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mardi 16 novembre 2010

Tofu soyeux mon amour: cheesecake gingembre-citron vert anti-pesanteur


La première fois que l'affreux m'a parlé de ce défi, j'ai pouffé dans mes gnocchis. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu'on faisait assiettes séparées, mais quand même... "Perdre autant de kilos que j'en prendrai à couver, vraiment, t'es sûr?!!"

C'est pas que j'envisageais alors de devenir une baleine, hein, mais je trouvais ça très ambitieux. Voire présomptueux.




C'était sous-estimer la volonté d'un futur papa qui veut être svelte pour l'arrivée de sa fille, c'était surestimer l'influence de ladite dinde sur ma courbe de poids. Car oui, nous avons presque atteint une balance familiale nulle.


Il faut dire aussi que je collabore très sérieusement, parce que la dinde me pèse déjà assez sur l'avant comme ça. Et puis je m'amuse bien, à augmenter les légumes par ci, réduire le gras par là... et invitant dans notre cuisine des ingrédients que l'affreux n'aurait jamais soupçonnés: purée d'amandes, miso... et bien sûr, la star, le tofu soyeux, qui se glisse élégamment presque partout. Comme dans ce cheesecake voluptueux et guilty free à la fois (oui oui c'est possible). Parce qu'il faudrait pas non plus contrarier mes envies besoins de sucré, non plus...

Déjà qu'à entendre certains:

- elle va tomber toute seule la tête par terre (oui parce que la future mère indigne -- mais éco-responsable -- que je suis court parfois chercher un sac réutilisable).

- elle va naître avec une cirrhose du foie (entendu dans la bouche d'un homme à fort bagage culturel, comme quoi)

- et on lui diagnostiquera Parkinson avant qu'elle rentre au CP parce que sa mère a bu du café malgré l'insistance de la caissière de la cafét' d'Ikea.



Moi, j'ai surtout peur qu'elle soit très snob en petits pots...




*** Cheesecake gingembre citron-vert***



Pour la base: 150g de biscuits au sésame (ceux de Cléa pour moi)



1 lichette de beurre... ou d'huile de sésame!







Pour l'appareil: 400g de tofu soyeux



1 petit suisse



50g de fromage type Saint-Morêt



1 oeuf



2 CS rases de sucre



1 morceau de gingembre (2cm environ)



1 citron vert



kinako (facultatif)






Emietter grossièrement les biscuits, mélanger avec la matière grasse, couvrir le fond d'un moule à charnière en appuyant bien, avec un verre par exemple. Les proportions marchent aussi pour 4 cercles individuels, dans ce cas baisser la cuisson d'un quart d'heure.



Détendre le tofu à la fourchette ou au fouet, incorporer le petit suisse, le saint-morêt, l'oeuf et le sucre. Râper le gingembre, zester le citron vert puis le presser. Ajouter le gingembre et le jus, éventuellement un peu de zestes. Si l'appareil vous paraît vraiment trop liquide, ajouter une cuiller de farine.

Verser délicatement sur la base. Enfourner une heure à 110°C, laisser reposer puis mettre au frais plusieurs heures avant de démouler. On peut servir avec des zestes, saupoudrer un peu de kinako...

On peut aussi préférer celui-ci, à la cardamome. Parfum approuvé l'an dernier.


Sont pas beaux, ces gâteaux de régime?

jeudi 15 avril 2010

Le potager parle pour moi : la tarte aux carottes roulées façon Passard à la fève tonka, le sorbet carottes-pomme gingembre, et d'autres choses encore

Je... j'suis pas inspirée.

Je vous aurais bien parlé de la joie incommensurable (mais ô combien éphémère) que me procure ma victoire sur le K2 du linge à repasser, réduite à néant au fil de 42 épisodes de Plus belle la vie. Mais comment dire... J'ai pas de tag "Vis ma vie de ménagère", et puis bon voilà quoi.


J'aurais pu m'étonner que la sortie chez Nature & découvertes d'un parfum au yuzu et à la fève tonka crée pas plus le buzz chez les foodistas. Mais j'ai peur que ça n'intéresse qu'une infime partie de mon modeste lectorat, et que ça fasse fuir le reste.
Pour info quand même, on trouve aussi sur le net un savon au yuzu-que-c'est-bon-pour-les-peaux-stressées. N'empêche que le prix a de quoi faire perdre la sérénité: 80€ les 70g. Je vous parle même pas du gommage, qui vaut le prix d'un repas chez Noma. Au fait Cookie, c'est quand que tu nous racontes?!

