de fraises = petit jardin de basilic, d'estragon et de groseilles. Sans regret. 




Regarder la roue tourner avec bonheur... Sept jours plus tard, bonne fête Maman.

jeudi 7 juin 2012

Parce que l'été finit par arriver... la détox Rabanel

Ah, le joli mois de mai...
Lindry...
Reims...
Montreuil...
Paris.
Son terroir...
... son praliné...
... son déjeuner girly

Septime, enfin... 


Mémorable glace sureau...


Ajoutez à ça les moules-frites au Maroilles post-Grenouillère et les agapes familiales...


Et vous comprendrez aisément ma moue gênée quand on me félicite pour ma ligne de jeune maman.

Bref, pour la première fois de ma vie, j'avais BESOIN d'une détox. Et aucune expérience en la matière.

A ma rescousse, Rabanel. C'est quand même plus riant que Michel Guérard.



*** Bouillon de graines sauvages/ Ail confit***
2-3 têtes d'ail
1 fenouil
1 filet d'huile d'olives
graines de coriandre, d'anis vert, de fenouil
eau minérale
Détacher les gousses qui seront utilisées en chemise. Couper grossièrement le fenouil (bulbe et tiges).
Mettre l'ail et le fenouil dans une casserole avec l'huile d'olive, faire revenir une dizaine de minutes.

Ajouter les graines, faire chauffer encore 5 minutes.
Mouiller à dix fois le volume et remonter à frémissement 10 minutes. Au bout de cinq minutes, on peut récupérer des gousses dont la peau se détache très facilement. Cet ail confit, moins fort mais plus frais, ses conserve dans l'huile d'olive.
Arrêter le feu et laisser infuser 20 minutes. Passer au chinois. Perso j'ai là encore récupéré, l'ail et le fenouil est passé en soupe pour la dinde. Rien ne se perd. Non mais.


Recette extraite de Rabanel, avec les mots de Silvie Aries et les (magnifiques) photos de François Lefebvre. Ed. du Rouergue, 65€ (mais il est vraiment très beau).

mardi 21 février 2012

Beauté intérieure. Cake citron-huile d'argan

Vous l'imaginez, les mois (!) qui se sont écoulés depuis le dernier post ont été pauvres en gommages gourmands, masques envoûtants et autres moments self-centered, hormis un massage embaumant et salvateur.

Mais, on peut prendre soin de soi par voie orale, cf ce cake plein d'acides gras. Je vous ai épargné la liste d'excuses plus ou moins louables pour justifier mon absence sur cette toile, je vous ferai grâce aussi du déguéulé de Google.

Mais je me suis documentée, assez pour vous dire que:

- vous pouvez dire huile d'argan-euh sans passer pour une plouc, là-bas c'est comme ça qu'on dit.

- l'huile d'argan serait exclusivement marocaine: les tentatives de plantation en Turquie et en Israël n'ont rien donné. Ils pourraient mettre l'arganier sur leur drapeau, tiens.

- son goût? noisette grillée, très prononcé, surtout que l'huile traditionnelle a vite fait de rancir et de rappeler délicatement les chèvres qui bouffent les noix.

Moi, j'aime d'autant plus que c'est bon pour l'élasticité de mon épiderme tiraillé par les gouzi-gouzis...

Notez que la recette qui suit fonctionne aussi avec de l'huile d'olive, si vous êtes plutôt ambiance Occitane.



*** Cake citron-huile d'argan (dedicated à toutes celles qui continuent à m'encourager)***
3 oeufs
150g de sucre
200g de farine
1 sachet de levure
140g d'huile d'argan
2 citrons bio

Tamiser la farine, mélanger la levure.
Fouetter les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le mélange sec, puis l'huile, enfin le zeste d'un citron et le jus des deux.
Enfourner 3/4h à 180°C.

Promis je reviens avant la Fête de la musique...

mardi 18 octobre 2011

Noyée sous les p(e)luches. Petites crèmes de tapioca à la cardamome, bourguignon de joues de cochon


C'est un comble.


De ma (plus si courte) vie, je n'ai jamais produit autant de pluches, avec le zèle que vous pouvez imaginer: coings récalcitrants, topinambours biscornus,
(très) longues courges de Nice...

