Affichage des articles dont le libellé est noir c'est noir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est noir c'est noir. Afficher tous les articles

vendredi 1 janvier 2010

Un oeuf qui se met sur son 31 pour un 69 avec la truffe, et la glace au sésame noir-qu'heureusement-qu'on-s'embrasse-sous-le-gui-après

Et le titre le plus long jamais donné à un billet sur ce blog. Sorry. Pour garder la face avec un semblant de bonne résolution, je promets de m'évertuer à limiter les incises dans ces quelques lignes. Surtout pour conter une histoire aussi torride.

Il y avait donc la vaporeuse Tuber, qui s'était langoureusement fait une place dans le lit de Brie. Maman, compte-rendu dans les commentaires, please.
Mais notre généreuse héroïne ne pouvait uniquement de cet amant dégoulinant se satisfaire. Elle est donc allée s'encanailler en boîte (Tupperweare) avec une bande de neuneus plus habitués à la mère poule qu'à l'amante aux parfums qui enivrent. Mais vibrants (pardon) d'enthousiasme pour cette hôte de quelques nuits. Nos puceaux ont donc sorti le grand jeu pour sceller éternellement cette union (à plusieurs, ouais): un ultime 69 d'une heure
(pour les initiés, j'ai bien droit à une parenthèse avec plein de liens dedans, 65° c'est trop dur -- les non-initiés comprendront ce qu'ils voudront, ou cliqueront). Tuber s'en est presque évanouie de plaisir. Et nous avec.

Mais l'extase gutturale, notre invitée l'a connue avec ça.

Château Fortia, AOC Châteauneuf-du-pape (blanc), 1995. Un heureux sauvetage.
Sinon, en hommage à mon histoire d'amour avec le sésame noir, qui a vu le jour en cette année désormais passée, une petite glace qui n'a pas fait l'unanimité mais généré quelques râles de plaisir.
J'avais pas l'intention de la faire, celle-là, mais maintenant je me sens un peu obligée: bonne année de tous les délices.


Et mes excuses pour ces photos un peu tue-l'amour...

Oeuf confit de plaisir avec sa copine la truffe

Placer le nombre d'oeufs désirés dans une boîte fermée, avec la melanosporum. Résister à ses pulsions voyeuristes quelques jours.
Porter l'eau d'une casserole à 65°C. Y placer les oeufs, se débrouiller pour que la température ne monte pas au-delà des 70°: la plaque électrique au mini mini, ça marche à peu près. Laisser batifoler une heure. Ecailler sans se formaliser si vous perdez un peu de blanc, à n'importe quelle température, dans l'oeuf le blanc c'est pas le plus intéressant. Servir avec des lamelles de truffe.

Glace au sésame noir

Fouetter 3 jaunes d'oeuf avec 110g de sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Faire chauffer 20cl de lait avec 1CS de sésame noir en mélangeant bien. Verser sur le mélange jaunes-sucre, et faire chauffer jusqu'à épaississement. Ajouter 15cl de crème, mélanger, laisser refroidir, passer en sorbetière.

Les petits sablés au yuzu m'ont été inspirés par une recette du Tang book. Later.

dimanche 27 décembre 2009

Truffes au chocolat blanc et sésame noir pour un Noël monochrome

J'déconne, en fait c'était assez haut en couleurs.
Mais pas blanc comme Joël Collado et consorts me l'avaient vendu. Moi j'étais à fond, White Christmas, Let It Snow et tout et tout...

L'arnaque totale. 600 bornes sous la flotte, et une affreuse bouillasse salée à l'arrivée.

Quelques heures de sommeil et un pschitt de Caudalie plus tard, mes yeux à peu près défroissés découvraient que ma mère ne m'avait pas attendue pour dégoter son nouveau jouet: une mini-chocolatière que-c'est-même-mieux-que-le-bain-marie-qu'elle-dit.

Sans scrupules, je la lui ai piquée dare-dare pour ces truffes de la couleur du ciel bas et lourd réchauffant des coeurs qui n'en avaient pas franchement besoin. Et compensant mon manque de flocons.


Truffes au chocolat blanc et sésame noir
Les quantités sont données pour une mini-chocolatière. Donc si votre mère n'en a pas, et qu'elle n'a pas déjà fait orangettes, mendiants et tout ce qui va bien, vous pouvez doubler sans risque. Aucun.



