Affichage des articles dont le libellé est betterave. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est betterave. Afficher tous les articles

mardi 1 mars 2011

Now you can call me mummy. Houmous de betterave au combava

Here we are. Après une petite prolongation, la dinde est arrivée pour rendre nos vies plus croustillantes. Grâce à quelques merveilleux conseils j'ai géré une sortie du four un poil chaotique. J'ai également survécu aux plateaux de l'hôpital, grâce à un papa qui n'a pas laissé un jour passer sans apporter champagne ou bento. Sans compter quelques délicates attentions gourmandes en forme de boîtes turquoise...


L'animal, s'il est craquant, est quand même un petit peu chronophage. Repoussant quelques élucubrations pâtissières, je (re)découvre la cuisine familiale, faisant blobloter la cocotte à gogo entre deux bibs. La dinde supportant très bien le bruit du robot, je vous offre cependant une petite tartinade pas piquée des hannetons, bricolée avec quelques trucs abandonnés dans le frigo avant le départ pour la maternité.

*** Houmous de betterave au combava***

2 betteraves cuites
1 gousse d'ail
1 bonne CC de tahini
le jus d'un demi-citron (ou plus, ou moins hein)
zestes de combava
sel

Ecraser l'ail, mixer avec la betterave, puis le tahini et le citron. Ajouter les zestes de combava, mélanger pour que le parfum se diffuse, saler.
Aller faire des bisous au Mustela.

PS: je vous conseille of course une autre tartinade, so sweet...
Pour la détox post-partum, c'est là.


mardi 27 avril 2010

Putain, trois ans. Glace betterave-cranberries et salade de radis

(La photo qui n'a rien à voir...)

J'ai encore raté mon anniversaire. Faut être un peu con pour rater pareille occasion d'autocélébration. Ou plutôt de ce double qui m'apporte tant de joie, né il y a trois ans. Sans tambour ni trompette -- je savais pas encore comment mettre de la musique sur son bloug --, sans explication, même. Après des heures passées sur tellement de pages admirables, je voulais juste entrer dans la danse. Sur la pointe des pieds. Juste parce que je pouvais plus profiter de ces délicieux billets sans offrir moi-même mes modestes recettes.

Je pensais pas avoir des commentaires aussi vite, notamment de filles que j'admirais admire tant...

Je ne pensais pas que plus qu'un carnet virtuel de ce que m'a appris ma mère, ça deviendrait la vitrine de mes élucubrations nées d'enrichissantes lectures...

Je pensais pas recevoir des recettes de lectrices dont certaines que j'ai toujours pas expérimentées et publiées, sorry...

Je pensais pas que ça deviendrait l'ultime atout séduction...

Je pensais pas que je m'arracherai les cheveux sur le langage html...

Je pensais pas manger froid des trucs censés être chauds parce que "non attends, celle-là elle est pas terrible, faut que j'en fasse une mieux quand même"...

Je pensais pas envoyer des mails à des inconnus pour leur donner des conseils sur la sauce au caramel...

Je pensais pas embaucher un fidèle pour façonner des gnocchis violets.

Je pensais pas coacher une Parisienne pour trouver des pralines roses...

Je pensais pas faire 16 stations de métro pour faire découvrir le matcha à une amie, tant qu'à faire, façon Aoki...

Je pensais pas chercher à toute vitesse un rayon de soleil dans la maison pour prendre une photo de plat avant de partir bosser.

Je pensais pas recevoir des propositions de partenariat à la mord-moi-le-noeud de vendeurs de tireuse à bière...

Je pensais pas bénir et maudire Facebook dans le même temps. Bénir pour avoir démasqué qui se cachait sous des pseudos rigolos. Maudire pour remplacer les commentaires on-the-bloug par des "j'aime"...

Je pensais pas rougir quand les gens nous regardent avec des yeux de merlan frit au resto parce qu'on a l'objectif qui trempe presque dans l'assiette...

Je pensais pas qu'Apple inventerait une telle merveille qui me permet de raconter des anecdotes de pseudo-geekette, noter discrètement que Saint-Jacques-lapsang-souchong-ça-doit-être-pas-mal-comme-association-faudrait-essayer, et vérifier de n'importe où si j'ai pas de nouveaux commentaires (oui parce qu'on s'en lasse pas, hein... à bon entendeur...)

Je pensais pas aller à Deauville pour m'extasier sur des bols en peau de poisson...