Sauf que tout passant au mixeur, moi j'ai jamais mangé aussi peu de végétal.



L'abnégation maternelle, vous dis-je...

Sauf pour ces petites crèmes, délicatement régressives. J'ai pas pu m'empêcher de lui en piquer une. Vous pourriez avoir envie d'en faire de même.



*** Petits pots de crème de tapioca à la cardamome***

1 CC de farine de blé

1 CC de farine de tapioca

1 oeuf

50 cl de lait

3 CS de sucre

1 cosse de cardamome



Ouvrir la cosse de cardamome, l'écraser au mortier et la faire infuser dans le lait.

Mélanger les farines, le sucre, puis l'oeuf.

Faire chauffer le lait jusqu'aux premiers frémissements, filtrer hors du feu.

Remettre sur le feu et verser le mélanger oeuf-farine-sucre en une fois, fouetter jusqu'à ce que la crème commence à bien épaissir.

Verser dans des pots à yaourts, laisser prendre non bouchés au frais.




Merci Maman pour l'inspiration...

J'en rajoute bien sûr un peu. L'autre jour, moi et mon économe on a dit f..., les carottes multicolores c'est pour nous. Et hop un petit bourguignon de joues de cochon de familles...

Jeune parent pauvre, la joue de cochon est ton amie: tendre et riante, à peu près le même prix au kilo qu'une boîte de Picot. Point de besoin de mariner: faire dorer, ajouter oignons et lardons, un poil de farine. Un litre de mauvais côtes-du-rhône pour un kilo de joue (on allonge avec un peu d'eau quand même). On laisse blobloter une bonne heure avant d'ajouter les carottes, on remet ça une demi-heure. Et évidemment ça se réchauffe à l'envi(e) soir et midi...


Allez courage, le treizième mois arrive!


lundi 20 juin 2011

Le temps des cerises (part three). Une glace pandan/amarena, un risotto d'été. Et une histoire de croûton.

Elle nous a toujours laissé les meilleurs morceaux. D'aussi loin que je m'en souvienne, la souris de l'agneau, le sot-l'y laisse du poulet, dans cette famille, c'est pour le plus petit. D'ailleurs, je vous raconte pas le déchirement quand je me suis fait piquer ma place et ai commencé à voir passer sous mon nez l'objet de ma convoitise, à destination d'un cadet qui en était forcément moins digne que moi...

Le croûton, en revanche, ça a toujours été pour elle. Que de fois j'ai culpabilisé après lui avoir fait un sort en sortant de la boulangerie...

Je lui en sais gré, à ma mère, de m'avoir ainsi appris le bon goût ET l'abnégation, et continue à me plier à la tradition. Mais y a des petits malins qui bousculent nos repères...

La baguette lapin ou la paix des familles nucléaires

A part cette découverte bouleversante, je vous ai concocté une petite glace moins fraîche et légère que la précédente, avec des cerises pas de chez Tiuscha cette fois, mais des amarena, l'association avec le pandan m'ayant été soufflée par le Cookie of course...


*** Glace pandan-amarena***
4 jaunes d'oeuf
125g de sucre
25cl de lait
20 cl de crème
pandan (pour mémoire, la méthode de l'extraction ici)
cerises amarena

Fouetter les jaunes avec le sucre jusqu'à le mélange blanchisse.
Faire chauffer le lait. Verser sur le mélange jaunes-sucre, remettre sur le feu et continuer de fouetter jusqu'à ce que le mélange épaississe. Ajouter la crème, mélanger et bien laisser refroidir, plusieurs heures au fridge, c'est important par les temps qui courent.
Passer en sorbetière, ajouter une bonne cuiller d'amarena quand ça a déjà un peu pris, qu'elles ne soient pas broyées par les pales.

ça, c'est un risotto pour les jours de mistral, que vous pouvez retrouver ici.

ça, c'est un doux pique-nique déjà bien lointain. Nous sommes en juillet à Avignon, la dinde court les pestacles plus ou moins jeune public entre des petits pots pâtisson-coriandre et pêche plate-curcuma. Et moi je peux même plus manger de glace avé les deux mains sur la poussette... L'été sera chaud, qu'ils disaient... See ya sous le parasol!

dimanche 1 mai 2011

Il est un sens qui n'en finit jamais de s'éveiller. Epatés par la Kitchen Galerie. Et une nouvelle glace bizarre

La dinde a goûté la carotte. Et a kiffé. Vous imaginez aisément ce que ce micro-événement a pu nous procurer comme satisfaction.