J'aurais pu encore dégoiser sur la Louise, mais je suis pas encore allée voir le film, ce serait pas très fair-play (et c'est très sexy, le fair-play, paraît).


J'aurais pu vous parler de Passard, qui doit être très inspiré en ce mois d'euphorie dans le potager, mais j'y suis jamais allée... moi. Ni chez Le Bec, ni chez Sulpice, et encore moins chez Redzepi. Cookie c'est quand que tu racoontes? N'empêche qu'ils se sont tous invités chez moi (j'avais rangé la table à repasser et éteint la télé) pour ces petites recettes printanières qui, si elles ne rendent pas disertes, contribuent un peu plus à ce qu'on soit content d'être en avril. C'est déjà ça, comme dirait l'autre, qui nous sort un album autre titre qu'on-dirait-le-début-d'un-article-wiki. J'arrête, j'avais dit que je parlerais pas beaucoup...

Tarte aux carottes façon boutons de rose

L'humeur passardienne, donc. Pour les non-initiés, cet homme il est trop fort avec les fruits et les légumes, même qu'il fait des tartes avec des tranches de pommes roulées en boutons de rose, même que personne il sait comment il fait. A priori, avec les carottes c'est moins galère, mais euh comment dire... un peu, quand même. Si vous vous sentez pas, commencer par la version courgettes de Cookie-c'est-quand-que-tu-racontes?
Il y a aussi un peu de Jean Sulpice, qui lui fait des carottes toutes simples à la fève tonka, avec de l'omble chevalier.

4 feuilles de brick
1 dizaine de carottes
3 CS de ricotta
1/2 citron
huile d'amande douce (ou de pépins de raisin)
fève tonka
sel, poivre

Laver et éplucher les carottes. Faire des tranches les plus longues et les plus fines possibles. Au rasoir à légumes? N'y pensez même pas, j'y ai cassé le mien. Non, avec un bon couteau on se débrouille, sans se couper. Mais en faisant plein de chutes, parce qu'arrivée à la moitié de la carotte, c'est plus trop possible. Mais c'est pas grave, parce que vous pourrez faire d'autres choses avec (voir ci-dessous). Bref, faut le vivre. J'vous jure que ça se passe pas si mal que ça.

Les faire cuire à la vapeur, pas trop longtemps pour qu'elles gardent leur croquant, mais assez pour qu'elles puissent s'enrouler. Un quart d'heure, je dirais. Surveiller.

Mettre les feuilles de brick sur une tôle à tarte, badigeonner d'huile au pinceau, bien aplatir au milieu, faire cuire une dizaine de minutes à 180°C.

Battre la ricotta à la fourchette pour la détendre, ajouter un trait de citron, saler, poivrer. Répartir sur le fond de tarte.

Rouler les tranches de carottes et les planter dans la ricotta. Badigeonner délicatement avec le pinceau huilé, parsemer de fleur de sel et de tonka râpée. Repasser une dizaine de minutes au four.
Vous avez le droit de faire la maligne et de demander un massage à celui ou celle avec laquelle vous la partagez, parce qu'une petite douleur peut survenir au niveau des cervicales, quand même...


Glace pomme-carotte qui va bien

Ma première tentative de glace bonne pour le teint (et moins chère que le savon au yuzu) avait été un échec relatif. Cocotte têtue savait qu'elle n'en resterait pas là. Et devant toutes ces moitiés de carottes, s'est souvenue qu'elle avait une centrifugeuse. Bien lui en a pris: c'est comme ça qu'il faut la faire, la glace à la carotte. Avec du jus.

Du coup pour les proportions, c'est un peu freestyle, avec les carottes plus le jus d'une pomme on était à peu près à 50 cl. J'ai ajouté un peu de gingembre, et ce qu'il restait de la pomme après extraction. Pour le sirop, j'ai fait 60g de sucre/60g d'eau. J'ai ajouté un sachet de stabilisateur et bien laissé prendre au frais avant de passer en sorbetière.
Tip top. Ici avec de la neige de yaourt (un yaourt congelé, gratté à la fourchette), et des miettes de speculoos.

Avec le reste de carottes après extraction, j'ai fait les muffins du Cookie -- c'est quand que tu racoooontes? --. Même si oui, j'aime me perdre dans tes archives...