2 plaques de chocolat blanc

2 CS de crème liquide

1 grosse CS de sésame noir

coco râpée



Faire fondre le chocolat blanc en morceaux et la crème. Quand il est liquide, ajouter le sésame noir. Laisser fondre et bien mélanger. Au besoin, retirer un peu de l'huile grise apportée par le sésame, si elle se sépare du reste. Laisser refroidir à température ambiante. Façonner les truffes et les rouler dans la coco râpée.

Sinon, pour mon anniversaire, j'ai reçu une truffe. Oui Madame. Une vraie. Une grosse. J'ai des amis formidables, aussi. J'en ai fait profiter mes géniteurs en truffant un brie pour bien terminer l'année.

Ils le valent bien, tiens. Surtout l'écailleur qui se moque à peine (un peu quand même, faut pas déconner) quand sa progéniture s'extasie sur le graphisme du bivalve...

C'est beau, non?


Bon en vrai, je me suis aussi extasiée sur les reflets de mon Bourgogne. S'agirait pas de faire grise mine, non plus...

Allez, bon bout d'an.

lundi 7 décembre 2009

Entremets anti-déprime noix-coco-sésame noir


Vous vous souvenez de Fast'huître et Rapid'asperge? On s'en approche à grands pas, mes amis...Il y a quelques jours -- vous remarquerez le devoir que je me fais de réagir le plus vite possible à l'actu, genre "Oh faut que j'en parle sur le blog, vite, une recette!" --, mon iphone a failli me tomber des mains (par les temps qui courent, c'est une cause de mortalité du bijou technologique bien plus importante que l'explosion): on va bientôt faire du saucisson sans cochon. Enfin, sans cochon avec queue en tire-bouchon et tout ce qui fait que dans le cochon tout est bon. Non, avec juste une molécule de cochon, grâce (?) à des recherches capitales financées par l'Etat néerlandais... et un fabricant de saucisses...
Moi des nouvelles pareilles, ça me file grise mine (en plus de la bronchite).

Oui, maintenant, je fais des gâteaux de la couleur de mon humeur, c'est comme ça...

Entremet noix-coco-sésame noir, en hommage à mon ami le cochon parce qu'on nous prend vraiment pour des cons
Pour le biscuit aux noix
100g de farine
120g de sucre
50g de noix en poudre
2 oeufs
1/2 sachet de levure

Pour la couche coco
20g de noix de coco râpée
170 ml de lait de coco
25 cl de crème liquide
40g de sucre
2g d'agar agar

Pour la couche grise
25 cl de lait
25 cl de crème liquide
150g de chocolat blanc
3 feuilles de gélatine

On commence, assez logiquement, par le biscuit. On sépare les blancs des jaunes, qu'on travaille avec le sucre jusqu'à ce que le mélange commence à mousser. On incorpore les blancs battus en neige ferme, et on rajoute les noix, la farine, la levure, et on mélange, délicatement évidemment.
Etaler sur une silpat (ou pour celle qui n'ont pas encore rencontré de conseillère Demarle, une plaque recouverte de papier sulfurisé), former les ronds avec les cercles, si vous voulez pas avoir de problèmes. Enfourner une petite demi-heure, et sortir du four, sinon ça ressemble vite aux photos de terre craquelée avec lesquelles on illustre les papier sur Copenhague, et vous aurez du mal à faire des cercles (y a du vécu).
Bon bref, une fois que les ronds sont faits, on passe à la couche coco. Mélanger tous les ingrédients dans une casserole, porter à ébullition quelques instants, verser sur la base (dans les cercles, donc), laisser prendre au frais.
Pour la couche noire (mais vous avez le temps de ranger un peu la cuisine, car il faut que la couche blanche soit prise, sinon ça va faire marbré... remarque pourquoi pas), faire tremper la gélatine dans l'eau froide, faire chauffer le mélange lait/crème, à ébullition ajouter la gélatine essorée et couper le feu, mélanger avec la pâte de sésame. Verser dans les cercles et laisser prendre. Normalement, ça se démoule sans problème.
Si vous trouvez ce gris trop austère, vous avez champ libre pour la déco: ici feuille de riz au sésame, là, graines de sésame (black, blanc, beur), ou dégoulinage fruité (j'avais songé à la grenade, mais j'ai oublié, trop impatiente de goûter au plaisir de faire découvrir le sésame noir à mes géniteurs). Le plaisir des choses simples
(oui, bon, avec le sésame noir c'est pas très crédible, mais je tenais ma chute, là, je suis sous antibios quand même...). Comme dans
la pub pour le jambon de quand on était petit. Tout fout l'camp', ma pov' Maman.