Nous, on est allés se diversifier chez Ledeuil. Histoire de fêter mes trois dizaines sans qu'un gentil serveur me demande si vraiment, un verre de blanc ou vous êtes sûre, pour la seiche? Top le service de Ze Kitchen Galerie, btw. Cool mais classe, classe mais cool, tout comme j'aime.
Dans l'assiette?

Encornet à la plancha. Joli contraste des textures, avec ces corolles de radis noir. C'est bon, très bon. Mais ça a l'air vachement plus intéressant en face.

Tartare de daurade, mangue, écume de tarama.

Pour le plat, c'est moi qui ai fait le bon choix: pigeonneau, betterave, tamarin. Grosse claque. C'était pourtant pas gagné d'avance. La betterave, je cours pas forcément après (mais j'ai le goût du risque, et je me doutais bien qu'ici ça le ferait). Mais la viande rose, ça m'est difficile.
J'ai plongé, j'ai été envoûtée.

Ce qui est marrant, c'est que je ne suis pas sûre qu'avec la même assiette, ma voisine ait mangé la même chose que moi. Ni fait mumuse comme ça avec la sauce, ça c'est sûr. Ces assiettes si soigneusement composées, c'est un peu une partition que tu t'appropries. Un coup tu emmènes ce voluptueux pigeon se frotter avec le tamarin, un coup tu ondules dans la sanguine betterave... C'est normal que j'aie un instant pensé à Dexter?
Je pourrais aussi filer la métaphore sur la peinture, le chef est amateur d'art blabla, c'est comme une palette et à la fin t'as ton tableau (que tu niques en sauçant tellement c'est bon). Mais c'est tout sauf contemplatif.

En face, une autre déclinaison de cuisson, avec du porc ibérique; ça a l'air ludique, mais ça bouscule moins.
Quant aux desserts, je les avais ptet trop fantasmés. Le cappucino fraise wasabi, je m'en lasse un peu, malgré une glace à la pistache à se rouler par terre. C'est frais, comme un nuage, mais c'est un peu cotonneux pour moi.

Passe à ton voisin. En échange d'une espèce de catamaran (non?) qui t'emmène beaucoup plus loin: c'est doux et ça pique, ça fond et ça croustille (cette meringue au wasabi...).

Thanks so much, darling. Quand est-ce qu'on met l'enfant à la citronnelle?


*** Glace aux haricots rouges, rhubarbe, grué***
Cette nouvelle glace bizarre (mais pas tant que ça) est rescapée d'un repas tex-mex, où évidemment j'étais en charge du sucré et où évidemment je me suis bien amusée: il y avait aussi de la glace à l'avocat, une divine mousse au chocolat pimentée, des babas à la tequila...
Plus rien de présentable. Mais la glace, j'en avais fait un parpaing (oui faut la sortir loooongtemps avant, sachez-le).

J'ai fait la pâte de haricots rouges moi-même car dans mon bled on n'en trouve pas. Avec des azukis:-) La méthode chez la Mangue, avec quelques précisions: une nuit plus une journée c'est pas du luxe, et la cuisson c'est plutôt trois heures et demie. Moi comme j'ai un robot qui chauffe (et une maman formidable), j'ai fini de cuire dedans; c'est dur, ces petites bêtes.

Pour la glace j'ai fait pareil qu'elle, en allongeant avec un peu de lait de coco. Le jaune, on peut s'en passer.

La rhubarbe, je l'ai faite compoter bien épluchée, en petits bâtonnets (2 branches, 2 CS de sucre, un peu d'eau). Il faut qu'elle soit tendre mais se tienne. Et évidemment, de la rose, c'est mieux...

Parsemer de grué.

Croyez-le ou non, mais derrière le chili, ça apaise...