Crème de courgettes au basilic
Le Bec a bien fait d'aller faire un tour à Naples. Parce qu'il en a rapporté un truc auquel une gourdasse comme moi n'avait pas pensé. Pour ne pas avoir un truc lavasse, il faut presser les courgettes...

2 courgettes
1 branche de basilic
1 gousse d'ail
huile d'olive
sel, poivre

Laver les courgettes, les couper en gros morceaux. Saler, poivrer, faire cuire un peu à la vapeur (une dizaine de minutes). Laisser un peu refroidir, puis presser dans un torchon pour extraire le maximum d'eau. Mixer avec l'ail et le basilic, ajouter un peu d'huile d'olive.

Servir bien frais pour tartiner. Ou planter des radis comme Monsieur Redzepi (lui il fait ça dans de la terre constituée de pain noir et de fromage frais -- Cookie c'est quand que tu racooontes? --. Moi j'ai planté dans le gazon, parce que je trouvais ça joli aussi. Et c'est bon.

Pesto de fanes de radis

Enfin, sur le thème rien ne se perd tout se transforme je suis trop tendance, un pesto de fanes de radis. Les fanes lavées et grossièrement coupées, mixées avec une gousse d'ail, un peu de parmesan, un trait de citron, le tout monté à l'huile d'olive. Puissant.


Ah et si quand même, une petite info: la sortie prévue en septembre dans toutes les bonnes librairies tables d'un magazine qui s'annonce transcendant, allez donc zyeuter .

Et s'il vous reste encore des carottes, y a toujours le carrot cake, ou cette terrine printanière tout en légèreté...
Les courgettes, on peut aussi en faire des carrés à la brousse ou un joli carpaccio maintenant que vous êtes bien entraînée à faire des tranches très très fines...

mercredi 31 mars 2010

Le kamasutra appliqué, et un chutney de courge musquée

Je sens que je vais faire exploser mes stats, moi... -- et en décevoir quelques-uns arrivés là par Google (mais pourquoi taper "Cocotte" et "kamasutra"??), sorry vous ne verrez pas sur cet honorable blog de photos de la Cocotte en cuillère (au hasard) --...
C'est juste que ladite Cocotte, qui gardera ses positions préférées pour la sphère privée, merci -- après j'arrête de parler de moi à la troisième personne, promis -- a encore fait une grande découverte sur son iphone, merveille tactile décidément pleine de ressources: j'ai nommé l'application Kamasutra. Ah ça, y a vraiment une application pour tout sur l'iphone, comme dit la pomme...
Après tout, pourquoi pas? Y a bien un dico des vins, très pratique pour épater l'affreux: "Mais si, j't'assure mon chéri, l'Aloxe-corton c'est un monocépage"... Le préalable, c'est d'avoir admis que maintenant si exceptionnellement on n'a pas google sous la main on a toujours moyen de savoir puisqu'on a une encyclopédie qui tient dans la main -- et que ce sera compliqué d'expliquer à nos enfants qu'avant-c'était-pas-comme-ça, et je vous parle même pas de leur dire qu'on a connu le Minitel... OK j'arrête --.
Bref, le Kamasutra c'est comme Marx, tout le monde en parle mais très peu l'ont lu (c'était pas au programme à Sciences-Po, z'étaient réacs de mon temps, y avait même pas d'ateliers macarons). Donc, un mémo ça peut servir. Non parce que si j'vous dis Andromaque ça va, mais l'union de l'abeille, vous visualisez? INTERDIT DE GOOGLISER...
Je passe sur le design discutable, les mauvaises traductions et la difficulté de conserver le glamour si on veut vérifier où on doit mettre la jambe gauche sur le mode d'emploi. La fonctionnalité la plus étonnante, c'est qu'en ouvrant l'application (oui, je l'ai téléchargée, c'est comme la téléréalité, faut regarder pour en parler), on vous demande d'entrée si vous voulez activer le service de localisation. J'ai pas compris si c'était pour dire "Pas dans le bon sens. Même joueur joue encore", ou pour dire à d'autres amants connectés "Union de la pieuvre à 200 mètres, je répète: union de la pieuvre à 200 mètres"...
Angoissée, j'ai supprimé. T'façon, j'ai que 8 gigas, fallait que je fasse de la place à Hindi Zahra.