mercredi 12 décembre 2007

Délire chromatique autour d'un siphon: tartare d'huîtres et chantilly à l'encre

Beaucoup hésité sur le titre de ce post, parce que "Tartare d'huître, sa spirale de vitelotte avec sa chantilly grise" ça m'aurait ptet apporté plus de lecteurs. Mais je me sentais pas. Et puis c'est pas tout à fait comme ça que ça s'est passé, non plus...

Que font deux amoureux gourmands qui finissent tard du boulot, chacun à un bout du département? Ils se donnent rendez-vous à Carrefour... (Il y a beaucoup d'autoroutes dans les Bouches, mais c'est quand même n'importe quoi. Mais vu que la dernière fois il était arrivé avec une rose au rayon livres, je pouvais pas refuser...)

Alors bon voilà, on parcourt les allées main dans la main, en se disant que la vie c'est bien, et les idées de plats s'accumulent pour célébrer notre bonhuuuur. Mais bon, au de-là du vague projet de dîner, ça restait lointain. Rationnel. Normal.

Et puis on est arrivés au rayon poissonnerie. Lien de cause à effet ou pas, le Namour prend son air de c'est-pas-parce-qu'on-n'a-pas-le-temps-de-vivre-qu'il-faut-qu'on-se-laiss-aller, et me lance "Ce siphon, on l'utilise pas assez, TU TE RENDS COMPTE QU'ON N'A PAS ENCORE FAIT UNE CHANTILLY SALEE?"

"Ah ouais, c'est vrai..."

Et là le rythme s'accélère...

"Bon on reste, dans le poisson?"

"OK, alors...à l'encre de seiche!"

"Ah ouais la bonne idée t'es trop la meilleure..."

"Et ben pour la peine, tu vas céder à ma lubie de tartare d'huîtres"

"D'accord, tu vas chercher la crème?"

"Oui mais qu'est-ce qu'on fait avec?"

"MES PATATES VIOLETTES!"

Fin de la surenchère.

Un passage en caisse, un peu d'autoroute, et pas mal de temps en cuisine plus tard, le résultat que vous voyez.


Pour deux amoureux pas impatients

2 douzaines d'huîtres (oui, il vaut mieux que les amoureux accordent un bon budget à ce qu'ils avalent, parce que pour un cercle, la douzaine elle y passe)

2 poches d'encre de seiche

1 bouteille de crème liquide bien froide

1 citron

1 ou 2 vitelottes


Attention, répartition des tâches,

la fille s'occupe des patates parce que c'est bien connu, les filles ça connaît mieux les cuit-vapeurs, et l'homme ouvre les huîtres parce qu'écaileur c'est masculin comme dirait l'autre...
Donc elle c'est mieux qu'elle touille la crème avec l'encre (saler un tout petit peu, et remettre au frais).
Quand l'homme a terminé, prendre le relais et couper les huîtres en tout petits morceaux, les mettre dans un saladier avec un trait de citron, mélanger, et faire prendre dans des ramequins (ou des cercles, c'est encore mieux).
Disposer les patates autour. Comme on était dans la surenchère, j'ai tenté une spirale, les rondelles étant pas égales, mais c'était pas une grande réussite.
Laisser l'homme agiter le citron avec tous les risques que cela comporte.
Passer à table, quand même...
Tartare: tuerie. Cher et long, à se garder pour soi.
Chantilly: très sympa, ce petit goût iodé adouci par la crème. Et ça fonctionne très bien sur le poisson.
Voilà...c'est beau l'amour hein?
La blogosphère est décidément plein de surprises, après publication de ce billet je viens de passer chez Requia, qui propose un concours de recettes de fêtes. Et devinez ce qu'il y a à gagner notamment? Un mini-siphon!! Bah quoi, on vit pas ensemble, je peux en vouloir un, moi aussi...