A lire, une autre gourmande comblée, là.

mardi 1 mars 2011

Now you can call me mummy. Houmous de betterave au combava

Here we are. Après une petite prolongation, la dinde est arrivée pour rendre nos vies plus croustillantes. Grâce à quelques merveilleux conseils j'ai géré une sortie du four un poil chaotique. J'ai également survécu aux plateaux de l'hôpital, grâce à un papa qui n'a pas laissé un jour passer sans apporter champagne ou bento. Sans compter quelques délicates attentions gourmandes en forme de boîtes turquoise...


L'animal, s'il est craquant, est quand même un petit peu chronophage. Repoussant quelques élucubrations pâtissières, je (re)découvre la cuisine familiale, faisant blobloter la cocotte à gogo entre deux bibs. La dinde supportant très bien le bruit du robot, je vous offre cependant une petite tartinade pas piquée des hannetons, bricolée avec quelques trucs abandonnés dans le frigo avant le départ pour la maternité.

*** Houmous de betterave au combava***

2 betteraves cuites
1 gousse d'ail
1 bonne CC de tahini
le jus d'un demi-citron (ou plus, ou moins hein)
zestes de combava
sel

Ecraser l'ail, mixer avec la betterave, puis le tahini et le citron. Ajouter les zestes de combava, mélanger pour que le parfum se diffuse, saler.
Aller faire des bisous au Mustela.

PS: je vous conseille of course une autre tartinade, so sweet...
Pour la détox post-partum, c'est là.


dimanche 26 décembre 2010

Observation participante: la préparation à la naissance. Et de vrais bonbons de chocolat homemade



La glande subventionnée a donc un prix. Si tu veux être payée pour faire des macarons et aller à la piscine, difficile de te soustraire à la corvée des cours de préparation à la naissance. Un intitulé scandaleusement prétentieux: qui arrive préparée à la maternité? Genre "c'est bon moi je vais assurer je sors d'une bonne prépa"...?

Dans mon cours, deux autres parturientes, qui doivent à elles deux avoir pris facilement l'équivalent de mon poids initial. Une redoublante: deuxième enfant, césarienne programmée, moi je demanderais un mot pour sécher. Et une autre qui visiblement a pas fait exprès de se faire engrosser... Et oui, ici exit la pudeur: sur les ballons géants, on peut tout se dire... Et pendant que ta dinde s'agite in utero sur le thème "allez Maman, on va la faire, cette ganache", il te faut attendre poliment que ces demoiselles aient fini leur séance de psychologie de comptoir, les accouchements difficiles de la mère et de la soeur patin-couffin...

La seule confidence qu'elles auront réussi à m'arracher, c'est après un exercice de... "gestion de la douleur". En l'occurrence, une balle de tennis sous la hanche (ouille ouille ouille). Entre autres palliatifs, il fallait, bien sûr, penser très fort à un endroit agréable.
Et une fois que c'est fini et que les camarades ont regagné les matelas et se vautrent dans les coussins d'allaitement pour se remettre, "alors, vous vous êtes imaginées où, vous?"
Cocotte, un peu décontenancée, ravale un "mais qu'est-ce que ça peut te f..." et confesse timidement : "bah, dans les bras du papa".

Ce qui me paraissait évident ne l'était visiblement pas pour tout le monde. Grand moment de solitude. De la même manière, quand on te demande si ça va, ne surtout pas répondre "oui, super", tout en retirant tes talons et en cherchant un truc normal pour s'asseoir, genre une chaise. Enfin, surtout, ne pas rajouter "et toi?". De toute façon, tu t'en fous, et tu sais très bien qu'elle va te répondre qu'elle est fatiguée alors qu'elle doit en foutre dix fois moins que toi. Attendre que ça se passe, comme les cours d'histoire du 19e en vraie prépa, et penser qu'en sortant, après la démonstration de la poupée Corolle dans une cagoule, qui sort d'un coussin en forme de bassin, tu vas aller au magasin bio juste à côté acheter tes flocons d'érable pour le magnifique entremets réalisé à Noël.

Self-control beaucoup plus compliqué quand il s'est agi de la leçon propagande pour l'allaitement "l'alimentation de l'enfant". Se retenir, quand on t'explique que les enfants allaités ont un QI supérieur aux autres (!) de répondre que tu prends le risque, mais que bizarrement, tu es certaine que ta dinde sera plus maligne que le niard de ta camarade. Celle-là même qui demande le plus naturellement du monde, après le laius sur la "tétée de bienvenue" (oui oui): "Mais alors-euh, je serai tchorse nu?"