Chutney de courge musquée (et de pomme, et de carotte, et...)
Toute ressemblance avec celui du Cookie n'est pas une coïncidence. Je pourrais faire la maligne et dire que je l'ai customisé. Honnêtement, j'y ai surtout ajouté un petit côté vide-frigo qui va bien).

1 morceau de courge muscade
1 pomme rouge
2 carottes
1 demi betterave
1 oignon
15 cl de vinaigre
5 cl de mirin (vinaigre à sushi, en magasins asiatiques)
20cl d'eau
90g de sucre roux
1 petit morceau de gingembre
cannelle, curry, poivre, muscade, nigelle (mais vous faites un peu comme vous voulez)

Couper la courge, l'oignon, la pomme et les carottes en petits morceaux, mettre dans une casserole avec le vinaigre, le mirin, le sucre et l'eau.
Faire chauffer un bon 1/4h, ajouter le gingembre et les épices. Baisser et laisser blobloter sur feu doux une petite heure. Rajouter un peu d'eau au besoin selon la texture désirée.

vendredi 11 décembre 2009

The (presque) perfect carrot cake et la ville où le cochon est roi


Ceci n'est PAS le carrot cake de Rose Bakery, ni celui de Pierre Hermé, ni de cet excité de Jamie, auxquels je n'ai pas eu l'honneur de goûter. Mon référent en la matière, c'est plutôt celui de la Tate Modern (et ouais...). Celui-ci est inspiré d'Annabel Langbein, la jardinière glamour néo-zélandaise, à l'origine par le passé d'une transformation très heureuse de mes blettes. Son carrot cake que voici est un tout petit peu customisé par mes soins...

Oui parce qu'aussi bizarre que ça puisse paraître à nos amis d'outre-Manche (et Atlantique), il est des petites Frenchies fascinées par ce gâteau potager. Et non, nous autres, on n'a pas ça, comme il m'a fallu l'expliquer il y a quelques jours à un britannique épicurien. Va savoir pourquoi mon gars, mais les cuisses de grenouille que nous sommes, autant ils ont saisi tout, je dis bien tout le potentiel du cochon, autant râper des carottes ailleurs qu'à la cantine, ça leur est pas venu à l'idée...

Comme quoi les temps changent pas tant que ça: le British revendiquerait presque le monopole de la fusion food, mais ne comprend pas qu'au pays du feuilleté on s'extasie sur carrot cake, ginger loaf, cupcakes et autres joyeusetés.

Je ne gloserai pas sur un so-called complexe d'infériorité malgré cet air narquois -- à moins que ce ne soit l'inverse --, d'autant qu'une balade dans la capitale des Gaules met tout le monde d'accord: ici, on se fout pas du cochon, contrairement à d'autres...

Ce culte se manifeste par des nombreux portraits un peu partout comme l'oncle Hô dans le pays qu'avec le Cookie on aime bien.
Au fil des rues et des enseignes, impossible de l'éviter.
Même s'il y a bien un peu de concurrence bovine...
... et aviaire...
... et des tentatives désuètes de déconcentrer l'Anglais en lui faisant penser à son stilton bien-aimé...
... qui ne nous détourneront pas de notre destination: le mausolée à la gloire de l'animal à la queue en tire-bouchon...
Il est même sur les serviettes, que visiblement, on est censés mettre dans sa poche en partant!)
Je vous épargne la photo de mon demi-mètre de boudin, mais je suis tombée en admiration devant mon île flottante aux pralines.

Un peu de légèreté avant la quête du cervelas pistaché qui nous a coûté un bras, même si on s'est retenus face à ça:
... et ça.

Non parce qu'en cochon, on n'est pas très compétent, mais les gâteaux, on aime TROP les faire nous-mêmes. Et puis on s'est copieusement documenté au Books for cooks lyonnais, où on a même contracté des envies de cuisine moléculaire.

La détox, ce sera l'année prochaine. Merry Christmas everyone.

Petits (ou gros, d'ailleurs) carrot cake(s)


20 cl d'huile sans goût
5 cl d'huile de sésame
2 CS de sirop d'érable
4 oeufs
160g de farine complète
160g de farine blanche
2 CC de cannelle
1 CC de gingembre moulu
1 petit morceau de gingembre râpé
1/2 CC de muscade
1/2 CC de girofle écrasé
300 g de carottes fraîchement râpées
2 CC de bicarbonate
1 CS de jus d'orange


Pour le glaçage:
35 g de beurre mou
6 kiri
le jus et le zeste d'1/2 citron
290 g de sucre glace


Préchauffer le four à 160/170°C. Dans un mixeur, placer l'huile, les oeufs, les épices. Pulser. Ajouter la farine, le bicarbonate dissous dans le jus d'orange. Re-pulser. Ajouter les carottes (si si, ça tient!) et re-re-pulser.