Je pensais pas faire d'aussi chouettes rencontres...

Je pensais pas que je me mettrai à macaronner...

Je pensais pas me gausser devant mes stats en m'apercevant que j'ai un visiteur au Brésil...

Je pensais pas regarder (sur mon iphone) si y a moyen de prendre un vol Ryanair pour aller manger des rouleaux de betterave confite au sureau à Malmö...

Je pensais pas que je m'achèterai un taille-crayons à légumes...

Je pensais pas régulièrement repeindre ma cuisine en vert pandan...

Je pensais pas avoir une étagère qui se déforme sous le poids de mes livres de cuisine...

Je pensais pas que je marronnerai quand les invités ne laissent pas de quoi faire une photo le lendemain...

Je pensais pas corriger des proportions entre deux assemblées générales boulistes...

Je pensais pas que je ferai moins de commandes à La Redoute que chez Nishikidori, et que je trépignerai d'impatience comme une gamine à La Poste avant de déballer sésame noir, jus de yuzu et autres foodisteries...

Je pensais pas regretter de plus habiter Paris et de pas pouvoir manger chez le Frenchie avec mes copines...

Je pensais pas craindre que la voisine me surprenne dans des positions indécentes à faire la mise au point sur des muffins tout chauds...

Je pensais pas faire un jour des photos à peu près dignes et avoir un album flickr.

Je pensais pas écrire sur des post-it une liste de glaces bizarres et faire des blind tests aux copains...

Merci, Cocotte, t'as bien fait de venir.


***Glace betterave/cranberries, salade de radis***

1 betterave cuite
10 cl de sirop de cranberries (y en a chez Ikea, pas besoin d'aller à Malmö)
poivre blanc
1 sachet de stabilisateur
1 botte de radis
vinaigre de riz
huile d'olive
persil
sel, poivre

Pour la glace: passer la betterave à la centrifugeuse, récupérer le jus et la chair mixée fin. Sinon on peut la passer au mixeur, mais j'imagine qu'à ce moment-là il faut augmenger la proportion de liquide.
Diiluer le sirop dans le double d'eau (ou un peu plus), mélanger, poivrer un peu, ajouter le stabilisateur et bien laisser refroidir au frigo. Passer en sorbetière.

Couper les radis en rondelles fines, assaisonner. Répartir dans des coupelles avec une quenelle de glace par-dessus.

Sans Cocotte, je crois pas non plus que j'aurais pris de photos yes mes laitues naissent...


lundi 15 mars 2010

Mes coiffeuses et moi, et la tentative gastro d'onze heures moins le quart: butternut, Saint-Jacques, sel au cacao, chips de betterave, citron confit

(Et le grand retour du salé on the blog. Parce que non, je ne mange pas que des panna cottas. Mais comme on dîne à l'heure où tout le monde dort -- notez la blagounette dès la deuxième phrase, ça commence très fort --, il fait un peu noir, et on a trop faim pour transformer le salon en studio photo. Donc les plats sont vite catalogués not bloggables. Je fais une exception, les photos sont un peu indignes, mais le plat était bankable, trust me).

A part ça, je voulais partager avec vous mon problème capillaire (oui, z'avez le droit de titiller la souris pour passer directement à la recette...) Mais ne vous inquiétez pas, c'est pas rapport à ce p... d'épi -- mes parents ont pas parfaitement géré le cocktail génétique, mais je leur en veux pas -- et à cette mèche rebelle qui doit pourtant impérativement couvrir cette p.. de bosse.

Mon problème concerne mes relations humaines délicates avec celles qui s'occupent de ma frange. Non parce qu'autant, la masseuse, c'est clair, tu lui parles pas, c'est pas l'idée. Autant la coiffeuse, en principe, elle parle. Et pas que de l'anatomie de mon front ou des trucs blancs, là, sur les tempes (ça j'ai du mal à en parler). Et ça fait au moins aussi mal à la tête que quand elle tire comme une folle en te faisant un brushing que tu vas tout défaire à peine sortie.

La coiffeuse a toujours été, vous le savez, une météorologue experte (bizarrement, sans jamais s'étendre sur le fait que ce p... de mistral, ça craint pour les cheveux). Aujourd'hui la crise en fait une macroéconomiste difficile à contredire.