...

Allez, un petit exercice de relaxation ? J'peux pas, j'ai atelier chocolat...


*** Bonbons de praliné croustillant au chocolat au lait***

Pour ceux qui mordent encore sans savoir, le praliné c'est, classiquement, des noisettes caramélisées, puis mixées. Parce qu'on peut aussi faire de très jolies choses avec des amandes, des noix, de pécan, de macadamia, du Brésil, de Grenoble... Tiens, faudra essayer avec des cajou. Les torréfier préalablement leur apporte un petit plus. On mixe quatre-cinq secondes pour un praliné bien croustillant, mais on peut poursuivre le processus (en faisant des pauses hein, soyez cool avec votre robot) jusqu'à obtenir une pâte, l'huile contenue par les noix se libérant. Magique, non?

Noix prêtes à praliner

Cette fois, il y avait un mélange de noisettes et d'amandes, dans les 140g je crois. Même poids de sucre. Toujours. On enrobe quand le caramel est doré, on laisse refroidir, on concasse grossièrement, on mixe cinq secondes, on en laisse un peu dans le mixeur qu'on fait aller jusqu'à la pâte de pralin.

Pour des bonbons de chocolat, on fait une ganache en faisant chauffer 10cl de crème liquide, qu'on verse sur 250g de couverture lait (Jivara chez moi). On fouette, puis on ajoute le praliné, on mélange bien, on laisse refroidir.

On se frotte les mimines et on forme des truffes, qu'on enrobera ensuite dans 300g de couverture tempérée (bain-marie tout doux pour les deux tiers du chocolat, qu'on monte à 50°; on le fait redescendre en le versant sur le tiers restant dans un récipient froid -- de façon à redescendre vers 26° --, et on remet au bain-marie jusqu'à 30°C, la température de travail). Pour l'enrobage, deux fourchettes à fondue, ça fonctionne très bien pour des boules qui font un peu soirées de l'ambassadeur je vous l'accorde. Mais c'est Noël, et j'ai une dinde à livrer.

lundi 29 novembre 2010

En goguette. Cakes à gogo: calisson/tomates séchées et matcha/amarena

ça y est, la société a décrété que désormais, je devais me consacrer à couver. Même que j'suis payée pour ça, et qu'on me surveille pas. Trop bien. Merci la dinde.

Pour fêter cette nouvelle ère dont je ne sais même pas quand elle s'arrête, deux cakes, apportés au bureau (c'est dire mon état d'euphorie). Parce que les cheesecakes au tofu soyeux, c'est moyennement pratique avé les doigts.

Mais on peut surprendre quand même, comme ici avec des tomates séchées dans un cake sucré. Les calissons salés du Roy René, présentés au Sial, m'avaient moyennement plu. D'ailleurs, ils étaient quand même vachement sucrés, trop glacés, bref. N'empêche que celui à la tomate séchée avait quelque chose d'intéressant.
D'où ce cake, avec de la crème de calisson, et des tomates séchées. Pas de celles qui trempouillent, non. Des sèches, réhydratées quelques minutes à l'eau bouillante et bien essuyées. C'est comme ça qu'on fait dans cette maison, avant de les mettre dans des pots à cornichons (voyez pourquoi, non?), avec de l'huile d'olive, un trait de vinaigre, l'assaisonnement qu'on veut. Meilleur, et beaucoup plus économique.

Après ce formidable tuyau vous me pardonnerez de ne pas vous livrer de recette précise. A force de jouer à réduire les quantités de beurre et de sucre (applaudissements pour l'affreux siouplé), je me perds. Je vous laisse moduler avec votre base de cake préféré, en ajoutant donc la crème de calisson et les tomates séchées en petits morceaux.

L'autre en revanche j'ai tout bien noté car cette une tuerie. Une recette de Kaori Endo (you know, une Japonaise à Paris... Mum, you can put it on my wishlist) un peu amendée (on se refait pas), avec des cerises amarena dégoulinantes, et du matcha dont on ne se lasse pas. Top avec un genmaicha (j'allais pas apporter le champagne, non plus).