Enfourner pour une heure, peut-être un peu moins pour des gâteaux individuels. Mais la cuisson est assez longue, il faut donc avoir recours à la bonne vieille technique de la pointe de couteau.



Laisser reposer. Pour le glaçage, fouetter les kiri pour les détendre (bah oui), ajouter progressivement le sucre glace, le jus et le zeste.



Attendre que le gâteau soit bien froid pour démouler et tartiner du glaçage, et garder dans un endroit pas trop chaud pour que celui-ci tienne bien. Ceci dit, en ce moment...

Sinon, j'ai croisé Le Bec. Et il m'a dit bonjour...

samedi 14 novembre 2009

Douceurs totalement subjectives (et régressives) : crème de riz au gingembre et guimauves à l'essence de citron


Quand j'étais petite, j'étais toujours la première de la classe. Bon, j'ai tellement fait ma blasée que j'ai fini par devenir une fille normale. Tellement normale qu'en cette fin d'année, je m'aperçois que je ne figure dans un aucun classement: ni dans le Top blog de Wikio, ni dans les 100 sexiest movie stars du magazine Empire, ce qui m'a encore plus étonnée.



Remarquez, n'étant plus la première depuis longtemps, je n'ai ABSOLUMENT rien compris à la manière dont ses classements sont établis: chez Wikio,
"la position d'un blog dans le classement Wikio dépend du nombre et de la valeur des liens qui pointent vers lui. Ces liens sont dynamiques, c'est-à-dire qu’ils s’agit de rétroliens (backlinks) ou de liens postés à
l’intérieur des articles".
Etant un peu blonde comme vous savez, j'en conclus que mes liens ne doivent pas être d'une grande valeur, puisque même le Cookie ne figure pas parmi les wiké(e)s, que je félicite d'ailleurs au passage si elles me lisent.


Quant à nos amis sexy, j'ai pas compris non plus, vu qu'on peut toujours cliquer sur la flèche du bas pour dire que "Yes, Angelina should be lower on the 100 Sexiest Movie Stars list!" Du coup, j'arrête pas de martyriser mon mulot, entre deux relectures d'assemblées générales boulistes, pour faire repasser Emma Watson derrière ma chère Scarlett, non mais...


Du côté des mecs, un tout petit effort pour que Robert Downey Jr, diablement craquant dans sa chemise pas repassée - ce qui fait d'ailleurs subtilement songer qu'il est peut-être single -, dame définitivement le pion à Robert Pattinson, qui n'a qu'à aller conter fleurette à Emma Watson afin d'acquérir une certaine légitimité.




Mais c'est totalement subjectif, ça, n'est-ce pas...





Crème de riz au gingembre


Inspirées d'une recette du Tangbook (nan, je mets pas d'url, parce que si vous cliquez sur le tourniquet à droite je crois que ça me rapporte des sous!)


1/2l de lait

10cl de bonne crème liquide

60g de sucre en poudre

40g de farine de riz gluant

1 bon morceau de gingembre


Verser 40cl de lait et la crème dans une casserole. Râper le gingembre au-dessus pour extraire le jus. Faire chauffer à feu doux.


Délayer la farine de riz avec le reste de lait dans un bol.

Quand le mélange lait/crème arrive à ébullition, ajouter la farine, et continuer de remuer sur feu doux quelques minutes jusqu'à épaississement.

Verser dans 4 petits pots. Filmer et laisser refroidir plusieurs heures.



Guimauves citron/gingembre confit

Un peu de Cookie, un peu de Ducasse-que-je-vous-mets-le-lien-là-parce-que-je-crois-qu'il-est-pas-encore-dans-le-tourniquet, et un peu de Cocotte qui a pas pu s'empêcher d'y mettre de l'agar agar, et on y est


250g de sucre en poudre

6g d'agar agar

3 blancs d'oeuf

80ml d'eau

50g de sucre glace

50g de maïzena

quelques gouttes d'huile essentielle de citron

dés de gingembre confit

coco râpée


Mélanger le sucre glace et la maïzena, tamiser une bonne partie sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, ou une silpat. Poser un cadre sur la plaque , la bonne idée serait de le saupoudrer lui aussi de neige glace/maïzena sur l'intérieur.