Y en a pourtant qui y arrivent. L'affreux m'assure qu'avec lui, elle insiste pas. La méthode consisterait à répondre extrêmement froidement au premier constat météorologique, et la coiffeuse s'arrêterait là. Troquerait ses "ah, c'est dur en cemoment, hein?" contre quelques "un peu plus court là, M'sieur?". Imparable.



Moi, j'sais pas faire ça. Je suis bien embêtée de ne pouvoir invoquer la déformation professionnelle -- les gens ont toujours quelque chose d'intéressant à raconter tout ça tout ça -- pour me justifier. Et je suis bien obligée de reconnaître que là aussi, ça doit être dans mon patrimoine génétique, j'ai une très très grande capacité à causer météo avec des inconnus.


Et faut croire que j'aime ça. Car j'ai fait un étrange constat. Il y a pire qu'une coiffeuse qui ne s'arrête pas: une coiffeuse qui parle pas. Oui, j'ai vécu un grand moment de solitude sous les doigts d'une silencieuse. J'ai essayé la météo, zéro. La cuisine, avec mon Régal sur les genoux. Que nenni.


Nouveau marketing Biguine: oubliez tout ce que vous appris au Centre de formation aux conversations inintéressantes (cf Boulet). N'emmerdez pas les clients. Même s'ils essaient.


J'ai changé de salon. Raconté la glauquitude de ma dernière coupe à la brunette, sidérée. On a disserté sur la structure de nos franges respectives (j'adoore intellectualiser sur ce genre de trucs). Parlé de plein d'autres trucs vachement intéressants que je tairai ici. Savez, un peu comme les gens sympas dans le train. Tu peux leur raconter ta vie parce que tu les reverras jamais. Donc faut que je rechange la prochaine fois. C'est con, elle avait bien bossé, j'avais pas du tout l'air d'une pute à frange.



Alors, dans ces assiettes, y avait bien tout ce qui figure dans le titre, même si ça se voit pas sur la photo. J'ai évidemment pas tout fait d'un coup, je vous laisse vous organiser et gérer les proportions, sachant que ça peut faire plat principal ou entrée...



Chips de betterave



Eplucher une betterave crue, taillez comme vous pouvez des tranches fines avec un rasoir à légumes, ou avec votre mixeur, si vous avez une fonction pour ça. Les disposer sur du sopalin sans qu'elles se chevauchent (c'est important), en mettre un autre par-dessus et presser pour bien les essuyer. Les passer dans la farine et bien secouer pour qu'il n'y ait pas de résidus. Faire frire dans la friteuse ou à la poêle dans beaucoup d'huile bien chaude. Réserver sur un sopalin. J'ai pas salé, et j'ai pas franchement regretté.



Butternut



Elle figurait sous deux formes. En crème (sans crème, btw) et en tranches presque crues revenues dans de l'huile de sésame. Pas très intéressant à part pour le contraste des textures. Sinon, pour la crème, c'est comme dans la chicissime assiette de légumes du Cookie: cuit à la vapeur, salé poivré, écrasé à la fourchette, allongé avec un peu d'eau.

Saint-Jacques au sel & cacao

Les Saint-Jacques sont juste rôties dans une poêle avec un poil (warf d'huile d'olive), disposées sur la butternut bien chaude et saupoudrées d'un mélange de fleur de sel (au besoin un peu écrasée au mortier), et de cacao. Ici, des copeaux de bâtons kako martiniquais, sinon je pense qu'avec du cacao amer en poudre ça le fait tout à fait. Grave. J'avais vu ça chez Trish je crois. Sur les Saint-Jacques, ça fonctionne à merveille. Truly, madly...

Pour le reste, j'ai tenté un caramel avec l'eau de cuisson de la betterave, mais je peux pas en parler, je l'ai fait cramer.

Et si comme moi vous avez une belle-mère sur la Côte et des bocaux de citrons confits (au sel) à gogo, allez-y.

By the way, j'allais oublier une information de la plus haute importance. J'ai vaincu la pâte à choux. Mon nouvel ennemi, le fondant.

Et sinon, entendu à Deauville sur les télés retransmettant des images de Paris des chefs, William Ledeuil m'avait mis la puce à l'oreille avec son aïoli au gingembre. Je l'ai fait faire à un intégriste, c'est top mais c'est le nouveau sujet de désaccord après le yuzu.

Et dernière chose: cette photo a été prise dans le Sud de la France, le 10 mars 2010. Y a plus d'saison ma pov'dame, les coiffeuses ont raison...