*** Cake matcha-amarena***
150g de sucre
3 oeufs
2 jaunes
250g de farine
1/2 CC de levure chimique
1/2CC de sel
30g de matcha
175g de crème liquide
100g de beurre
amarena à gogo

Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger la farine, la levure, le sel, le matcha.
Faire fondre le beurre, ajouter la crème, éteindre le feu.
Battre les oeufs entiers avec les jaunes et le sucre. Incorporer le mélange sec puis la mixture crème-beurre, et enfin les amarena égouttées (le sirop peut servir à d'autres douceurs), mais ça dégoulinera forcément un peu. Enfourner une quarantaine de minutes.



Je me remets d'une mad night parisienne et je reviens très vite avec une petite merveille roussillonnaise...

mardi 16 novembre 2010

Tofu soyeux mon amour: cheesecake gingembre-citron vert anti-pesanteur


La première fois que l'affreux m'a parlé de ce défi, j'ai pouffé dans mes gnocchis. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'on faisait assiettes séparées, mais quand même... "Perdre autant de kilos que j'en prendrai à couver, vraiment, t'es sûr?!!"

C'est pas que j'envisageais alors de devenir une baleine, hein, mais je trouvais ça très ambitieux. Voire présomptueux.




C'était sous-estimer la volonté d'un futur papa qui veut être svelte pour l'arrivée de sa fille, c'était surestimer l'influence de ladite dinde sur ma courbe de poids. Car oui, nous avons presque atteint une balance familiale nulle.


Il faut dire aussi que je collabore très sérieusement, parce que la dinde me pèse déjà assez sur l'avant comme ça. Et puis je m'amuse bien, à augmenter les légumes par ci, réduire le gras par là... et invitant dans notre cuisine des ingrédients que l'affreux n'aurait jamais soupçonnés: purée d'amandes, miso... et bien sûr, la star, le tofu soyeux, qui se glisse élégamment presque partout. Comme dans ce cheesecake voluptueux et guilty free à la fois (oui oui c'est possible). Parce qu'il faudrait pas non plus contrarier mes envies besoins de sucré, non plus...

Déjà qu'à entendre certains:

- elle va tomber toute seule la tête par terre (oui parce que la future mère indigne -- mais éco-responsable -- que je suis court parfois chercher un sac réutilisable).

- elle va naître avec une cirrhose du foie (entendu dans la bouche d'un homme à fort bagage culturel, comme quoi)

- et on lui diagnostiquera Parkinson avant qu'elle rentre au CP parce que sa mère a bu du café malgré l'insistance de la caissière de la cafét' d'Ikea.



Moi, j'ai surtout peur qu'elle soit très snob en petits pots...




*** Cheesecake gingembre citron-vert***



Pour la base: 150g de biscuits au sésame (ceux de Cléa pour moi)



1 lichette de beurre... ou d'huile de sésame!







Pour l'appareil: 400g de tofu soyeux



1 petit suisse



50g de fromage type Saint-Morêt



1 oeuf



2 CS rases de sucre



1 morceau de gingembre (2cm environ)



1 citron vert



kinako (facultatif)






Emietter grossièrement les biscuits, mélanger avec la matière grasse, couvrir le fond d'un moule à charnière en appuyant bien, avec un verre par exemple. Les proportions marchent aussi pour 4 cercles individuels, dans ce cas baisser la cuisson d'un quart d'heure.



Détendre le tofu à la fourchette ou au fouet, incorporer le petit suisse, le saint-morêt, l'oeuf et le sucre. Râper le gingembre, zester le citron vert puis le presser. Ajouter le gingembre et le jus, éventuellement un peu de zestes. Si l'appareil vous paraît vraiment trop liquide, ajouter une cuiller de farine.

Verser délicatement sur la base. Enfourner une heure à 110°C, laisser reposer puis mettre au frais plusieurs heures avant de démouler. On peut servir avec des zestes, saupoudrer un peu de kinako...

On peut aussi préférer celui-ci, à la cardamome. Parfum approuvé l'an dernier.


Sont pas beaux, ces gâteaux de régime?