Faire chauffer l'eau et le sucre avec l'agar agar, et un thermomètre d'une main.


De l'autre, commencer à faire monter les blancs piano piano.


Quant ça chauffe à ma gauche (115°C), augmenter à ma droite (pas trop quand même, il faut pas faire de la neige ferme non plus).


A 130°C, verser le sirop sur les blancs, continuer de fouetter un peu en versant l'essence de citron.


Verser une partie dans le cadre, disposer les morceaux de gingembre confit, puis recouvrir du reste de guimauve. Saupoudrer de sucre glace/maïzena. Laisser reposer quelques heures.


Couper des cubes, en chauffant la lame du couteau si besoin. Faire rouler délicatement dans le reste de sucre glace/maïzena, auquel j'ai ajouté de la coco râpée. Je pense que le mieux est de le faire seulement après avoir passé les carrés dans le sucre à glacer.
Si vous êtes vous aussi ginger addict et pas lecteur assidu de ce blog, see my filet mignon au caramel de gingembre.

jeudi 8 octobre 2009

Filet mignon en caramel de gingembre parce que j'suis pas si geek

Loin de moi l'idée de participer au débat sur le portable à l'école. Pour une fois, j'invoque le joker: "J'ai pas d'enfant, donc pas d'avis". ça, c'est fait.

Mais deux infos provenant de bloggueurs m'ont interpellée, moi l'heureuse et fière propriétaire d'un iphone
(qui n'en peut plus des blagues sur son explosion probable, d'ailleurs. Après 3 semaines en Asie du Sud-Est, je réitère mon hypothèse selon laquelle les deux ptits gars des Bouches-du-Rhône, là, ils avaient du leur imposer bien pire, à leur joujou).

Bref, de retour de ce voyage où j'ai moult fois caressé mon écran tactile préféré avec mes doigts suants pour envoyer des photos à ma moman, je me suis trouvée fort perplexe face à la vidéo publiée par l'ami Patrick sur le réseau des geeks.

Comme je le suis pas tant qu'ça (nia), vous ne verrez pas la vidéo sur ce billet mais . L'application Ilickit consiste, comme son nom l'indique, à lécher sur son iphone le plus vite possible blanquette ou moules-frites.

J'ai beau avoir atteint le plus haut niveau de Tetris, je ne crois pas que je téléchargerai jamais cette application, si Apple la valide (ce qui est possible, vu qu'il y a déjà sur le Store une consistant à léchouiller des glaces italiennes).

Quant à Elle à table et Marmiton, j'ai trop peur de tacher mon joujou préféré...

Autre étrangeté dévoilée par Talons hauts & cacao : Qooq, une tablette graphique culinaire, censée résister aux assauts de sauce tomate et de doigts beurrés...

Face à tout ça, j'ai beau m'la péter avec mon iphone qui m'empêche de me perdre sur le chemin de mes reportages, je me sens vieille. Et je me dis qu'il y en a qui savent inventer des trucs pour gagner leur vie. En tout fun. Faut vite que je trouve avant d'être has been.

Ma satisfaction de la semaine, c'est quand même de tenir enfin ce filet mignon caramélisé.

1 filet mignon de porc ou de veau

70g de gingembre

1 gousse d'ail

3 CS de sirop d'érable

2 CS de sauce soja

1 CS d'huile sans goût

1 CS d'huile d'olive

1 CC de 4 (ou 5!) épices

sel, poivre

Peler et râper une bonne moitié du gingembre. Mélanger avec la gousse d'ail écrasée, la sauce soja, le sirop d'érable, l'huile neutre, le 4 épices, un peu de sel.

Enrober la viande de cette marinade, laisser au frais au moins une demi-heure.

Faire chauffer l'huile d'olive, faire dorer le filet mignon sur toutes ses faces, en l'arrosant de la marinade de la façon la plus homogène possible.

Poursuivre la cuisson au four à 180°C pendant une grosse demi-heure. Surveiller en continuant à tourner pour qu'il soit bien imbibé de partout.

Remettre dans la poêle pour finir de caraméliser, en ajoutant le reste du gingembre passé au presse-ail et un peu de poivre.

Servir en tranches épaisses.